NBA : On respire (un tout petit peu) mieux du coté de Chicago

Improbable. Mais vrai. Après un départ calamiteux, marqué par l’altercation Portis-Mirotic, qui a clairement entâché le début de saison, les Bulls semblent aller un peu mieux, et viennent d’enchaîner une troisième victoires consécutives, et pas contre n’importe qui: contre les Celtics, leader à l’Est. Pas sûr en revanche que cela change beaucoup la face de la saison à Chicago. Mais bon, c’est toujours ça de pris.

Et de 3: après les Hornets et les Knicks ( ce qui semblaient déjà miraculeux d’enchaîner deux victoires), les Bulls viennent de taper les Celtics. Oui oui, taper, sur le score de 108 à 85! Une véritable fessée pour Boston, certes privé de Kyrie Irving. Mais n’oublions pas tout de même que Chicago est la pire équipe à l’Est, avec Altanta. Il faut dire que les Bulls sont métamorphosés depuis 3 rencontres. Et cette métamorphose à un nom: Nikola Mirotic. L’espagnol, de retour de blessure après son combat de boxe avec son meilleur Bobby Portis, a changé la face de l’équipe. Il apporte tout du moins une fraîcheur inattendue du coté du Michigan. C’est d’ailleurs lui qui a fini meilleur marqueur de la rencontre hier, avec 24 pts, soit un de plus que Portis, lui aussi privé du début de saison (il avait écopé de 8 matchs après avoir blessé Mirotic). Certes, ce n’est pas encore l’amour fou entre les deux joueurs, mais l’ancien du Réal Madrid semble avoir enterré la hache de guerre, afin de tirer son équipe vers le haut. Leur coach, Fred Hoiberg a d’ailleurs reconnu que “Nikola est génial depuis son retour de blessures. Lui et Bobby jouent à merveille ensemble. J’aime l’alchimie qui se développe entre les deux en ce moment”.

Tout n’est pas parfait encore chez les Bulls, mais le retour prochain de Zach LaVigne, l’ancien des Timberwolves devrait également être positif. Et malgré tout, l’équipe pourrait avoir bonne mine : avec un Kris Dunn qui fait le métier à la mène (12.7pts, 5rbds, 5asts), Justin Holiday qui fait ses matchs (13.9pts, 4.4rbds), un Robin Lopez conquérant dans la raquette (13.2pts, 5.5rbds) et de la qualité et quantité sur les ailes  (Mirotic, Markkanen, Valentine, LaVigne), les Bulls feront tomber des têtes, c’est certains.

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Reste à savoir si l’objectif de cette saison de transition n’est pas de finir le plus bas possible, afin d’obtenir un meilleur classement à la draft. Même si l’on sait que les règles pour la draft ont changé, puisque la fin de saison ressemblait à “qui va le mieux réussir à faire semblant de jouer pour décrocher le gros lot “(#Philadelphie), Chicago aura la possibilité de tirer un (futur) gros poisson. Et l’on sait que les Bulls lorgne sur Luka Doncic, la pétite du Réal, annoncé comme le n°1 de la draft 2018, lui qui a déjà beaucoup d’expérience (Euroleague, champion d’Europe avec la Slovénie l’été dernier). On sait également que la franchise de John Paxson s’est récemment plongée sur le cas de DeAndré Ayton, pivot de 2.16m évoluant à l’université de l’Arizona.

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Mais d’ici là, de l’eau aura coulé sous les ponts. La draft, c’est pas pour tout de suite. Chicago doit penser à remporter des matchs, au moins devant son public. La troisième franchise la plus titrée de l’histoire de la NBA (6 titres, derrière les intouchables Celtics et Lakers) ne peut pas se morfondre comme cela éternellement, dans les bas fonds du classement.

Il faudra donc prendre un maximum de matchs, notamment au United Center, avant de voir ce que réserve la fin de saison ( réalité sportive, draft ?). Mais pour l’instant, les fans peuvent souffler: Chicago a autant gagné lors de ces 3 derniers matchs que les des 23 premiers. Profitez bien, amis Illinois, pas sûr que cela se reproduise de sitôt.

Valentin Martin

A propos de l'auteur

Supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille mais aussi du football en général. Fan des Houston Rockets mais surtout de The Beard.

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