NBA : le bilan des Hornets

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Ligue 1

La saison vient de s’achever avec la Draft 2018. Maintenant il est temps de faire le bilan franchise par franchise de cette saison NBA ô combien intéressante ! Pendant 1 mois nous allons vous faire le récapitulatif de la saison de chaque franchise. Il sera question aujourd’hui des Hornets de Charlotte. L’une des franchises les plus décevantes de la saison, au regard des ambitions.  

La Draft :

Deux joueurs sont arrivés à Charlotte à l’inter-saison, après la draft 2017: Dwayne Bacon mais surtout Malik Monk. Bacon, drafté en 40ème position, a été recruté pour combler les manques des Hornets dans la raquette, même si son rôle ne sera que mineur. En effet, avec l’émergence de Kaminsky, la confirmation de Zeller et le recrutement de Dwight Howard, le jeune pivot savait que son impact ne serait que superficiel. Pour Monk en revanche, la donne est différente. Attendu pour être drafté un petit peu plus haut que cette 11ème place, les Hornets furent tout heureux de pouvoir le récupérer. Il allait à coup sûr prendre une part importante dans l’effectif des frelons, qui manquent clairement de purs shooteurs, et où seul Kemba Walker semble capable de scorer.

La saison :

Avec une équipe équilibrée, solide dans à peu près chaque domaine, avec un coach en place et dont les capacités sont louées par tous, la franchise de Michael Jordan semblait destinée à jouer les premiers rôles dans cette conférence Est. Ce sera loin d’être le cas. Nico Batum, tête pensante de cette équipe, se blesse dès le premier match de préparation et manque une bonne partie du début de saison. Cody Zeller sera blessé à répétition durant toute la saison, Marvin Williams et Franck Kaminsky manqueront eux aussi certains matchs pour cause de pépin physique, et pour couronner le tout, Steve Clifford, malade, manquera une grosse partie de l’hiver, ce qui n’arrange en rien les affaires de ses joueurs, dont il est proche. Kemba Walker, dont la plupart des espoirs reposent sur ses épaules, passera au travers bon nombre de fois, mettant parfois son équipe en difficulté. Et très vite, on se rendra compte que la saison des Hornets tournera au vinaigre. D’autant que Malik Monk, pourtant performant sur les premiers matchs de la saison, disparaîtra petit à petit des radars, au point de ne plus jouer du tout lors des matchs importants, après le All Star Game, au moment où Charlotte revenait dans la course au play-offs. Jérémy Lamb apporta sa pierre à l’édifice, en tant que supersub, mais c’est surtout Howard, renaissant, qui fut l’homme fort de la franchise. Cela ne suffira malheureusement pas, car les Hornets, à l’image de leur saison tangueront beaucoup trop sur la fin pour pouvoir réaliser un finish en trombe. Manquant de réel scoreur, obligés de mettre Nico Batum en poste 2, les Hornets n’auront, au final, jamais réellement été en course pour terminé dans les 8 premiers de leur conférence.

 

MVP de la rédac

Nous aurions pu mettre Kemba Walker bien entendu. Devenu meilleur marqueur de l’histoire de la franchise un soir où LeBron est venu fesser les Hornets au Spectrum center, le meneur de poche a dépassé le record de point de Dell Curry (9829). Il a également réalisé quelques cartons ( 47pts à Chicago, 41 contre Dallas et contre Indiana, 40 à Portland), mais est passé, en outre, à coté d’un bon nombre de match, mettant en difficulté son équipe. Sa moyenne de point est plus qu’acceptable (22.1pts) mais aurait pu être plus conséquente, tout comme son pourcentage au shoot, bien insuffisant (43.1pts dont 38.4 à 3pts). La vraie bonne surprise de cette saison est Dwight Howard. En roue libre depuis son passage plus que mitigé à Houston, l’imposant pivot à revis cette année, en Caroline du Nord. Bien que parfois absent, la tête ailleurs, Superman a tout de même sorti de grosses perfs, parfois énorme, comme ce 29 décembre, où Charlotte a tranquillement balayé les Warriors à l’Oracle Arena, sous l’impulsion d’un D12 monstrueux (29pts, 13rbds, 7asts). Ou encore à Dallas, où il a tout simplement réalisé un match à 32pts et 30rbds ! Plus généralement, il a réalisé 53 double doubles en 81 matchs disputés, et pesé dans une raquette orpheline de Cody Zeller et d’où Frank Kaminsky s’écartait beaucoup trop. Mais comme ce bon vieux Howard est une monnaie d’échange facile, les Hornets ont décidé de leur trader, en échange de Timofey Mozgov! Pas sûr que MJ soit gagnant dans ce deal, même s’il récupère deux tours de draft. Toujours est-il que le natif d’Atlanta ne fait plus partie de l’effectif des frelons et qu’il sera sans doute difficile à remplacer.

