Maravilloso Betis.

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Photo : Le Quotidien Luxembourg
Ligue 1

Devenue en seulement 18 mois l’équipe la plus hype d’Espagne, et au centre des attentions lors de ce mercato hivernal suite à la signature de l’immense espoir mexicain Diego Lainez en provenance de l’America, le Real Betis Balompié poursuit son irrésistible ascension vers les hauteurs de la Liga et dans le cœur des amoureux du football. Retour sur la folle renaissance des Verdiblancos.

Qu’à cela ne tienne, Quique !

Son nom est sur toutes les lèvres, et annoncé aux quatre coins de l’Europe. Quique Setien (60 ans), est devenu le nouveau technicien de référence de l’autre côté des Pyrénées, et pour cause. Après un passage déjà remarqué à Las Palmas entre 2015 et 2017, le Betis est en train, doucement mais sûrement, de devenir son oeuvre majeure. Arrivé à l’été 2017 dans la capitale andalouse, El Profe est alors vu comme un énième extrémiste du jeu de position à la Paco Jemez, sans flexibilité ni capacité d’adaptation, malgré une saison remarquée avec Las Palmas l’année précédente. Sauf pour le club vert et blanc, qui va en faire la pierre angulaire de sa reconstruction, après plusieurs années de marasme. Et le pari est une réussite totale. Le Mister, ancien joueur professionnel passé notamment passé par l’Atletico Madrid (3 sélections avec l’équipe d’Espagne), est un adorateur du Barça de Cruyff, dont la rencontre 30 ans plus tôt s’est révélée comme un déclic. Pour Setien, en effet, il n’existe qu’un acteur prioritaire dans le football : le ballon.

 “Je suis tout autant un gagnant que d’autres, mais je veux gagner via une série de mécanismes et une vision du football qui est différente. Je pense le football à travers le ballon.” Q.Setien

Et c’est cette vision qui va tout de suite prendre le cœur des habitués du Benito Villamarin. Instigateur d’un jeu de position rôdé, enveloppe corporelle d’une furia de tous les instants, le Betis enchante la Liga malgré une première partie de saison certes marquée sous le sceau de l’irrégularité, mais pleine de promesses. Des promesses qui se confirmeront lors d’une deuxième partie de saison exceptionnelle terminée à la 6e place (et qualificative pour la Ligue Europa), permise par une puissance collective implacable, et par deux événements majeurs : le recrutement hivernal de Marc Bartra, imposé presque instantanément comme leader aussi bien sur le terrain qu’en dehors, ainsi que l’éclosion de Fabian Ruiz, pur produit du centre de formation du Betis.

Une progression constante…jusqu’où ?

Cette saison 2018/2018 se devait d’être celle de la confirmation. Elle dépasse déjà toutes les attentes, réussite de l’autre protagoniste majeur de cette véritable renaissance du Real Betis : Lorenzo Serra Ferrer. La directeur sportif du club andalou, à l’origine de la venue de Quique Setien, a su refonder un effectif taillé sur mesure pour les idées de son entraîneur , à coups de transferts malins (William, Pau Lopez, Lo Celso, Sidnei…) et aussi et surtout en revitalisant un centre de formation trop souvent délaissé. Fabian Ruiz, parti pour le Napoli lors de l’intersaison pour 30M, n’était que le chef de file des Francis, Loren, Sergio Leon, et de l’inévitable Junior Firpo, véritable révélation de cette première saison en Liga. Un minutieux mélange entre jeunes joueurs locaux, cadres expérimentés (Joaquin, Sidnei, Barragan) et joueurs de grand talent en difficulté dans leurs clubs précédents, à l’image d’un Giovanni Lo Celso qui rayonne dans l’entre-jeu du système Setien, et qui se voit déjà rester dans le sud de l’Espagne.

Une alchimie qui se voit sur le terrain, encore plus prononcée que la saison dernière. La victoire au Camp Nou face au FC Barcelone (4-3, 11/11), est un tableau de Picasso pour tout amoureux du football et du jeu de position. Et un symbole de ce Betis ambitieux, toujours en course en Copa del Rey et en Europa Ligue suite à une phase de poules maîtrisée de bout en bout malgré l’adversité offerte par le Milan AC et l’Olympiakos, et bien placé dans une Liga qui n’a jamais été autant décousue. Le transfert clinquant de Diego Lainez en est un autre. Jusqu’où peut aller ce Betis, personne ne le sait. Mais sa contribution à la beauté du football, elle, est déjà réelle et marquée. Mas amor, por favor !

Source citation : espn.com

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