Nicole Cooke, retour sur l’histoire et la carrière d’une légende.

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Cooke, retour carrière légendemondiaux 2008
Ligue 1

Nicole Cooke, retour sur la carrière d’une légende. Après l’épisode 1 sur Emma Pooley, à retrouver ici, voici celui sur Nicole Cooke.

Biographie :

Plongeant dans l’histoire de Nicole Cooke et faisant un retour sa carrière ponctuée d’un titre mondial et olympique. La galloise est née le 13 avril 1983 à Swansea et est donc une cycliste galloise désormais à la retraite. Puncheuse mais dotée d’une pointe de vitesse ayant une affection pour les pavés, son profil est similaire à celui d’un Philippe Gilbert. Professionnelle de 2002 à 2012, elle est passée par Deia-Pragma-Colnago, Ausra Gruodis Safi, Safi-Pasta Zara-Manhattan, Univega, Raleigh-Lifeforce, Halfords Bikehut, Vision 1, MCipollini Giordana et Faren-Honda.

Carrière Cycliste :

Nicole Cooke, retour sur sa carrière d’une légende

D’abord 1999 est sa 1è année de cycliste et à seulement 16 ans, elle devient championne de Grande-Bretagne élites. Record qui tient encore.
2000 marque le 1er des 4 titres mondiaux juniors avant de faire le doublé l’année suivante à Lisbonne. Toujours en 2001, elle est championne du Monde de cross country VTT et championne de Grande-Bretagne élites.

Début de sa carrière pro :

Ensuite en 2002, arrivé à Deia-Pragma-Colnago, la britannique montre malgré son jeun âge (19 ans) ses capacités. En effet sur ses 6 courses, elle finit championne de Grande-Bretagne mais aussi 5è de la Flèche. Une 10è place sur l’épreuve chrono des Jeux du Commonwealth affirme ses bonnes dispositions en chrono.
Intéressé par ses performances, Ausra Gruodis Safi recrute la britannique. Seulement, l’UCI qui a décidé de limiter la taille des équipes contraint Acca-Due-O à se scinder. La britannique intègre l’équipe réserve et aura comme équpières Rochelle Gilmore et Giorgia Bronzini. Si le début d’année est timide : 26è de la primavera et 14è du GP Castille y Leon, le reste appartient à la légende. 20 avril, victoire avec autorité sur l’Amstel avant de remporter la Flèche seulement 3 jours plus tard. Après 4 manches, Nicole Cooke est en tête du classement général de la Coupe du Monde. Elle fait alors de la Coupe du monde sa priorité de la saison.
Lors du GP de Montréal en juin, elle finit 2è derrière la locale Geneviève Jeanson et accroît son avance. Durant la semaine suivante, elle chute lors de la deuxième étape du Tour du Grand Montréal. Elle chute à nouveau fin juin au Tour du Trentin. Fin août, elle remporte le GP de Plouay dans un sprint à quatre battant l’allemande Judith Arndt. La semaine suivante, sa 5è place sur le Tour de Nuremberg lui permet de remporter le classement individuel. Elle est la première Britannique à gagner une course de Coupe du monde et la première à s’imposer au classement final. Sa 3è place sur les Mondiaux cloture son excellente saison.

Nicole Cooke retour carrière
Cooke, Plouay 2003
2004, année de la confirmation :

Prolongée par Acca-Due-O, devenue Safi-Pasta Zara Manhattan, elle est opérée du genou et reprend la compétition en juin. Ce fait lui rend impossile sa défense du classement général. Pour sa 1è course, elle remporte son championnat national avant d’aller sur le Giro. A la veille de l’arrivée, elle est 4è derrière son équipière Diana Žiliūtė. Sa victoire au sommet de la Madonna del Ghisallo lui permet de prendre le leadership au général avant la dernière étape. Si elle finit 21è de la dernière étape, elle remporte le général en devenant la 1è britannique à s’imposer sur le Giro. Fabiani Luperini, quadruple vainqueur entre 1995 et 1998 finit dauphine de la britannique.
Suite à ce succès, elle est favorite pour les JO d’Athènes. Son manque de préparation en raison de sa blessure lui permet pas de jouer la gagne. Sa 5è place sur la course en ligne et sa 19è place sur l’épreuve chrono lui fait prendre du repos. Fin septembre, sa saison se cloture par une anecdotique 24è place lors des Mondiaux.

