Formule 1

McLaren à côté de la plaque à Bahreïn

Le premier Grand Prix de l’année n’a pas tourné en la faveur de l’écurie de Woking. Les Britanniques ont beaucoup souffert en qualifications puis en course. Ni Lando Norris, ni Oscar Piastri n’ont réussi à glaner le moindre point pour l’écurie d’Andrea Stella. Le directeur de l’équipe n’entame pas de la meilleure des manières sa nouvelle aventure.

 

Un abandon et un pilote à deux tours du leader, McLaren n’a clairement pas vécu le départ qu’ils espéraient. Sur le tracé de Sakhir, l’écurie de Woking a beaucoup souffert. En retrait lors des essais libres, les suiveurs de la F1 s’attendaient à un rebond pour le team dirigé par Andrea Stella. Mais celui-ci ne s’est pas produit, bien au contraire. En Q1, Oscar Piastri signait le dix-neuvième temps, bien loin du temps pour passer à la deuxième partie. L’Australien s’élançait dix-huitième sur la grille grâce à la pénalité de Pierre Gasly. Son voisin de garage a aussi eu beaucoup de mal à se hisser en Q2. Lando Norris, quinzième, a signé exactement le même chrono que Logan Sargeant, seizième. Le Britannique n’a pas été éliminé car il avait fait son tour avant l’Américain. Une McLaren à la lutte avec une Williams, voilà une situation que l’on n’aurait pas pu imaginer l’an dernier.

Lando Norris : six arrêts au stand pris avec le sourire

Les mécaniciens de McLaren ont eu beaucoup de travail ce dimanche à Bahreïn. © Icon Sport.

Six fois, Lando Norris a activé le pit limiteur sur son volant. Un nombre bien trop élevé dans une course où les conditions météorologiques n’ont pas eu leur incidence. La cause a été rapidement identifiée, la voiture du Britannique souffrait d’un problème de pression et les mécaniciens devaient en réinjecter tous les dix tours. Le porteur du N°4 a préféré ironiser sur le sujet : « Je pense que la meilleure chose à retenir, c’est que les mécaniciens ont eu beaucoup d’entraînement aux arrêts au stand. C’est le point le plus positif de la journée. »

Avant ces soucis, le niveau de la McLaren semblait plutôt bon. Un point sur lequel l’Anglais veut capitaliser. « Je crois que notre rythme est plutôt correct. Nous aurions pu marquer un point sans ces problèmes. C’est dommage de les avoir eu. » Son team manager, Andrea Stella, était d’accord sur ce sujet. « Nos voitures avaient un rythme compétitif sur les simulations de course. Lando [Norris] aurait pu accrocher un top-10 si tout s’était bien passé. » Une fiabilité qu’il faudra retrouver rapidement pour ne pas enchaîner ce genre de résultats.

Lando Norris va devoir se creuser la tête pour trouver des solutions dès la deuxième manche. © Icon Sport.

Débuts délicats pour Oscar Piastri

L’Australien se savait attendu et il n’a pas réellement répondu présent ce week-end à Bahreïn. Dix-neuvième lors de l’exercice du tour rapide, Oscar Piastri a bien commencé son Grand Prix. Malheureusement pour le rookie, le champion du monde de F2 2021 avait un souci sur son volant. Lors de son arrêt au stand, le protégé de Mark Webber a tenté de le changer, en vain. Victime d’un souci électronique, la McLaren du natif de Melbourne n’a jamais redémarré. Il a été obligé de regarder la fin du Grand Prix, difficile, de son coéquipier de l’intérieur du garage.

Oscar Piastri n'a pas connu les débuts dont il rêvait. © Icon Sport.

« C'était décevant d'avoir terminé si tôt. Nous allions plutôt bien, avons pris un bon départ et avons fait de bons dépassements, racontait-il au soir de son premier GP en catégorie reine. Jusqu'au problème électrique, je pensais que nous faisions du bon travail. Évidemment, ce n'est pas la fin du week-end que je voulais, mais il y a du positif à prendre, et la voiture semblait avoir un meilleur rythme en course. J'ai encore beaucoup appris et je suis content d'avoir fait mes débuts et d'avoir expérimenté un week-end complet en Formule 1. »

Pour autant, le directeur de l’équipe Andrea Stella veut se montrer positif avant de poursuivre le reste de la saison. « Nous quittons Bahreïn en sachant que nous avons du travail à faire mais la saison est longue. Nous allons nous regrouper et serons prêts à repartir en Arabie Saoudite. » Jusqu’à revenir dans le top-10 à Jeddah ? McLaren va devoir surprendre tout le monde pour y arriver. 

Journaliste spécialisé en sports mécaniques.

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