NJPW – Wrestle Kingdom 13, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Le vendredi 4 janvier 2019, la New Japan Pro-Wrestling présentera au monde la treizième édition de Wrestle Kingdom en direct du légendaire Tokyo Dome. Théâtres d’affrontements épiques et forts en émotions, cette treizième édition nous offrent un beau lot de confrontations inédites ou d’autres déjà vus mais on ne le boudera pas notre plaisir. Un show qui occasionnera encore une nouvelle fois des crises cardiaques et des pleurs de joie ou de tristesse, telle est la beauté de notre discipline. 

NEVER COMME NEVER

Une nouveauté pour ce Wrestle Kingdom : le New Japan Rumble, combat sans importance qui ne servait qu’à échauffer la foule et cette année remplacé par un Gauntlet Match entre cinq équipes qui décidera les nouveaux aspirants aux titres NEVER 6-Man Tag Team.

Placé en pre-show, c’est un match fourre-tout et sans intérêt pour des titres eux aussi sans intérêt malgré les présences de Minoru Suzuki, Hirooki Goto, Marty Scurll ou Hangman Page. Courage à celles et ceux présent dans la salle, comme dirait Jean Ferrat, « Je vous aime ».

AFFRONTEMENT STRATOSPHÉRIQUE 

Une affiche totalement fraîche qui redonnera du crédit à un titre qui en a fort besoin, le titre NEVER Openweight sera départagé entre le champion Kota Ibushi et son challenger Will Ospreay.

Une affiche qui découle de plusieurs événements : lors de King of Pro-Wrestling le 8 novembre dernier, l’Aerial Assassin défait le champion actuel Taichi, gagnant ainsi un shot pour Power Struggle. Malencontreusement, l’anglais ayant cumulé et traîné un nombre conséquent de blessures, renonce à combattre. Son allié de CHAOS, Hirooki Goto le remplace à la dernière minute et défait Taichi pour son quatrième couronnement.

C’est lors du mois de décembre que Kota Ibushi fait son entrée dans l’équation – Hirooki Goto challenge la Golden Star, celui-ci refuse. Un challenger qui refuse le combat, le monde à l’envers. C’est lors de la finale de la World Tag Lague 2018 qu’Ibushi triomphe de Goto remportant ainsi le championnat. Ospreay apparaît dès lors pour réclamer son droit d’affronter le nouveau champion. C’est d’une poignée de main que le match est acté, va falloir être éveillé dès huit heures du mat’ les enfants, ça va envoyer du lourd dès l’entrée.

REVANCHE(S)

Comme il a été indiqué dans le sous-titre, le combat suivant est une revanche de la finale de la Super Junior Tag League entre les gagnants Roppongi 3K SHO et YOH, le nouvel arrivant Shingo Takagi et son partenaire ingouvernable BUSHI et les champions par équipes El Desperado et Yoshinobu Kanemaru.

Ce n’est que le lundi suivant la finale que le comité de la NJPW s’est dite que ce n’était pas si mal d’instaurer une revanche entre les trois équipes mais cette fois-ci, ce combat comptera pour les championnats par équipes des membres du Suzuki-gun.

Sans réelle construction, le comité de la NJPW nous pond un match qui pourrait peut-être voler la vedette, wait and see comme dirait l’autre.

LE SLUGGER ET LE GRAPPLER

Comme la Ring of Honor il y a déjà quelques années de cela – la Revolution Pro Wrestling s’invite au Tokyo Dome pour y faire défendre leur championnat majeur le British Heavyweight Championship détenu par Tomohiro Ishii suite à sa victoire face à son slugger préféré Minoru Suzuki lors des Global Wars UK le 14 octore 2018. A Power Struggle, le Stone Pitbull défait de nouveau Suzuki pour conserver son titre dans un des meilleurs slugfests de l’année.

C’est le 9 novembre lors d’Uprising de la RPW qu’Ishii défait l’espoir britannique David Starr pour garder son or mais ensuite attaquer par le bras droit du Wrestling King, Zack Sabre Jr. qui le défie ni plus ni moins pour le titre à Wrestle Kingdom. Le comité NJPW n’y voyant aucun souci, acte bel et bien l’affrontement

Amateurs de slug wrestling et de submission wrestling, ce combat est fait pour vous. Hâte de voir qui va plier aux coups ou aux soumissions de l’autre.

JE T’AIME MOI NON PLUS

Décidément, les équipes aiment le faire à trois pour cette édition de Wrestle Kingdom. Cette fois-ci nous retrouvons les poids-lourds et pas n’importe lesquels : les champions Tama Tonga et Tanga Loa feront face aux gagnants du World Tag League 2018 EVIL & SANADA et les incrustes Matt & Nick Jackson, les Young Bucks.

