NJPW x ROH – G1 Supercard, entre affrontements au sommet ou soporifique.

Cela faisait soixante-neuf ans qu’une promotion autre que la WWE n’avait pas investi le mythique Madison Square Garden. Le 6 avril denier a été pour la New Japan Pro-Wrestling et la Ring of Honor, l’occasion de présenter au monde leur plus show jamais produit sous la bannière de ces deux promotions : G1 Supercard. Oscillant entre confrontations épiques ou d’autres soporifiques, il est néanmoins certain que ce G1 Supercard a fait parler, qu’en bon qu’en mauvais.

OSPREAY MIS A NU POUR LE STUDIO JENNY ET RUSH PORTE TELLEMENT BIEN SON NOM.

Dans un Garden déjà chaud bouillant après l’Honor Rumble remporté par Kenny King (il a éliminé The Great Muta et Jyushin Thunder Liger le sagouin), c’est le champion NEVER Will Opsreay qui ouvre le bal suivi bien entendu de son adversaire Jeff Cobb, champion de la télévision de la Ring of Honor, le tout dans un Winner Takes All, la stipulation vedette de ce WrestleMania week-end on dirait, hum. Il y a avait tout ce qu’on demandait d’un opener : mettre en feu le public pour la suite du show tout en sortant une excellent prestation. Et ce fut Jeff Cobb qui est parti de New York City avec les deux ceintures. Fans de catch français, il va falloir attendre le 21 avril prochain pour voir ces deux ceintures sur notre territoire. 

Les lustres du Studio Jenny déjà en sueur.

La CMLL, une promotion mexicaine s’est aussi invitée à la partie où cette dernière a envoyé sa tête d’affiche, RUSH affrontait celle de la Ring of Honor, Dalton Castle. Était-ce vraiment un combat de catch ? Quinze secondes où RUSH atomise Castle de plusieurs dropkicks dans le coin pour remporter l’affrontement. RUSH porte bien son nom. Un combat qui n’a juste servi au heel turn de Dalton Castle sur ses Boys, nettement oubliable.

Bon.. bah… voilà quoi.

WOMEN OF DISHONOR ET BASTON A LA NEW-YORKAISE.

Pour l’unique combat féminin de cette soirée, que l’ennuie fut. Dix minutes soporifique où Kelly Klein s’adjugera son deuxième titre de championne féminine de la ROH des mains de Mayu Iwatani. L’intérêt du combat se base sur l’après match où le public verra les débuts de Angelina Love et Velvet Sky venues tout droit d’Impact Wrestling, commencer à compter les moutons.

Elle est sûrement parti à la recherche des étoiles de Meltzer.

Coup de tonnerre dans le Garden : Juice Robinson a subit une attaque avant son affrontement contre Bully Ray et est inapte à combat. La star de la ECW débarque et clame alors que personne ne peut le battre tout ça tout ça, une promo classique de heel. Soudain, la musique d’entrée de Flip Gordon retentit, notre homme effectue son retour d’une grave blessure contractée au genou il y a quelques mois de cela.

Arrive alors les alliés de Bully Ray : Shane Taylor et Silas Young mais ce bon Flip n’est pas venu seul, Mark Haskins débarque à son tour accompagné de Juice Robinson, qui a eu le temps de se remettre, wowowow. Et nous voilà partis sur un Street Fight à trois contre trois, tout ce qu’il y’a de plus classique où l’on voit les gentils de l’histoire repartir vainqueurs, on s’endort du côté de Baltimore.

Pas mal le nouveau Star Wars.

 LES JUNIORS RÉGALENT ET LES GUERRIERS ONT UNE BELLE DESTINÉE  

La New Japan Pro-Wrestling effectue enfin son retour sur la carte de G1 Supercard, ENFIN. Après une première partie de show assez pauvre, c’est à partir de la seconde moitié que tout se déroule.

Après l’échec de Will Opsreay face à Jeff Cobb, c’était le moment pour Taiji Ishimori pour redorer le blason de la promotion nippone. Ce dernier défendait son championnat Junior Heavyweight face à Dragon Lee et Bandido. Un bijou des combats de poids-légers, long de presque dix minutes, les trois protagonistes ont su mettre le public dans leurs poches tout en offrant un beau spectacle. Ce sera Dragon Lee qui ressort vainqueur du combat et qui met fin au règne de Taiji Ishimori. Mais on oublie toujours pas Hiromu, monsieur Lee.

