Masters Rome : Un bilan contrasté pour les Français

La faucheuse romaine. Dimanche, le contingent français était composé de sept tennisman et trois tenniswomen tricolores. Ce mardi, ils ne sont plus que trois, dont deux qui ont profité d’un duel franco-français. Pas vraiment de quoi pavaner.

Les hommes déçoivent

Chez les hommes, dès le dimanche, Lucas Pouille, numéro 2 français, et Gilles Simon, numéro 3 français, se retrouvent à terre, battus dès le premier tour. Après sa sublime demi-finale à l’Open d’Australie, Lucas Pouille n’en finit plus de perdre. 7 défaites en 8 matchs sur le circuit principal et un niveau de jeu qui inquiète. Balayé par Berrettini en deux petits sets (6-2, 6-4) dès son entrée en lice dans la capitale transalpine, Pouille devra se ressaisir à deux semaines de Roland-Garros. Pour ce qui est de Gilles Simon, le bilan n’est pas moins alarmant. Après sa demi-finale à Marrakech, le 28ème mondial ne trouve plus les solutions pour faire déjouer ses adversaires. Abandon au deuxième tour à Monte-Carlo, défaite d’entrée à Barcelone face à McDonald puis une autre défaite à Madrid, dès le premier tour face au modeste 96ème au classement ATP, Hugo Dellien. Pas étonnant, donc, de le voir tomber en terre italienne face à Kohlschreiber en trois sets (6-2, 3-6, 6-3). Le Niçois va devoir s’appuyer sur ce set remporté face à un joueur à l’aise sur terre battue pour redresser la barre.

À chaque jour suffit sa peine, le lundi est aussi morose que le dimanche. Le numéro 1 français, Gael Monfils, et le tricolore ayant eu les meilleurs résultats ces dernières années,  Jo Wilfried Tsonga, s’en vont aussi vite qu’ils sont arrivés. Après sa défaite au tie break du troisième set face à Roger Federer à Madrid, la Monf’ retombe dans ses travers en se faisant balayer par l’espagnol Albert Ramos (6-3, 6-1) qui a du sortir des qualifications pour atteindre le 1er tour. Toujours la même rengaine avec Gael, autant de talent pour si peu de constance, voir d’investissement. Frustrant.

Pour Tsonga, le bilan est différent. Le Français revient de blessure et cherche désespérément à retrouver ses sensations. Difficile d’affronter dés le premier tour, le récent vainqueur de Monte-Carlo et 12ème mondial, Fabio Fognini. À domicile, Fognini n’a eu aucune pitié pour Tsongix avec une victoire sèche en deux sets (6-3, 6-4).

Dans le domaine de l’irrégularité, la bataille fait rage entre Monfils et Paire. Et Benoit Paire a assumé son statut en perdant au premier tour face au moldave Albot (6-3, 6-2). Espérons que ses deux victoires en qualification lui remettent la tête à l’endroit, après deux défaites prématurées à Madrid et à Munich. Des défaites face à Ruud et Schwartzman, qui font suite à sa victoire au tournoi de Marrakech et à son huitième de finale à Barcelone, éliminé par Pella. Vous avez dit inconstance ?

Pour finir chez les hommes, Jérémy Chardy sort vainqueur du duel tricolore face à Richard Gasquet, dans un match accroché (6-1, 4-6, 6-3). Il ne fait pas bon d’être français à Rome, puisqu’il affrontera Rafael Nadal au prochain tour. 

Les femmes assurent

Heureusement que les femmes sont là pour remettre un peu de chaleur dans nos coeurs bleu-blanc-rouge. Sur les trois françaises engagées, elles sont encore deux en lice après le premier tour. Après un début de saison sur terre battue décevant, deux défaites au premier tour, à Rabat contre Bogdan et à Madrid contre Zheng, Alizé Cornet se refait la cerise à Rome. Elle vient de s’offrir sa première top 10 de la saison en éliminant Aryna Sabalenka en deux petits sets (6-1, 6-4). La Française affrontera Suarez Navarro au prochain tour. Et pour finir, Kristina Mladenovic a remporté la rencontre franco française l’opposant à Caroline Garcia. Là encore, une victoire net et sans bavure en deux sets (6-1, 6-2). Kiki affrontera Bencic au prochain tour.

 

Le bilan est inquiétant à seulement deux semaines du plus grand rendez vous du circuit pour un Français, Roland-Garros. Difficile de dénicher un peu d’optimisme dans ce marasme tennistique, mais l’espoir de jours meilleurs doit perdurer. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

 

 

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Crédit photo : Eurosport

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