Football

Mais où en est l’OL ? 

Après un grand remaniement d’effectif lors du mercato d’été qui laissait présager une transition compliquée pour les pensionnaires du Groupama Stadium, le début peu convaincant de ces derniers confirme les prédictions…

Après un grand remaniement d’effectif lors du mercato d’été qui laissait présager une transition compliquée pour les pensionnaires du Groupama Stadium, le début peu convaincant de ces derniers confirme les prédictions. En effet, le groupe lyonnais a enregistré cet été les départs de nombreux cadres tels que Maxime Gonalons, Corentin Tolisso et Alexandre Lacazette notamment, mais également d’autres joueurs comme Emmanuel Mammana, Mathieu Valbuena, Rachid Ghezzal ou encore Sergi Darder. Tous ces départs n’ont pas forcément ravi les supporters rhodaniens qui voyaient dans le même temps des Jordan Ferai ou Clément Grenier rester sur les bords du Rhône alors que leurs performances (et salaire concernant le dernier cité) n’étaient pas forcément optimales pour le club. Tout cela avait légitimement de quoi faire planer des doutes sportifs. 

Un groupe avec des lacunes

Mais tout n’as pas été négatif à l’OL durant l’été puisque des arrivées plus que prometteuses sont venues palier ces départs : Bertrand Traoré, Kenny Tête, Marcelo, Mariano Diaz, Fernando Marçal, Ferland Mendy  et le surprenant Tanguy Ndombelé annoncent de belles couleurs aux lyonnais. Un recrutement d’avenir, qui a de la saveur, composé d’un talent non négligeable et que l’on avait hâte de voir à l’oeuvre. Tout semblait bien commencer lors de la préparation estivale avec qui plus est, les jeunes joueurs du centre qui éclaboussaient les rencontres de leur potentiel.

Traoré Tete OL 2017

Le championnat démarrait ensuite avec des lyonnais qui débutaient par deux victoires et là, lors de cette 3ème journée face à Bordeaux, les faiblesses tant redoutées du système lyonnais émergèrent, reflétant ce qui allaient être la suite du début de saison bancal de l’OL : fébrilité défensive, mental en dessous de la moyenne, organisation collective quasi inexistante. Cela résume à peu près ce qu’il se passe trop souvent depuis maintenant 6 semaines. Alors oui, l’Olympique Lyonnais n’a perdu qu’un seule fois, et cela contre le PSG, mais n’a aussi gagné qu’une seule fois depuis la deuxième journée. Cela veut dire 6 matchs nuls (4 en Ligue 1 et 2 en Ligue Europa), dont 5 concédés après avoir mené au score, l’autre étant un 0-0 ! C’est tout simplement énorme et inadmissible lorsque l’on connait les attentes de Monsieur Jean-Michel Aulas qui prône à longueur de temps les vertus de son club, « un grand d’Europe » selon ses dires, mais qui perd de jour en jour en crédibilité dans son discours.

Bruno Genesio, l’autre point qui grince

Déjà controversé la saison passée pour ses choix sportifs parfois incohérents et un fond de jeu resté au vestiaire, voire même à l’entrée du stade, l’entraîneur en poste depuis le 24 décembre 2015 sur le banc lyonnais ne cesse d’être la risée des internautes. Deux camps de « supporters » se sont formés : ceux qui animent le buzz Genesio et déferlent leur mécontentement avec acharnement sur le dénommé « Pep », et ceux, plus patients, qui énoncent la nécessité d’un temps d’adaptation suite aux mouvements du mercato et à la jeunesse du groupe. Comme vous l’aurez compris, le premier camp est le plus fourni.

De quoi influencer la direction lyonnaise ? Ce serait mal connaitre Jean-Michel Aulas de répondre de manière affirmative à cette question. À en croire la dernière sortie médiatique concernant son entraineur, le président de l’OL a affirmé  avoir « une confiance absolue en Bruno Genesio », un entraineur qui « maitrise son sujet vis à vis des joueurs ».

Conclusion confiante en apparence, mais un peu moins lorsque quelques instants auparavant, JMA annonçait qu’un bilan serait fait après la série de quatre matchs qui arrive, incluant Monaco, Everton et ponctuée par le derby face aux Verts, mais surtout, que « cela ne sert à rien de dire qu’on gardera toute sa vie un entraineur ». Une phrase dissimulé dans un discours, servant à bien faire comprendre à son coach qu’il doit rapidement obtenir des résultats, et en maintenant ce dernier sous pression. 

Genesio Aulas 2017.jpg

Première étape, ce soir, face à l’ASM

La réception de Monaco ce soir est l’un des matchs couperets pour Genesio, qui, on l’espère (du moins pour ceux qui le soutiennent), ne sera pas lâché par des joueurs voulant provoquer son départ. Selon JMA, le vestiaire a confiance et suit son entraineur. Une bonne occasion de voir si ces mots sont justifiés. 

La victoire serait évidemment la recette miracle qui donnerait une bouffée d’air aux lyonnais, mais au delà des 3 points, le contenu et surtout les ressources mentales seront scrutées et prises en compte. Une défaite en revanche, malgré le délai offert à l’entraineur lyonnais, pourrait écourter le séjour de ce dernier avant l’heure. Les absences cumulées de Fabinho, Jovetic, Ghezzal mais surtout de Falcao côté monégasque sont-elles un signe du destin en faveur de l’OL et de son coach ? Peut-être, mais les rhodaniens devront y mettre du leur, ensemble, pour franchir le rocher qui se dresse sur leur passage.

Martin COLNEY



Sport en directMercato Football Ligue 1
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dernières publications

To Top
ante. Aenean Sed ut id consequat.