Pour comprendre le comment du pourquoi, on remonte jusqu’à la finale de la World Tag League où les ingouvernables ont défaits les frangins du Bullet Club – jusqu’ici tout va bien, les gagnants sont dans le droit de réclamer un match de championnat jusqu’au moment où les Bucks débarquent  à la surprise générale où ils invoquent leur clause de match revanche face aux champions – pour rappel, les frères Jacksons ont cédé leurs titres face aux frangins tongan lors de Fighting Spirit Unleashed en septembre dernier, Being The Elite c’est plus important.

La promotion nippone nous offre un second combat à trois équipes pour le compte du championnat par équipes, on pense à vous la Killer Elite Squad.

DASHING CONTRE MOONCHILD

Un autre combat revanche découlant lui aussi de Fighting Spirit Unleashed – notre bon Cody défait le champion IWGP US Juice Robinson pour capturer son titre, qui fera de lui à ce moment-là un double champion, il avait déjà le titre prestigieux de la NWA autour des hanches, classe.

Depuis plus aucune nouvelle, le titre était parti vers d’autres cieux, on ne sait où. Ce n’est qu’aux environs de la World Tag League qu’on retrouve la trace du titre, et celle aussi de Cody.

Une revanche est actée pour le Tokyo Dome, le bon moment pour Juice Robinson ?

SPLIT

Une affiche assez attendue par les fans, Taiji Ishimori a obtenu lors du Super Junior Tag League le droit d’affronter le champion IWGP Junior Heavyweight KUSHIDA – avec son équipier Robbie Eagles, le Bone Soldier du Bullet Club a lors du tournoi, rivaient les épaules du champion, gagnant ainsi un droit naturel de réclamer une chance au titre.

De plus, lors de Power Struggle, notre ami Ishimori a feint une blessure pour attaquer le champion en titre et ainsi lui coûter le match pour donner la victoire à ses coéquipiers.

Ni une ni deux, la NJPW envoie les deux protagonistes au Tokyo Dome régler leurs comptes et ceux, pour le titre. Hype.

UNE PLUIE DE COUTEAUX

Certainement et sûrement une des rivalités les plus hautes en couleur de l’année 2018 à la New Japan – Kazuchika Okada et Jay White se tournent désormais autour depuis un an maintenant.

Débarquant comme nouveau membre du clan CHAOS le lendemain de Wrestle Kingdom 12, Switchblade n’a pas caché d’entrée son envie de toucher à l’or de son leader lorsqu’il était encore champion lui rétorquant :

« Tu n’es pas de mon niveau, si nous avons besoin de se combattre dans le futur, je le réaliserai »

La frustration commence déjà à naître chez le néo-zélandais qui tente de concilier les autres membres de CHAOS à sa cause, ordonnant même à Tomohiro Ishii de remporter la New Japan Cup et d’ensuite défier le Rainmaker, en vain. White adopte dans le même temps un comportement qui ne plaira pas auprès de ses alliés, prendre le plaisir d’attaquer ses adversaires avant les combats n’est plus dans les valeurs du clan, ce petit ignorant.

L’apathie et la fourberie de Jay White prend forme lors du G1 Climax – il se retrouve avec son leader dans le même block, suscitant ainsi la curiosité où tout le monde se demande « va-t-il trahir Okada ? », ce fut le cas. Lors de leur combat, White asséna un gentil coup de chaise et un low-blow au Rainmaker pour s’assurer la victoire, s’attirant les foudres de tout le clan.

La trahison a lieu le 23 septembre lors de Destruction in Kobe lorsque après la défense de contrat de Hiroshi Tanahashi face à Kazuchika Okada que Jay White apparaît et attaque son leader avec l’aide de son manager Gedo, créant ainsi une immense onde de choc sur la scène japonaise, Gedo est considéré comme l’homme qui a révélé le Rainmaker au grand monde, on vous laisse comprendre pourquoi la trahison était une énorme surprise.

Switchblade rempile à King of Pro-Wrestling où après sa défaite face à Tanahashi pour le même contrat, il l’attaque avec l’aide du Bullet Club OG, les japonais étaient tellement sidérés de voir ça, on entendait les mouches volaient – mais ce n’est juste qu’au moment où Kazuchika Okada débarque à son tour pour sauver son plus grand rival, en vain, la supériorité numérique des adversaires eut raison de lui. CHAOS implose et le Bullet Club est rentré dans une nouvelle ère.

