Miguel Indurain et le Tour : Episode 2, Miguel Indurain continue son ère sur le Tour 1992

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Ligue 1

Jusqu’à vendredi, We Sport vous proposera une série sur Miguel Indurain et le Tour. On continue la série aujourd’hui avec : Miguel Indurain et le Tour 1992.

Introduction :

Après une saison 1991 réussie, Indurain s’avance en ultra favori pour 1992 en plus du fait qu’il vient de glaner le Giro. Ses courses de préparation se son soldés par une 3è place sur Paris-Nice et une 2è place sur le Tour de Romandie. Les italiens Bugno, champion du monde en titre et Chiappucci sur le podium du Tour 1991 sont les principaux concurrents. Le vainqueur de la Vuelta 1992, Tony Rominger est le principal absent. Côté outsiders, on notera la présence de Fignon (équipier de Bugno), Delgado (équipier d’Indurain) et Roche (équipier de Chiappucci). LeMond, Hampsten, Chioccioli et Mottet font aussi parti des prétendants.

Parcours :

Le Parcours du Tour de France 1992

Début dans les Pyrénées :

Sur le prologue de San Sebastian, le local Miguelon s’impose pour 2″ sur Zulle et 3″ sur Marie, vainqueur du prologue de l’an passé. Les autres favoris sont à 15″ minimum, sauf LeMond à 14″. Le lendemain, les Pyrénées sont en vue pour le peloton et dans l’Alto de Jaizkibel, Fignon, LeMond et Delgado sont distancés mais reviendront dans la descente. A San Sebastian, Dominique Arnould s’impose et Zülle prend le jaune. Pour l’étape de Pau, Virenque attaque mais trop loin de l’arrivée attend Murgualday qui règle le jeune français au sprint. Le français se révèle aux yeux du grand public en prenant le jaune.

Suite dans la région Bordelaise :

Une échappée d’une dizaine de coureurs s’en va et si Harmeling s’impose, c’est bien Lino qui prend le jaune. Le lendemain, un chrono par équipes de 63 km attend les coureurs et la Panasonic de Fondriest, Ludwig et Ekimov s’impose. La Banesto du tenant du titre perd 50″, Lino, qui finit à 1’45”, garde le jaune.

Passage dans le Nord et l’étranger :

A Wasquehal, Bontempi règle une échappée de 11 coureurs puis Jalabert remporte l’étape de Bruxelles avec Chiapucchi et LeMond échappées. Delion à Valkenburg, Nevens à Koblenz s’imposent en échappée. Pour le chrono du Luxembourg sur 65 km (!), Indurain détruit la concurrence reléguant son dauphin équipier De Las Cuevas à 3′. Bugno finit à 3’41, LeMond à 4’04”, Roche à 4’10”, Zülle à 4’29 et Delgado à 4’52”. Suite à cette démonstration, Bugno le qualifiera d'”extraterrestre” avant que Fignon déclare “Ce n’est pas un homme, c’est un avion“.

Les anciens se révoltent :

Dans l’étape de Mulhouse, Fignon attaque dans le Grand Ballon et après 32 km d’échappée et de résistance sur son ancienne équipe Castorama, le français s’impose pour la dernière fois sur la Grande Boucle. Le lendemain, Roche et Delgado s’échappent mais à St Gervais, le futur double vainqueur de l’Amstel, Rolf Järmann s’impose.

Les Alpes :

Chiapucchi s’échappe dès le début mais à 100 km de l’arrivée, il s’échappe pour s’imposer en solo. Lino en profite pour tenter un baroud d’honneur entre l’italien et les favoris, ou LeMond et Leblanc ne sont plus là. Au pied de Sestrières, Lino est repris par le groupe Fignon-Bugno-Indurain tandis que Bugno tente de y’aller sans lâcher Indurain. Plus loin, Vona est le seul à suivre Indurain suite à la défaillance de Bugno. dans les derniers mètres, Indurain craque victime d’une hypoglycémie et laisse la 2è place à l’italien pour le doublé transalpin en Italie. Indurain finit 3è mais réendosse le maillot jaune pour ne plus le quitter jusqu’à Paris.

Chiapucchi s’imposant à Sestrières

Le lendemain pour l’étape de l’Alpe, Bugno (vainqueur en 1990 et 1991) est en confiance et attaque dès le Galibier avec Fignon mais il posséderont jamais 1′ sur le groupe Indurain. Dans la descente, il seront rejoint puis lâché dans la Croix de Fer, le duo Gatorade est à la dérive. Devant, Hampsten, Nevens, Boyer, Montoya et Vona sont toujours mais l’américain Hampsten s’imposera au sommet devant Vona et Boyer. Chiapucchi et Indurain n’ont pu se départager et occupent les 2 premières places du général à l’avantage du navarrais.

Dernière semaine :

Stephen Roche s’impose à La Bourboule et fait comme Fignon à Mulhouse : gagner sa dernière étape sur le Tour après une échappée. Avant Roche, Chioccioli à Saint-Etienne s’était imposé. Colotti s’impose à Montluçon après l’échappée de Roche. Marie s’impose à Tours alors qu’Indurain conforte son maillot jaune lors du chrono reliant Tours à Blois sur 64 m (!). Les victoires De Clercq à Nanterre et Ludwig aux Champs soldent l’édition 1992.

Classement de la course :

1- Miguel Indurain (Banesto) en 100h49’30”
2- Claudio Chiappucci (Carrera-Vagabond) à 4’35”
3- Gianni Bugno (Gatorade-Chateau d’Ax) à 10’49”
4- Andrew Hampsten (Motorola) à 13’40”
5- Pascal Lino (R.M.O.) à 14’37”

Maillots distinctifs :

Jalabert fini pour la première fois maillot vert. Chiappucci est meilleur grimpeur, tandis la Carrera finit meilleure équipe. Eddy Bouwmans termine meilleur jeune. Miguel Indurain remporte ainsi le Tour 1992, le 2ème de ses 5 tours.

Pour retracer l’histoire du Tour 1991, ça se passe ici
Pour connaître l’histoire du Tour 1993, Rendez-vous demain ici au même endroit.

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