NBA : le bilan des Rockets

0
Ligue 1

Suite et fin de notre bilan des franchises, avec la meilleure équipe de la saison régulière, les Rockets de Houston. Auteur d’une saison pleine, portés par un James Harden de gala, les Texans sont passés tout près de faire tomber les irréductibles Warriors. Leur bilan. 

La draft 2017:

Elle ne fut pas très emballante pour la franchise Texane : Deux choix de draft au 2ème tour : Isaiah Hartenstein choisis en 43ème position et envoyé directement en G League, et Dillon Brooks, sélectionné en 45ème puis immédiatement transféré à Memphis. La vraie attraction estivale du coté de Houston était en réalité l’arrivée de Chris Paul. C’est naturellement autour de lui que les interrogations, mais surtout les espoirs sont venus. Et personne n’a été déçu.

La saison:

Elle fut tout simplement sensationnelle : 65 victoires, record de la franchise, 1ère place de la conférence Ouest devant les Warriors, un James Harden monumental, un jeu offensif jalousé. Bref, la saison régulière de Houston fut une réussite en tout point. Nombreux sont ceux qui craignaient l’intégration de Chris Paul. Sera-t-il capable de lâcher la gonfle et de se mettre au service de The Bead? La réussite fut fabuleuse. Eric Gordon a parfaitement rempli son rôle de sniper, une fois encore, en renfort du duo Harden-Paul. Gerald Green et sa fougue ont fait un bien fou. Capela a prit une dimension qu’il n’avait encore jamais atteint dans sa carrière, au point d’être devenu l’un des meilleurs pivots de la NBA. Les chiens de garde Mbah a Moute et PJ Tucker ont fait le travail lors des matchs à tension, où défendre était la seule solution pour l’emporter. Au final, les hommes de Mike d’Antoni ont régalé toute la saison, survolant littéralement la concurrence, y compris celle des Warriors.

Les Playoffs :

Ils furent presque parfaits. Facile vainqueur des Timberwolves puis du Jazz, les Rockets ont prouvé qu’ils assumeraient leur statut de favori bis, au moins jusqu’à l’affrontement tant attendu avec l’armada de la baie d’Oakland. Ils ne laissèrent que deux petits matchs en route, un à chaque tour. Puis arriva le duel que tous les fans de basket attendaient: une finale de conférence Houston Rockets – Golden State Warriors. Les champions en titre partaient avec les faveurs des pronostics. Mais l’avantage du terrain durement obtenu par les Texans rabattait quelque peu les cartes. La série fut absolument fabuleuse. Et très serrée. Après la perte de l’avantage du terrain, les Rockets ont serré les boulons pour remporter la seconde manche et ne pas partir en Californie déjà résignés. Le match 3 allait, pensait-on, être le tournant: Golden State a balayé Houston dans les grandes largeurs (126-85) et D’Antoni ne trouvait aucune solution pour arrêter la déferlante. Mais le match 4 allait prouver à quel point cette équipe a de la ressource. Dans un match ultra défensif mais tellement plaisant à voir, Houston récupera l’avantage du terrain au terme d’un combat fabuleux. Et s’offrit même une première balle de match en remportant le match 5 au Toyota Center grâce à un CP3 au sommet de son art. Mais malheureusement, ce dernier se claqua et sa série se termina lors de ce 5ème opus. Et Houston n’arriva plus jamais à sortir la tête de l’eau. Les Rockets n’étaient pourtant pas loin de sortir les champions en titre. Cette fin de saison laissera forcément un goût amer à ces compétiteurs.

MVP de la rédac :

Comment mettre quelqu’un d’autre que James Harden. Certes Chris Paul a réalisé une très belle saison et son intégration fut parfaite au sein des Rockets de Mike d’Antoni. Il a su se mettre au service du barbu. Et c’est sans doute sa blessure qui a privé Houston d’une qualification en finale NBA. Mais il a également été souvent blessé en saison régulière. Surtout, les performances de “The Beard” sont sensationnelles. Il a rayonné sur la ligue toute la saison. 30.4pts de moyenne, 8.8asts, 2.2stls … En plus de performances monstrueuses : deux soirs de suite à 51 pts lors d’un séjour à Los Angeles ( contre les Lakers puis les Clippers), 56pts et 13asts lors d’une démonstration contre Utah, 48pts et 8rbds lors d’une balada à Portland… Mais surtout, LA performance de l’année et plus encore : 60pts, 11asts, 10rbds lors d’une éclatante victoire contre Orlando, où Harden s’est occupé de tout, et où il est devenu le premier jour de l’Histoire à réaliser un triple double avec plus de 60pts ! Plus généralement, le MVP 2017-2018 a réalisé 31 double doubles et 4 triple doubles lors des 72 matchs auxquels il a prit part. Et rare sont les fois il n’a pas activement participé au scoring. Il n’est d’ailleurs descendu que 3 fois en dessous des 20pts. Sa saison aurait pu être encore plus belle si ses playoffs avaient été à la hauteur de sa saison régulière. Malheureusement Harden est trop souvent passé à coté, cherchant à forcer les choses, sans grande réussite. Alors qu’à coté de lui, CP3 semblait plus en jambe que jamais. Néanmoins, Houston n’aurait jamais atteint ce niveau sans un James Harden au sommet de son art.

 

Saucisse de la rédac :

Sans doute Ryan Anderson. Titulaire toute la saison dernière, joueur majeur de l’effectif et véritable gâchette extérieure, l’ancien des Pels a progressivement perdu sa place au fil de la saison, au profit de Luc MBah A Moute, Gerald Green ou encore PJ Tucker. En perte de vitesse au moment du All Star Game, il a alors complètement disparu des radars, ne rentrant même parfois pas en jeu ! Acteur mineur lors des playoffs, il est carrément devenu persona non grata dans le Texas. Disposant d’un contrat colossal de 41 millions de dollars sur 2 saisons, les Rockets souhaitent à tout prix s’en débarrasser. Surtout que Carmelo est attendu et qu’il faudra forcément libérer de la masse salariale. Voilà commencer passer de titulaire indiscutable dans une équipe qui joue le titre à moins que rien en l’espace d’un an. Mais avec 9.3pts, 5rbds et plus de 38% de réussite derrière l’arc, ce bon vieux Ryan devrait retrouver une équipe qui lui fera confiance.

Avis de la rédac :

Une saison presque parfaite. Premier de conférence avec 65 victoires, une équipe élégante, spectaculaire et qui a donné l’impression toute la saison d’être en mesure de faire chuter l’ogre Golden State. Et puis l’affrontement tant attendu est arrivé. Et il fut aussi spectaculaire qu’il était espéré. Mais malheureusement, la blessure de CP3, facteur X de cette série, a réduit au néant les espoirs des Texans. Dommage ! L’intersaison mouvementé (perte d’Ariza et MBah a Moute, contrat XXL accordé à Chris Paul, Capela toujours agent libre, arrivée compliquée de Melo) n’incite pas forcément à l’optimisme. D’autant que les Warriors se sont encore renforcés avec l’arrivée de Boogie. Et que les Lakers se donnent les moyens de leurs ambitions. Il va falloir être actif d’ici la reprise pour Daryl Morey. Sinon, la saison pourrait s’avérer plus compliquée que prévue.

Valentin Martin

Sport en directMercato Football

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here