Milan-San Remo 1976 : le septième sacre d’Eddy Merckx

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La dernier succès à San Remo d'Eddy Merckx

La Belgique a dominé largement ce début de saison avec l’insatiable Freddy Maertens qui a gagné six étapes lors de Paris-Nice et Roger De Vlaeminck a ajouté un cinquième succès sur Tirreno-Adriatico. N’est attendu donc à une bagarre entre les coureurs d’Outre-Quiévrain entre les deux cités précédemment, le sextuple lauréat Eddy Merckx et un petit jeune de 20 ans Jean-Luc Vandenbroucke. Un Belge devrait logiquement levé les bras à San Remo après 288 kilomètres de course mais attention aux Italiens sur leur terre.

D’abord, un Néo-zélandais du nom de Biddle a ouvert la route jusqu’à rejoindre les capi du bord de la mer Méditerranée. Au pied du Capo Berta, le fuyard a été repris. Dans cette petite bosse, pourtant, une quinzaine de coureurs ont pris les devants parmi eux 10 Belges : Eddy Merckx, De Vlaeminck, Maertens, Walter Godefroot, Vandenboucke, Patrick Sercu, Eric Leman, Rik Van Linden et Wilfried Wesemael. Pour dire que les trois Italiens Francesco Moser, Wladimiro Panizza et Giambattista Baronchelli ont fait office d’intrus. Les deux derniers coureurs étaient le lauréat de Paris-Nice Michel Laurent et le Batave Gerry Knetemann.

Puis, Eddy Merckx a décidé de poser plusieurs attaques sur le bord de mer afin d’exclure les nombreux coureurs rapides au sprint. Son rival De Vlaeminck a toujours neutralisé le Cannibale.

Dans la section précédent le Poggio, la tension est monté au sein du groupe de tête. Lors de l’ultime montée du jour, Merckx a réussi à prendre une belle avance avec une attaque sèche. Ni De Vlaeminck, ni Van Linden ont réussi à prendre sa roue. Cependant, le le néophyte Jean-Luc Vandenbroucke a réussi à le rejoindre au prix d’un effort violent.

 Dans la descente vers San Remo, on a vu sur le visage du jeune Belge qu’il a souffert le martyr pour revenir. Cependant, Vandenbroucke a pris des relais sur le replat en direction de la Via Roma.  Finalement, au sprint, Eddy Merckx (Molteni-Campagnolo) a logiquement battu son compatriote de l’équipe Peugeot-Esso-Michelin.

À 28 secondes,  Wladimiro Panizza  (Scic-Colnago) a réussi à prendre ses distances pour compléter le podium devant Michel Laurent (Miko-De Gribaldy-Superia). Le peloton des perdants a été réglé par Walter Planckaert (Maes Pils-Rokado) à 33 secondes.

Ainsi, l’Ogre de Tervueren a pu inscrire pour la septième et dernière fois son nom au palmarès de la Primavera après 1966, 1967, 1969, 1971, 1972 et 1975. Il a battu le record de l’Italien Costante Girardengo, vainqueur six fois de 1918 à 1928. Eddy remportera ensuite une seconde fois la Semaine catalane avant de connaitre un période peu glorieuse avec un podium sur le Tour de Romandie, une huitième place sur le Giro et un forfait pour le Tour. Du Jean-Luc Vandenbroucke, initialement deuxième, il a été disqualifié après un contrôle antidopage positif aux amphétamines.

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