NBA: Le bilan des San Antonio Spurs

Crédit photo : JERRY LARA, San Antonio Express-News

La saison est finie, on le sait. Les bilans d’équipe ont débutés, on le sait. Aujourd’hui direction le Texas, à San Antonio, pour analyser la saison des Spurs.

La draft & l’été

Les Spurs, grande équipe de la Ligue depuis maintenant d’innombrables années, passent régulièrement des étés qui en valent la peine. Du recrutement intelligent pour renforcer l’équipe sans avoir besoin de chambouler l’effectif pour autant. Le schéma classique est bien respecté et les Spurs obtiennent de belles pièces comme par exemple Rudy Gay ou encore Joffrey Lauvergne. Tout deux des éléments qui vont devenir incontournables dans cet effectif Spurs. Bon, pour tout avouer, sur les deux jours cités un d’entre eux ne sera d’aucune utilité. Je vous laisse en débattre afin de trouver duquel il s’agit.

La saison :

Le début de saison va donc commencer et Kawhi Leonard, le joueur star, le franchise player, des Spurs est encore indisponible. Blessé lors de la campagne de Playoffs de 2017 contre les Warriors et un certain Zaza Dirty Player Pachulia. Aucune date de retour n’est prévue mais l’on sait tous que les Spurs ont les armes nécessaires pour limiter la casse en l’absence du chef. Expérience, fougue de la jeunesse, coaching, tout y est pour s’en sortir quelques temps.

Opération rondement menée par un LaMarcus Aldridge en mission qui prouve qu’il peut être bien plus qu’un simple colonel, mais un véritable pilier sur qui une équipe peut se reposer pour aller chercher des victoires. C’est ce qui sera fait puisque les Spurs vont longtemps squatter la troisième place du podium, derrière Rockets et Warriors, profitant de la peine à se mettre en place d’équipes comme les Wolves ou le Thunder.

Crédit photo : inside Basket

Mais tout ne se passe pas comme prévu et le retour de Leonard se fait repousser encre, et toujours ! Pourtant les Spurs tiennent mais les autres team de l’Ouest commencent à monter en puissance, et il se fait de plus en plus difficile pour San Antonio de tenir la baraque. Kawhi doit revenir, et vite.

Il est temps de souffler pour ces Spurs qui n’allaient pas tarder à sombrer, en même temps que les fans feintés par les annonces de retour de Kawhi, toujours en vains. L’heure du All-Star week-end à sonné et, sans surprise ni blasphème, monsieur LaMarcus Aldridge, qui porte sur ses larges épaules les Spurs parmis les meilleurs équipes de la Ligue, est étoilé une nouvelle fois. Il ne jouera même pas 5 minutes et rendra une ligne de stat presque vide, un contre pour rigoler et basta. Mais bon, d’un côté il était sans doute préférable qu’il ne joue pas beaucoup et qu’il favorise une meilleure récupération.

Mais le plus cocasse dans l’histoire est parvenu au moment des votes. Un certain Manu Ginobili comptabilisait plus de votes qu’Harden ou Westbrook. Les fans, incertains de la suite de carrière d’El Manu, voulaient lui offrir un dernier All-Star Game. Ce ne sera pas le cas puisque désormais les votes du publique ne comptent plus que pour 50% des votes totaux, et les joueurs ainsi que les coachs n’étaient pas du même avis que les fans.

Crédit photo : Basket Infos

Pas le temps de souffler de trop que la saison régulière reprend. Au fur et à mesure que le temps passe l’équipe s’essouffle, ça se met à perdre régulièrement et à chuter au classement. On se demande même si les Spurs vont voir les Playoffs cette année. D’autant plus que les Nuggets reviennent très fort et croient en leurs chances de qualification. Tout le monde est au coude à coude de la troisième à la neuvième place. Aucune erreur n’est possible. Mais le Pop est solide est a confiance en ses gars. Ce n’est pas encore cette saison que San Antonio sera en vacance en avril.

Les efforts des Texans paieront et les Spurs décrocheront la 7ème place de l’Ouest. On peut se dire que, pour les Spurs, c’est en quelque sorte une contre-performance. Mais lorsque l’on prend en compte chaque facteur, chaque handicap, et chaque obstacle qu’on dû surmonter l’équipe, on se rend compte que la tâche était loin d’être aisée. Cette équipe a du cœur et l’a une nouvelle fois prouvé. Les Spurs ne sont pas morts.

Les Playoffs :

La croix a été tracée sur le retour de Kawhi. Les fans, les joueurs, le monde, savent que les Spurs ne pourront absolument pas chercher le titre. Alors qu’on le sait : chaque saison les Spurs, bien qu’en dessous, peuvent créer l’exploit et remporter les Final’s. Pas cette fois.

D’autant plus que dès le premier tour ce sont les Warriors qui se dressent face à eux. Le premier match aurait dû être prit par les Spurs, mais le sort en a décidé autrement. Et les Warriors se sont imposés sur le fil. La suite de la série ne sera pas palpitante, les Spurs vont se faire dominer. Ils prendront un match, pour sauver l’honneur.

Mais lors de cette série un tragique événement va se produire. Alors que Golden State menait 2-0, la nouvelle tombe. Erin Popovich, femme de Gregg Popovich, décède des suites d’une grave maladie. Toute la NBA est en deuil face aux larmes du plus grand coach de l’Histoire. Bien évidemment Pop ne reviendra pas coacher les Spurs pour la fin de la série. Voilà 40 années que Gregg et Erin étaient mariés, et si le Pop est l’homme, ainsi que le coach, qu’il est aujourd’hui, Erin n’y est pas pour rien..

Crédit photo : Fox News

MVP de la rédac :

LA.MA.RCUS. 3 syllabes. 2 épaules. 1 grosses tête. Mais surtout un joueur exceptionnel qui a su porter les Spurs et les emmener jusqu’en Playoffs. Et ce n’était rien de aisé. L’intérieur a brillé. L’intérieur à scoré. L’intérieur est le MVP de San Antonio.

La saucisse de la rédac :

Voilà un trophée complexe lorsqu’il s’agit des Spurs. Car lorsque l’on est sous les ordres de Pop, on ne peut pas mal jouer. Tout le monde joue du mieux qu’il peut, avec ses capacités. Mais on ne peut pas parler de saucisse, de chocker. Alors pour la peine, puisque monsieur semble vouloir partir dès cet été pour on ne sait quelles raisons, la saucisse des Spurs sera Kawhi. Oulalala 16 points de moyenne, quelle nette régression. Serait-ce la fin de Kawhi ? Oulalalala ! Bon stop les enfantillages. Cessons d’attaquer le Kiwi.

Bon vent. Et n’oublie pas que tu es ce que tu es grâce à ces Spurs. Grâce à Pop. Grâce à Tim. À Tony. ou encore grâce à Manu. Tu ne serais sans doute pas le joueur que tu es aujourd’hui si tu étais resté aux Pacers ce soir de draft 2011. Si Pop n’avait pas remarqué quel formidable leader tu pouvais devenir. Un leader silencieux, respectueux, qui parle sur le terrain, avec la balle entre ses larges mains. Un leader à l’image des Spurs.

Crédit photo : Basket USA

Les Spurs vont désormais avoir du mal à revenir au top, les temps vont devenir dur. Cela faisait longtemps. On les imagine bien squatter la 7 ou 8ème place quelques sasions. Mais avec Pop au commande, rien n’est joué.

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Le Heat avant, le reste après !

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