En 2005, son début de saison est juste excellent avec des victoires sur Citta di Rosignano. Ensuite s’en suivra le Trofeo Binda, le Grand Prix de Dottignies, la Flèche et le championnat national.
Son objectif de l’année est le Giro mais en conflit avec la Fédération cycliste italienne, le directeur de l’équipe Safi-Pasta Zara Maurizio Fabretto décide de boycotter les courses de la fédération. Toujours souffrante au genou, elle renonce au GP of Wales et sera réopérée. 1 mois plus tard, elle finit vice championne du Monde à Madrid battue par l’allemande Regina Schleicher.

Départ et passage chez Univega :

Fin décembre 2005, elle tombe et souffre d’une fracture de la clavicule. Son objectif de début de saison est les Jeux du Commonwealth qui se disputeront en Australie. La locale Natalie Bates s’impose, Nicole Cooke finit 3è. La Coupe du monde commence par une 8ème place à la Geelong World Cup. Ensuite s’en suivra une 6è place sur le Ronde. Quelques jours plus tard, elle remporte pour la troisième fois la Flèche wallonne. Par la suite elle finit 5è du Tour de Berne et prend la tête de la Coupe du Monde. Le Souvenir Magali Pache Lausanne et le GP Castilla y Leon tombe aussi dans sa musette. Elle conforte ainsi sa place de leader au classement de la Coupe du Monde.
Fin juin, elle remporte son championnat national, comme d’habitude. Fin juin elle survole la Grande Boucle Féminine Internationale en finissant 1è du général, 1è au classement par points et lauréate du prologue. Mi juillet, elle remporte 4 étapes et le général de l’Internationale Thüringen-Rundfahrt. Fin juillet, sa 2è place sur l’Open de Suède et sa victoire sur l’Univega lui permettent de raviver la 1è place du général de la Coupe du Monde. Ensuite elle finira 3ème du GP de Plouay, 4è du Rotterdam Tour et 5è du Tour de Nuremberg. Cette régularité lui permet de remporter la Coupe du monde pour la 2nde fois. Elle se rend fin septembre à Salzburg pour les Mondiaux avec un podium. En effet sur la course en ligne, elle est battue par Vos et Worrack et elle remporte sa 3è médaille mondiale élites.

Ensuite en 2007, Univega devient Raleigh-Lifeforce mais Cooke y reste. Elle commence sa saison en Australie et une victoire au Geelong Tour. 2 jours plus tard, elle remporte la Geelong World Cup. Pour son retour en Europe, elle remporte le GP Costa Etrusca, le Trophée Alfredo Binda et le Ronde. Pour la suite de la Coupe du Monde elle finit 6x dans le TOP 12 lui permettant d’être en tête pour la dernière manche de la Coupe du Monde avec 70 pts d’avance sur Marianne Vos. Cependant sa douleur au genou lui fera défaut car sa 34è place en Allemagne combinée à la victoire de Vos offre à la néerlandaise la Coupe du Monde. A noter que le Tour de Nuremberg délivre le double de points des autres courses. Si Raleigh remporte la Coupe du Monde des équipes, Nicole Cooke met un terme à sa saison et se fait opérer.

Nicole Cooke retour carrière
Cooke, Geelong WC 2007
2008, championne olympique, championne du monde et arrivée chez Halfords Bikehut :

La fédération crée une équipe (Halfords Bikehut) et nomme Nicole Cooke leader. Dave Brailsford, directeur de la performance de la fédération y voit dans le lancement de cette équipe un grand pas en avant pour le cyclisme féminin britannique. En parallèle, sa création d’une équipe professionnelle masculine avance au fur et à mesure. L’objectif de Nicole Cooke est les JO disputé en août. Sa préparation commence par 4 TOP 20, suite à ça, elle se dit satisfaite en confiante. Sa 1è victoire signée dans l’Aude la rassure encore plus. Elle finit 4è du général avec son équipe de Grande Bretagne. Pour sa course post championnat national, elle finit 3è de la Grand Boucle féminine (2è de l’étape reine). 1 semaine plus tard, elle remporte son 9è titre de championne de Grande-Bretagne. Pour l’épreuve en ligne, elle est leader de l’équipe britannique avec Emma Pooley et Sharon Laws en équipières. Si l’Allemande Judith Arndt est la grande favorite de cette course, Cooke veut ce titre olympique. A 13 kms de l’arrivée, Guderzo, Soeder, Johansson, Villumsen et Cooke partent en échappée. À l’arrivée, Cooke s’impose au sprint devant Johansson et Guderzo. Nicole Cooke devient alors la première sportif-ve gallois-e médaillé d’or depuis 1972. Trois jours après sa victoire, Cooke dispute le contre-la-montre. Elle finit 15ème. Emma Pooley est médaillée d’argent.
1 mois après, elle finit 6è du Tour de l’Ardèche malgré 1 étape et le classement par points. 2 semaines plus tard à Varèse, elle remporte les Mondiaux devant Vos et Arndt.
A noter que dans l’histoire, seul Vos et Cooke ont réalisés le doublé JO/Mondiaux.
À la fin de saison, elle est désignée sportive de l’année par le Sunday Times. La BBC la nomme pour les trophées de personnalité sportive britannique et galloise de l’année. Début 2009, elle est faite membre de l’Ordre de l’Empire britannique (MBE).

