Les quatre grandes déceptions de la saison 2018-2019 de la NHL (2/2)

Il est temps de tirer un premier bilan de la saison 2018-2019 puisque la mi-saison approche à grands pas. Des renvois d’entraineur-chef, des rookies intéressants en passant par de grandes déceptions, il est grand temps de vous donner des nouvelles de la NHL. Aujourd’hui, nous nous attaquons aux déceptions de la saison 2018-2019 de la Ligue Nationale. Plus de 4 équipes déçoivent. Mais le hockey va vite. Concentrons-nous sur les 4 équipes qui déçoivent le plus et qui ne devraient pas participer aux séries éliminatoires…

 

Une saison qui ne ressemble pas à celle de l’année dernière pour les Devils du New Jersey

La saison dernière des Devils était un conte de fée. Taylor Hall brille et est élu MVP de la saison. Nico Hischier, tout premier choix de la Draft 2017, fait une excellente saison. Will Butcher, Jesper Bratt et Miles Wood surprennent et font de l’alignement du Newark une bonne et jeune formation. Rajoutez à cela des trades d’envergure de Ray Shero pour amener Sami Vatanen et Marcus Johansson dans cette formation. Oui mais cette année, ce n’est pas la même chose.

 

Taylor Hall MVP de la saison 2018 – Crédit Photo by Jim McIsaac/Getty Images

 

Qu’est ce qui explique la 30ème place au classement des Devils. Premièrement, l’équipe a un PDO (% de réussite au tir + % d’arrêts du gardien. Une équipe qui joue en dessous de 100 est plutôt malchanceuse) à hauteur de 98,1. Donc l’équipe ne joue pas forcément de chance. Et cela devrait remonter un petit peu. Parce que oui, l’équipe contrôle en moyenne 50,76% de chance de marquer à 5 contre 5 durant un match. Ce qui montre que l’équipe de ne joue pas si mal que ça. Et comme la réussite (et non la chance) fait partie intégrante du hockey, il faut travailler d’arrache-pied pour l’avoir de son côté.

 

Alors, qu’est-ce qui ne va pas ?

Ces statistiques avancées sont expliquées, ici, par les atroces performances de Cory Schneider. 85,2% d’arrêts. C’est littéralement… atroce. Keith Kinkaid joue le rôle du premier goalie mais a des stats ni bonnes ni mauvaises. Ce qui ne suffit donc pas pour une équipe malchanceuse. Alors, que faut-il faire ? Continuer de bâtir autour des éléments phares des Devils. En regardant le Corsi (La totalité de tous les tirs. Il permet de montrer la domination du jeu par les tirs. Avoir un Corsi relatif positif montre que l’équipe domine davantage qu’il n’est dominé quand le joueur est sur la glace), les Devils doivent construire autour de Butcher, Hall, McLeod, Hischier, Santini, Palmieri ou encore Miles Wood.

 

Le renvoi de Mike Yeo n’aura rien changé pour les Blues de St-Louis

32 points en 34 matches, une 28èmeplace pour une équipe que l’on voyait bien plus haut que cela. Avec l’échange permettant d’obtenir Ryan O’Reilly, la signature de David Perron ou encore celle de Tyler Bozak, l’année s’annonçait plus que correcte. Pourtant, rien ne va. Toutefois, Ryan O’Reilly est la seule lueur de la saison. 32 points en 34 matches, le Canadien s’impose comme le centre numéro 1. Avec un PDO de 100,2 il ne faut pas forcément s’attendre à une baisse de régime dans son cas. La déception provient de la palette de Vladimir Tarasenko. Véritable buteur, il ne connait pas une bonne saison. En effet, 11 buts seulement pour le franc-tireur russe.

 

Des statistiques avancées qui témoignent de sa malchance

Si l’on observe en profondeur, il connait un PDO de 93,9. Il n’a clairement pas la réussite de son côté. Il va forcément rebondir dans les semaines à venir. Ce qui fera un bien fou aux Blues. Son Corsi relatif est plutôt bon, ce qui montre l’impact qu’il a sur son équipe. Même chose pour Brayden Schenn. Son PDO est de 96,5. Il va rebondir.

 

Tarasenko subit les rumeurs d’échange – crédit photo by Danny Murphy/Icon Sportswire via Getty Images

Avec un pourcentage de but anticipé (à 5 contre 5) à hauteur de 49,5%, les Blues ne dominent pas forcément les matches. Toutefois, ce n’est pas si mauvais. En revanche, le PDO est à 98,6. Les Blues gagneront des matches. Plus que pendant cette première partie de saison. Est-ce que cela sera assez ? Difficile d’imaginer une remontée des Blues. Mais assurément, Tarasenko va produire et St-Louis va gagner des matches.

 

D’un titre à la dernière place, le hockey va vite. Très vite. Mais il ne faut pas oublier que c’est l’histoire d’un cycle. Les mauvaises équipes repêchent en premières. Si elles repêchent bien, elles peuvent vite revenir sur le devant de la scène. Cette année, Jack Hughes devrait être le premier choix au total. Un centre américain capable de devenir un excellent premier centre.

A propos de l'auteur

Graphiste en Freelance et rédacteur bénévole. Fanatique aveugle de hockey sur glace.

Poster un commentaire

porta. ut nunc neque. suscipit commodo consequat.