Saucisse de la rédac

Difficile de ressortir un joueur de se marasme. Longtemps privé de certains cadres, de son coach, il était malheureusement écrit que la saison des Hornets tournerait vite au cauchemar. Néanmoins, Mickael Kidd-Gilchrist a une nouvelle fois été en deçà des attentes placées en lui. Déjà, à l’été dernier, la question avait été évoquée quant à son avenir. Clifford lui a maintenu sa confiance, en le confortant dans le 5 de départ, quitte à placer Batum en 2 et de se passer d’un vrai scoreur supplémentaire. Force est de constater que l’ailier drafté en deuxième position en 2012 a encore déçu. Réputé pour sa bonne défense, son impact a été trop limité, au vue de la saison des Hornets (108pts encaissé en moyenne). Surtout, son apport au scoring est encore insuffisant. Il n’a jamais été reconnu comme un grand scoreur, mais dans la NBA d’aujourd’hui, l’importance d’un ailier doit être bien meilleure que la sienne l’est aujourd’hui : 9.2pts de moyenne avec tout juste 50% au shoot, mais surtout un shoot extérieur inexistante (0/2 de toute la saison !!!), qui le prive d’une arme redoutable. Très bon à ses débuts, MKG semble voir sa progression stagner. Au moment où les Hornets avaient peut-être le plus besoin de lui. Il faudra proposer autre chose la saison prochaine. Sous peine de voir une saison encore bien terne à Charlotte. A moins que son avenir s’inscrive ailleurs que chez Michael Jordan.

Avis de la rédac

De l’ambition à la désillusion. Voilà comment résumer la saison des Hornets. Fort d’un recrutement intelligent (Howard, Lamb), d’une draft prometteuse (Monk), d’un binôme Batum-Walker convainquant et d’un coach en place depuis un bon moment, tous s’accordaient à dire que Charlotte jouerait un rôle majeur au sein de cette conférence Est. Et puis, la blessure de l’international Français n’était que les prémices d’une saison minée par les pépins physiques. Batum manquera un mois au début de saison, puis Zeller sera absent à maintes reprises. Les cadres passeront parfois à coté, et Clifford tombera sérieusement malade. En clair, rien n’a été et on a très vite compris que cette saison deviendrait compliquée. Compliquée est même faible au vue de l’exercice 2017-2018 des Hornets. Les frelons n’ont jamais été en mesure d’atteindre les playoffs. Difficile à accepter pour une équipe que l’on attendait, pourquoi pas, pas très loin du podium au début de l’automne. Michael Jordan a donc décidé de taper du poing sur la table. Après avoir annoncé qu’aucun joueur n’était intransférable, et notamment Kemba Walker (sans doute pour mettre la pression à ses joueurs) pour booster les performances, le propriétaire des Hornets a décidé de tout changer en vue de la saison prochaine. Mitch Kupchak, légendaire manager des Lakers, rejoint MJ en tant que président des opérations basket du club. Terminé également l’air Clifford. Place désormais à James Borrego. Avant, pourquoi pas, un renouvellement d’effectif durant l’été, qui a don déjà commencé avec Dwight Howard. Il fallait en tout cas changé quelque chose, car une nouvelle saison comme la précédente ne sera pas acceptable. Reste désormais à voir si le chamboulement est terminé. Et s’il aura l’effet escompté.

Valentin Martin

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