March Madness

March Madness : les joueurs à suivre

Si la March Madness est un évènement aussi populaire et important aux USA (voir ici), c’est dû en grande partie au fait que la NCAA est l’un des tremplins les plus importants vers la NBA. Tous les recruteurs de la grande Ligue auront les yeux rivés sur leurs futurs prospects. Potentiel, capacité à résister à la pression des évènements de très grande ampleur, tous ces éléments seront scrutés par la planète Basket. Pour cette troisième partie de notre série consacrée à la March Madness, zoom sur quelques joueurs qui pourraient bien être les attractions de la compétition.

 

Reddish – Williamson – Barret, un trio en or massif

A moins que vous n’ayez été dans le coma ou envoyé sur Mars pour une mission top-secrète depuis plusieurs mois vous n’avez pas pu passer à côté de la hype créée par l’Université de Duke cette année. Articulée autour d’un trio infernal composé de Zion Williamson, RJ Barret et Cam Reddish, les Blue Devils disposent d’une armada rarement vue à cet échelon. Trois freshmen (équivalent du terme rookie pour la NCAA) de la même équipe pressentis pour faire partie du Top10 (voire Top5, soyons fous) de la Draft 2019, c’est tout simplement monumental. Des trois, Cameron Reddish est certainement celui qui est le moins sous le feu des projecteurs, pourtant il est une pièce essentielle du roster et affiche des qualités intéressantes à l’extérieur de la raquette. RJ Barret, quant à lui, est sûrement le plus agréable à voir jouer. Hyper technique, complet sur le terrain (23.4 pts / 7.5 rbds / 4.2 pds sur la saison régulière), le canadien s’affirme de plus en plus comme une future star de la NBA et ne devrait pas avoir de mal à accrocher une place dans le Top3 de la Draft. Pas facile pourtant quand on évolue aux côtés d’un certain Zion Williamson. Le phénomène de Duke attire les lumières du monde entier sur lui. Les images de sa chaussure déchirée ont fait le tour du globe et c’est certainement la première fois que le nom d’un joueur de NCAA est connu dans autant de pays. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce gamin est un monstre de puissance (130 kgs !!) et de technique. Outre-Atlantique on le compare déjà aux plus grands et sa place de premier choix de la draft est quasi-assurée. Sa forme sera l’une des clés si Duke veut conquérir une sixième couronne NCAA, surtout s’il est sur la lancée de son dernier match (29 points à 100% au tir, 14 rebonds, 5 passes).

 

Ja Morant, Jarret Culver, Bruno Fernando des talents (trop ?) isolés ?

C’est compliqué de marquer les esprits lorsqu’on joue dans une équipe qui ne joue pas les premiers rôles. Pourtant Ja Morant a réussi à tirer son épingle du jeu. Pour sa deuxième saison à Murray State, le meneur des Racers a doublé sa moyenne de points, d’interceptions et de passes décisives, rien que ça. Si l’université du Kentucky est qualifiée pour la deuxième année consécutive elle le doit avant tout à ses prestations exceptionnelles ces derniers jours. Pressenti pour se glisser au milieu des stars de Duke lors de la prochaine Draft, Morant devra briller dès le début de la March Madness s’il veut taper dans l’œil des scouts NBA. En effet, les chances de voir son équipe passer plusieurs tours sont faibles et chaque prestation aboutie sera une ligne de plus à ajouter à son CV. La situation est presque similaire à Texas Tech, s’ils veulent prétendre passer plusieurs tours dans ces phases finales, les Red Raiders devront pouvoir s’appuyer sur un grand Jarret Culver. Grâce à une fin de saison en trombe, Culver et les siens voient l’avenir un peu plus radieux que prévu. Si Texas Tech peut espérer passer les premiers tours, Culver lui voit se rapprocher le Top10 de la draft, ce qui n’était pas forcément évident en début de saison. S’il fallait qu’on vous présente ici un pivot, il nous fallait parler de Bruno Fernando. Pour sa seconde saison, le portugais est le leader d’attaque des Maryland Terrapins, auteur d’une saison en double-double de moyenne (14 points / 10.5 rebonds) il rayonne dans les raquettes adverses et tentera de faire passer quelques tours à son équipe. Pour lui également, le mois de mars sera décisif s’il souhaite grappiller quelques places à la Draft.

 

Rui Hachimura, Killian Tillie : Gonzaga International

Si on ne devait s’attarder que sur les joueurs qui vont marquer cette édition, on ne devrait pas forcément parler de lui, mais bordel, COCORICO !!! Un petit frenchie pourrait bien soulever un trophée cette année. En effet, les “Zags” font partie des quelques équipes favorites pour succéder aux Wildcats de Villanova et devront s’appuyer sur la totalité de leur effectif s’ils veulent répondre aux attentes.  S’il n’est pas aussi important que l’an dernier dans la rotation des Bulldogs (16 min sur les parquets en moyenne contre 26 en 2017-2018), Killian Tillie (oui, oui ‘le fils de”) pourrait bien apporter sa pierre à l’édifice dans la conquête du premier titre de l’histoire de l’université. Revenu il y a quelques jours d’une blessure au pied, l’ailier aura l’occasion de briller lorsqu’il entrera sur le parquet à la place de l’un des prospects les plus intéressants de l’année : Rui Hachimura. A 21 ans, et pour sa troisième saison à Gonzaga, l’ailier a enfin explosé (et du coup poussé le français sur le banc). Résultat, des statistiques de haute volée (20 points et 6.6pts de moyenne) et des recruteurs qui le scrutent de plus en plus près. Au point de devenir à la fin de la saison, le premier joueur Japonais drafté dans la grande Ligue. Un aboutissement total pour celui qui n’avait pas touché un ballon de basket avant ses 13 ans.

 

Bien sûr cette liste est non-exhaustive, et nous aurions pu nous attarder tout aussi bien sur les cas de Nassir Little ou Keldon Johnson par exemple. Nous aurions préféré pouvoir parler d’Alexis Yetna (élu joueur de l’année de sa conférence mais qui ne sera certainement pas qualifié avec South Florida) mais il nous a fallu faire des choix. Bref, au final, un frenchie qui peut remporter le titre, des stars en devenir, d’autres qui le sont déja. Tout est réuni lors de ce “March Madness” pour nous faire vibrer. Début des hostilités, mardi 19 avec le début du premier tour, promis on vous prépare un récap aux petits oignons pour le début de la phase finale. En attendant, préparez-vous, il va y avoir du sport.

 

Credits photos : Sports Illustrated

A propos de l'auteur

Si ma fille en avait, elle se serait appelée LeBron, j'ai découvert la NBA avec Kobe et The Answer, je l'ai aimée avec TP et el Manu.

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