On appelle ça un Coup d’Etat, n’est-ce pas monsieur Archer ?

S’en suit un joyeux bazar pour rester poli. Une nouvelle fois un Winner Takes All pour les titres par équipes de la Ring of Honor et de la New Japan Pro-Wrestling qui opposaient Tama Tonga & Tanga Loa, EVIL & SANADA, PCO & Brody King et enfin Jay & Mark Briscoe. Un combat de moins de dix minutes où chaque équipe a eu sa chance de briller mais au final ce seront les frangins samoans qui raflent la mise avant que le combat ne devienne un Five-Way avec… on déconne, bien entendu.

Tony Stark souhaite récupérer ses casques les gars.

SABRE JR. PLIE TANAHASHI ET IBUSHI FAIT EXPLOSER LE GARDEN

Tout comme la CMLL, la Revolution Pro-Wrestling passe faire un petit coucou grâce au titre British Heavyweight détenu par Zack Sabre Jr. Ce dernier défendait son or face à nul autre que l’Ace, Hiroshi Tanahashi qui au passage l’a battu en quart de finale de la New Japan Cup, c’est encore un peu électrique entre les deux, voyez-vous.

La quinzaine de minutes de combat verra Sabre Jr. pliait comme à son habitude le corps de Tanahashi et celui-ci abandonnera même. T’aurai dû le faire abandonner à la Cup aussi mon cher Zack.

Ostéopathe de qualité.

Le showstealer de la soirée, c’est dit. Kota Ibushi et Tetsuya Naito ont enflammé le Madison Square Garden dans un combat pour le titre Intercontinental de l’ingouvernable.

Un nouveau combat où on se pose cette éternelle question : « Kota Ibushi est-il humain ? » tellement il enchaîne des bumps suicidaires sur sa nuque, continue comme ça et tu perds un Casket Match contre la Vie à quarante ans mon Kota. Malgré tout, la Golden Star s’impose de son Kamigoye en pleine face de Naito pour s’octroyer son premier titre de champion Intercontinental et provoque l’une des plus grosse ovations de la soirée. Signer en full-time porte ses fruits.

Tu seras plus aussi TRANQUILO à la fin du combat, Tetsuya.

TAVEN AU SOMMET ET OKADA REPREND SON TRÔNE 

Le combat principal sous la bannière Ring of Honor : un combat à trois pour le compte du titre mondial de la Ring of Honor, le champion Jay faisait face à Matt Taven et Marty Sucrll, qui a reçu la plus grosse ovation de la soirée, le Garden a failli cassé les mecs. Et pour pimenter tout cela, la promotion de Baltimore nous a pondu un Ladder Match.

Un festival d’échelles sponsorisée par Brico Dépôt qui a vu Matt Taven s’imposait et remporter son premier titre de champion mondial, classe.

Marty Scurll honore ses origines portugaises avec passion.

Qui de mieux pour clôture le bal au Madison Square Garden ? Kazuchika Okada, évidemment.

Le vainqueur de la dernière édition de la New Japan Cup faisait face à sa nemesis et champion IWGP poids lourde en la personne de Jay White, le climax de la rivalité entre les deux hommes.

Un combat sensationnel où Jay White sort des nearfalls venues de nul part, les réactions du Rainmaker sont à voir, magique. Finalement, Switchblade n’aura servi que champion de transition pour installer un cinquième règne pour Kazuchika Okada, dans une salle en délire.

« Merci Kenny de t’être barré mon pote ! »

Cinq heures. Ce fut la durée de G1 Supercard. Certains se sont plaints des sept heures de WWE WrestleMania mais cinq heures sont aussi dures à encaisser. La longueur des shows de catch sont à discuter, c’est un fait. Surtout si votre produit est soporifique.

A très vite sur notre média.

Soyez fier d’être fan de catch.

A propos de l'auteur

Huit ans de passion pour des combats d'hommes en slips parfois fluo. Une passion inébranlable.

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