Dès lors, White provoque Okada lui répétant qu’ils peuvent s’affronter à n’importe quel moment, n’importe où – ça tombe bien, il y a Wrestle Kingdom 13 le 4 janvier prochain.

LA CHÈVRE INGOUVERNABLE 

Une rivalité elle aussi haute en couleurs mais considérée comme l’une des meilleures de l’année – Chris Jericho s’est bien amusé au Japon en 2018, défiant Kenny Omega pour son championnat US à Wrestle Kingdom 12 et attaquant Tetsuya Naito le lendemain à New Year’s Dash en laissant l’ingouvernable inerte et en sang au centre du ring.

Et depuis, plus aucune nouvelle, personne ne savait si Y2J allait revenir ou si le combat face à Omega n’était qu’un one shot – entre-temps, Naito a remporté le championnat Intercontinental des mains de Minoru Suzuki le 29 avril dernier lors de Wrestling Hinokuni. Intercontinental et Chris Jericho, deux choses qu’on lient très facilement – le G.O.A.T apparaît alors à Wrestling Dontaku en attaquant une nouvelle fois son rival une fois que ses alliés ingouvernables ont quitté le ring, seul EVIL parviendra à chasser Jericho du ring.

Une confrontation explosive attend donc les deux hommes à Dominion où Jericho terrasse le champion sans aucune vergogne et remporte aussi le titre, au calme.

Jericho défend pour la première fois son titre avec succès face à EVIL lors de Power Struggle, mais ça ne lui suffisait pas et il continue d’attaquer son challenger avant que Naito vienne porter secours à son coéquipier et réclamant au passage son rematch face à Y2J, qu’il refuse, évidemment.

Mais la promotion nippone n’est pas de cet avis qui nous offre pour le 4 janvier le volume II de Chris Jericho contre Tetsuya Naito, un affrontement qu’il donne lieu à des promos hilarantes depuis maintenant quelques semaines.

THE BEST BOUT MACHINE CONTRE THE ACE – DUEL SUR LE TOIT DU MONDE

Un combat certainement attendue mais dieu sait qu’il fut inentendue – Kenny Omega, l’homme qui a défait Kazuchika Okada et ses sept cents vingts jours de règne en tant que champion poids lourds de la promotion lors de Dominion 6.9 dans un combat déjà considéré comme le meilleur de l’Histoire et long de soixante-cinq minutes face à la légende de la promotion, celui qui est revenu au sommet et qui a remporté le G1 Climax 28 dans un affrontement tout bonnement légendaire face à Kota Ibushi, ça ne peut qu’être Hiroshi Tanahashi.

Sans build-up particulier, le combat risque sans doute d’abuser de vos sentiments et de vos émotions, sans en oublier la technique mais surtout la symbolique qu’il représente. Cela peut être la confirmation de la star qu’est dorénavant Kenny Omega et le dernier tour de piste de Hiroshi Tanahashi comme il est peut-être celui qui remettra l’Ace au sommet et donnera un énorme flou quant au futur du Cleaner.

Une chose est sûre, les deux hommes vont offrir au Tokyo Dome tout l’étendue de leurs talents respectifs, des pleurs de joie ou de tristesses vont couler, à vous de choisir. Appréciez, appréciez ce noble art qu’est notre discipline. Notre art qui nous fait sourire, pleurer ou nous mettre en rage, tel est l’objectif.

Mais avant de finir, la New Japan Pro-Wrestling nous a offert l’ultime match de l’année, une confrontation en équipe – la première composée des challengers Will Ospreay et Hiroshi Tanahashi face aux champions Kenny Omega et Kota Ibushi, les Golden Lovers. Rien que ça, et pour encore faire baver, Dave Meltzer a attribué sa note maximale de cinq étoiles pour ce match, enjoy.

Novices comme puristes de la promotion nippone, prenez du plaisir. Wrestle Kingdom 13 sera la meilleure porte d’entrée pour un novice de découvrir l’étendue et les traditions du puroresu, aussi jolies soient-elles. Le catch est certainement l’un des meilleurs divertissements sportifs qu’il puisse exister, si ça ne serait le meilleur. Appréciez et rêvez comme pour la première fois que vous avez regardez notre art.

« J’ai tant rêvé, j’ai tant rêvé que je ne suis plus d’ici. »

Léon-Paul Fargue.

Soyez fiers d’être fans de catch.

 

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Huit ans de passion pour des combats d'hommes en slips parfois fluo. Une passion inébranlable.

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