Maintien de la Ligue 2 à huis clos : quelles conséquences pour les clubs ?

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Ligue 1

Ce n’est pas passé inaperçu de tous, la Ligue 2 va se jouer à huis clos pendant un mois (sauf exceptions), suite aux événements récents causés par l’avancée du coronavirus en France et les mesures prises par le gouvernement. Cela représente plusieurs matchs, qui peuvent avoir plusieurs impacts sur la saison des clubs. 

Un impact financier, mais pas que…

Des revenus aussi vide que les stades en mars et avril

Il n’est jamais bon d’un point de vue financier et commercial de jouer un match à huis clos. Pas de spectateurs, donc aucune rentrée billetterie. Et également aucune consommation au stade, donc aucun revenu pour les prestataires s’occupant des buvettes et snacks, qui auront quand même le contrat avec le club pour obtenir tout de même son gagne-pain.

Tout comme les snacks, toutes les prestations qui génèrent des revenus durant les soirs de match comme les boutiques par exemple vont être en arrêt technique. Aucun client, des ventes qui vont drastiquement baisser, tout est en chute libre.

Des dépenses qui restent d’actualité, et qui inquiètent

Si les revenus viennent à manquer, cela n’est pas de bonne augure lorsque l’on voit les dépenses qu’un match occasionne. Entre les pertes causées par les remboursements de billets, les compensations de contrat de prestataire, l’entretien du stade tout de même assuré, les déplacements et hébergements, on frôle des sommes astronomiques dans certains stades.

A titre d’exemple, un match à huis clos fait perdre 550 000€ à Lens lorsqu’ils jouent à Bollaert, pour Sochaux à Bonal, c’est 100 000€. Tout dépend de l’affluence moyenne, du nombre d’abonnés et la capacité des stades. Un stade comme Bollaert demande des coûts financiers plus importants qu’un stade tel que Gabriel-Montpied à Clermont, où l’impact financier reste certes important, mais moins alertant qu’un club comme Lens.

Reporter le championnat ou arrêter la saison : des solutions à contrecœur

Continuer le championnat à huis clos serait contre productif pour les clubs. Les pertes peuvent devenir importantes voire peuvent mettre en péril les santés financières les plus fragiles de Ligue 2. Il existe deux solutions, mais qui peuvent également avoir d’autres conséquences.

Reporter le championnat : flexibiliser le calendrier mais avec une épée de Damoclès sur la tête

Reporter le championnat dans l’optique de pouvoir retrouver l’accès aux stades est à envisager. Cependant, cela peut prendre plusieurs semaines avant d’avoir une once d’espoir. Si les avancées médicales ne sont pas suffisamment rapides par rapport au championnat, les 38 rencontres pourraient ne pas être terminées fin juin.

Suite à cela, un conflit avec les fins de contrat peut avoir lieu. En effet, si des rencontres devaient se jouer en juillet, cela pourrait se faire sans certains joueurs. Ce qui pourrait être dommageable pour plus d’un club. En particulier ceux qui possèdent une grande partie de leurs titulaires sous contrat jusqu’à la fin de la saison. Pas la meilleure solution, mais la plus saine pour terminer la saison 2019/2020.

Arrêter le championnat définitivement : désigner un vainqueur en 30 matchs ou annuler la saison

Il est trop tard pour annuler les rencontres de demain soir. Cependant, la solution la plus radicale qui pourrait sauver les finances des clubs serait d’arrêter le championnat. Il y aura certes les coûts liés aux salaires et aux infrastructures, mais cela permettra de limiter les dégâts causés par les huis clos.

Arrêter un championnat avant la fin, cela n’est jamais arrivé dans un championnat de football professionnel en France. Une annulation de saison, si. La saison 1992-1993 ne possède pas de vainqueurs, suite au déclassement de l’Olympique de Marseille après les affaires concernant le club à cet époque, sous l’ère Bernard Tapie.

C’est une période de trouble qui se faufile de nouveau sur le football français. Des répercussions économiques importantes, des rencontres à double tranchant, le problème est profond et des solutions sont à trouver très rapidement.

Crédit photo en Une : Arthur Geillon – WeSportFR

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