2009-2013, Fin de carrière :

Halford se retirant du cyclisme féminin, Nicole Cooke souhaite créer une équipe. Malgré des offres d’équipes étrangères, le fait de travailler avec de jeunes britanniques, lui fait plus envie. Vision 1 Racing, dans l’attente d’un sponsor éponyme, est née. Son objectif : le championnat du Monde de Mendrisio. Si sa 1è partie de saison est réussie avec 22 TOP dont 2 étapes de l’Iurreta-emakumeen Bira. Le Giro del Trentino et le championnat national est aussi remporté. Sa 2nde partie est plus délicate avec 8 TOP 10 mais surtout un abandon en Suisse sur les Mondiaux.

Nicole Cooke retour carrière
Cooke, maillot Vision 1 2009

Lors de l’année 2010, Vision 1 est dissoute faute de sponsor. Nicole Cooke rejoint Skyter. Cependant Skyter décide en décembre 2009 de ne pas s’engager, avançant des raisons financières. Dénuée de sponsor, l’équipe court en 2010 sous le nom de Noris avec un effectif réduit et sans Nicole Cooke. La britannique court donc sous le maillot de la fédération britannique et fait une saison relativement anonyme avec seulement 1 victoire (chrono de l’Iurreta-emakumeen Bira). 15 TOP 10 au cours de la saison dont podium sur la flèche, du Gracia – Orlová et surtout de ces championnats nationaux. Cervélo ayant Pooley, Armitstead et Laws font une tactique anti Cooke qui paie. Pooley est sacrée devant Armitstead. Nicole Cooke lâche son titre national pour la 1è fois depuis 2001.

Cooke, Flèche Wallonne 2010
Cooke, Flèche Wallonne 2010

Puis en 2011, Nicole Cooke rejoint la nouvelle équipe italienne MCipollini-Giordana (Actuellement Alé BTC Ljubljana). Guderzo et Bastianelli sont équipières de Cooke et aussi championne du Monde.
Sa saison, statistiquement parlant, est faible avec 8 TOP 10 dont qu’une seule victoire à Verona sur le Giro. Le titre national est encore perdue après sa 2è place derrière Armistead. A Copenhague, alors qu’elle lançait le sprint pour Armistead, cette dernière chute. Cooke joue sa carte perso mais finit 4è derrière Bronzini, Vos et Teutenberg.

Enfin 2012, Nicole Cooke court pour Faren-Honda. Elle obtient la dernière victoire de sa carrière en avril (une étape de l’Energiewacht Tour). Elle dispute pour la troisième fois les Jeux olympiques mais Armitstead en est la leader. Cooke est 31e de la course en ligne, tandis qu’Armitstead décroche la médaille d’argent. En septembre, elle finit 60e de ses derniers Mondiaux. Vos réalise le doublé JO/Mondiaux comme Cooke en 2008.

14 janvier 2013, fin de carrière et critique sur l’UCI et sa fédération :

Nicole Cooke annonce la fin de sa carrière après 49 victoires dont le titre mondial et olympique. Elle dénonce alors ce qu’il va pas :
– le manque de soutien au sport cycliste féminin durant sa jeunesse par la fédération britannique
– le dopage dont elle a notamment été témoin à ses débuts.
– les athlètes dopés qui gagnent plus durant leur carrière puis qui s’enrichissent encore lors de la parution de leurs aveux.
– les équipes cyclistes féminines qui ne versent pas à leurs coureuses les salaires promis.
– l’UCI qui n’a pas selon elle suffisamment soutenu le sport féminin qui a perdu en l’espace de dix ans ses principales courses.

Ainsi se finit cette plongée consacrée à Nicole Cooke et ce retour sur sa carrière ponctuée d’un titre mondial et olympique.

Episode 1 : Emma Pooley, retour sur l’histoire et la carrière d’une légende.
Episode 2 : Nicole Cooke, retour sur l’histoire et la carrière d’une légende.

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