NJPW – New Japan Cup 2019 (Jours 3 & 4), pluie d’étoiles.

Instaurée il y a quatorze ans avec l’illustre Hiroshi Tanahashi comme premier vainqueur de ce désormais prestigieux tournoi. Garantissant une opportunité aux trois titres majeurs de la promotion que sont les titre IWGP poids lourd, Intercontinental et NEVER, la New Japan Cup déchaîne les passions pour savoir qui sera le plus valeureux à surpasser tous ses adversaires pour s’adjuger une des plus belles opportunités que le catch puisse offrir, surtout quand cette édition 2019 de la New Japan Cup a doublé ses effectifs passant de seize à trente-deux participants, offrant la plus grosse New Japan Cup de l’Histoire où le vainqueur affrontera Jay White pour le titre IWGP poids lourds au Madison Square Garden le 6 avril prochain.

JOUR 3 – DIMANCHE 10 MARS – STARDUST LOVER.

Cette troisième journée de la New Japan Cup 2019 commence par un affrontement de dernière minutes, le vétéran Hiroyoshi Tenzan, un homme qui a fait la gloire de New Japan Pro-Wrestling pendant les années 2000 devait affronter David Finlay, mais celui-ci a souffert d’une blessure à l’épaule peu de temps avant le tournoi menant à un forfait du fils de Fin Finlay. C’est alors que son leader, celui de Taguchi Japan l’a remplacé : nul autre que Ryusuke Taguchi. Ça nous promettait alors un affrontement bien fun mais sérieux entre deux vétérans de la promotion. Autant commencer par une note de bonne humeur. Cette note de joie qui se conclut par une soumission de Hiroyoshi Tenzan sur la Kodi Clutch portée par Ryusuke Taguchi. Un junior heavyweight qui un poids lourd, classe.

Marcher pieds nu sur les Lego de votre petit frère, allégorie.

C’est ensuite la mégastar Hiroshi Tanahashi qui combattait la star en devenir, Shota Umino. Malgré un résultat plus que prévisible le combat n’en restera pas plus spectaculaire où le jeune intrépide a su tenir la dragée haute au vieux loup. D’autant plus que c’était Hiroyuki « Red Shoes » Unno , le père de Shota Umino, qui arbitrait le combat. Papa Unno peut être fier de son fiston, il le cachait mais ça se voyait tellement, le catch offre toujours de belles émotions, tel est son credo. Malgré l’appui du paternel, le jeune Umino a été soumis d’un bonne vieille Texas Cloverleaf par l’As de la compagnie. Gardez un œil sur Shota Umino, cet homme a les moyens de devenir une star d’une ampleur égale à Tanahashi dans les années à venir.

Les joies de la paternité.

Pénultième affrontement de cette troisième journée où une vieille rivalité resurgissait à l’écran : EVIL et Zack Sabre Jr. Les deux hommes se sont affrontés moultes fois l’année passée et se retrouve directement au premier round de la New Japan Cup. Un affrontement toujours aussi digne du talent des deux lutteurs où le gagnant de la précédente édition Zack Sabre Jr. a soumis une nouvelle fois le Roi des Ténèbres.

EVIL est un meuble IKEA, à monter et à démonter.

Pour le clap de fin de la troisième journée de la New Japan Cup, c’est un affrontement qui nous avait fait rêvé l’été dernier dans le Block B du G1 Climax 28. Kota Ibushi et Tetsuya Naito se sont eux aussi retrouvés dès le premier round du tournoi. Un combat à la hauteur de tous leurs précédents, du type « cinq arrêts cardiaque à la minute » et « tellement je stresse pour l’issue du du match que mon d’oral d’allemand c’est de l’eau ».

Mais c’est l’issue de ce combat c’est la Golden Star qui ressort vainqueur en plantant son Kamigoye en plein crâne de l’Ingouvernable. Seconde fois consécutive que Tetsuya Naito perd au premier tour du tournoi, comme un sentiment que les bookers nippons aiment jouer avec nos sentiments.

Si tu savais que t’allais (encore) perdre, Tetsuya.

JOUR 4 – LUNDI 11 MARS – LE CRÂNE GLACÉE.

La quatrième journée de la New Japan Cup est aussi celle qui marque aussi la fin du premier tour du tournoi. Toujours chauds ?

Ce sont Toru Yano et Davey Boy Smith Jr. qui ouvrent le bal. La danse ne durera pas longtemps : cinq petites minutes de comédie où Davey Boy Smith se fera humilier par un petit paquet qui fera passer Yano au deuxième tour du tournoi, pas folichon.

« C’était peut-être mieux quand j’étais le partenaire de Tyson Kidd en fait. »

Un combat qui marquait les débuts d’un mec toujours aussi cool qu’à ses débuts, nous dénommons Colt Cabana, qui faisait face à Togi Makabe. Un match ni bon ni mauvais mais qu’on oubliera sûrement. Un combat remporté par l’américain en seulement sept minutes, la troisième journée commence un peu à manquer là.

Ceci est le visage d’un homme comblé, qui ne se rappelle plus qu’il doit une énorme somme à son meilleur pote.

C’est enfin le retour de ce qu’on aime appeler un match de darons, on sait que dans ce genre de match ça va claquer sévère sur les torses. Cette fois-ci c’est Satoshi Kojima et Minoru Suzuki (on valide toujours pas sa coupe de cheveux) qui s’affrontaient. Un énorme slugfest, comme on en l’habitude avec Suzuki, mais ils sont toujours aussi cools. On retiendra un coup de chaise monumentale de Suzuki sur Kojima, faut avoir la tête dure. La disqualification chez New Japan ? Connaît pas. Du suspense, de la force de frappe et le leader du Suzuki-Gun s’impose avec sa célébrissime Gotch Style Piledriver pour le compte de trois.

Tu faisais ça en acrosport, t’avais onze.

On conclut la phase du premier tour par l’un des meilleurs combats du tournoi, SANADA contre Hirooki Goto. La nouvelle sensation contre l’ancienne sensation. Les deux hommes ont montré encore une fois de quoi ils étaient capables une nouvelle fois, rien à redire là dessus. Et c’est finalement SANADA qui s’impose, le seul ingouvernable qui a gagné son combat qui plus est et qui va retrouver ce bon vieux Minoru Suzuki pour le secon round, on est hypés, TERRIBLEMENT hypés.

Vers l’infini et au delà comme dirait l’autre.

Nous nous retrouverons le mercredi 13 mars pour le débrief de la cinquième et de la sixième journée de cette New Japan Cup, qui ouvrira le second tour. Soyez fiers d’être fan de catch.

Retrouvez moi sur l’oiseau bleu : @VivienDesloges

 

A propos de l'auteur

Huit ans de passion pour des combats d'hommes en slips parfois fluo. Une passion inébranlable.

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