NBA : la suprématie Texane en jeu

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Ligue 1

Hier soir avait lieu, à l’AT&T Center, ce que l’on peut appeler un “derby”: les Spurs de San Antonio recevaient les Rockets de Houston. Près de 320km séparent les deux villes, mais elles sont au cœur d’un même Etat : le Texas. Avec Dallas, elle forme une terre où le basket est très présent et très aimé, même si le sport numéro 1 reste le football Américain, avec deux équipes : les Texans de Houston et les Cowboys de Dallas, 4 fois vainqueurs du Superbowl. Mais malgré tout, la grosse balle orange est omniprésente dans cet Etat du sud des Etats-Unis, et la suprématie locale est toujours source de chambrage, entre Spurs, Rockets et Mavericks.

Hier donc, San Antonio, équipe Texane la plus performante ces dernières années, accueillait donc Houston, actuellement l’équipe la mieux classé du deuxième plus grand Etat des USA. Et les hommes de Mike d’Antoni ont fait respecter leur classement : une victoire assez tranquille (102-91), marquée du sceau de James Harden, une nouvelle fois étincelant (28pts, 11asts). Les coéquipiers de TP, très discret hier soir, n’ont fait que courir après le score, et malgré un rapprochement en début de 4ème quart (-6, 82-76 Houston), ils n’ont pas réussi à revenir réellement dans le match, les Rockets étant très solides, notamment défensivement. Très peu inspiré, assez brouillon (16 pertes de balle), les Spurs n’ont même pas fait illusion, et concèdent déjà une vingtième défaite cette saison. Houston est déjà loin, et s’affirme comme la meilleure franchise Texane de cette saison régulière.

Des Rockets renaissants

Car si les hommes de Mike d’Antoni sont aujourd’hui la meilleure formation du Trio du Lone Star State, ce n’a pas toujours été le cas, loin de là. Des trois, c’est d’ailleurs la franchise qui détient la plus longue disette en terme de titre NBA, puisque depuis l’époque Hakeem Olajuwon, aucun titre n’a été remporté. Les deux seuls titres de l’histoire de Houston ont d’ailleurs été remporté il y a désormais plus de 20 ans, en 1994 et 1995. L’espoir a souvent existé, puisqu’au début du XXIème siècle, un duo McGrady- Ming était très porteur d’optimisme. Mais les blessures ou les contre-performances ont malheureusement empêché les Rockets de renouer avec leur lustre d’antan. Et depuis, l’arrivée d’un certain James Harden a changé la donne, faisant passer les locaux du Toyota Center d’outsider à véritable champion potentiel. Certes le chemin sera encore long, mais cette année est de grande facture, l’arrivée de Chris Paul durant l’intersaison n’y étant pas étrangère. La 2ème place derrière les intouchables Warriors est légitime.

Des Spurs plus que régulier

Si les Rockets sont second, les Spurs ne sont pas très loin, au classement en tout cas : ils complètent le podium à l’Ouest derrière leur éternel rival. Mais cette saison n’est pas forcément celle rêvée par les fanatics du AT&T Center. Leurs protégés sont branchés sur courant alternatif cette saison, très dépendant des performances de LaMarcus Aldrige. Etrange, surtout quand on connaît la régularité de la franchise depuis l’arrivée de Greg Popovich. 21 ans que coach Pop est là, 5 titres NBA, 6 fois vainqueur de conférence sans compter les finales NBA et finales de conférence perdues. Popovich mise sur la stabilité, en témoigne la présence de joueurs comme Ginobili, Parker ou Mills dans l’effectif, ou encore Tim Duncan, récemment retraité et resté toute sa carrière à San Antonio. Cela se ressent également dans les résultats, San Antonio se retrouvant toujours dans le gratin à l’Ouest.

Cette saison est plus compliquée, les vétérans commençant à faire leur âge, et des franchise players en difficulté : Aldrige est très irrégulier, alors que Leonard n’a presque pas joué de la saison, la faute à des blessures à répétition. Saison pas si évidente que cela donc. Chose assez rare pour être soulignée.

Des Mavericks qui coulent

Des Spurs qui vont mal ? Idéal pour ne pas être “le cancre du Texas”. Et bien raté pour les Mavs ! D’ailleurs en plus d’être la plus mauvaise équipe du Texas, c’est d’ailleurs l’une des plus mauvaises de la ligue tout court. Très irrégulière depuis sa naissance, la franchise avait vu un vent nouveau soufflé dans son dos, avec l’arrivée de Jason Kidd par exemple mais surtout de Dirk Nowitzki. Après une finale perdue en 2006 contre le Heat, Dallas remit ça en 2011, avec cette fois-ci une fin plus heureuse, et un Nowitzki étincelant. Mais depuis, les Mavericks ont plus de mal, alternant qualification en play-offs et désillusion. Et cette saison va clairement prendre le deuxième chemin. Des motifs d’espoirs tout de même, le rookie Denis Smith Jr démontrant de belles choses, prometteuses pour l’avenir.

 

Il y a donc une grande rivalité au Texas entre ces 3 franchises, où chacune alterne entre finales NBA et grosses contre-performances. Mais peut importe, la lutte pour la suprématie Texane existe et existera toujours, avec des franchises toujours en recherche de résultats, que ce soit sur le plan sportif ou économique.

Valentin Martin

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