Norbert Feuillan, du pays du Soleil-Levant à la Dynamite

Même si la scène française retrouve enfin ses lettres de noblesses depuis maintenant quelques années, il en est de même pour les commentaires francophones. Parmi le duo iconique de Christophe Agius et de Philippe Chéreau se cache d’autres hommes passionnés et passionnants tels que Alain Mistrangélo & Norbert Feuillan, que nous avons rencontré pour la seconde fois. Et le moins qu’on puisse dire est qu’en une année écoulée, tout a absolument sourit à notre ami bordelais.

Salut Norbert, peux-tu te présenter pour les gens qui ne te connaissent pas encore ?

Je suis commentateur de catch sur le service de streaming officiel de NJPW, NJPW World, la plus grosse promotion de catch au Japon et désormais je présente également Dynamite sur la chaîne Toonami, l’émission phare de la toute nouvelle structure américaine de All Elite Wrestling qui fait sensation depuis maintenant quelques mois.

On a appris il y a peu que AEW arrivera sur nos écrans, sur la chaîne Toonami, et sera commenté par Alain Mistrangélo et toi. Un mot sur cette nouvelle aventure ?

C’est un moment très important dans l’histoire du catch américain. AEW représente pour beaucoup de fans de longue date une alternative sérieuse à ce que nous avons l’habitude de voir sur nos écrans depuis une vingtaine d’année. Je suis très heureux de représenter ce renouveau du catch américain avec Alain Mistrangelo auprès de la communauté francophone. Il est important pour nous également que les shows d’AEW en français seront accessibles par tous, puisque qu’ils seront diffusés sur YouTube une semaine après leur première diffusion TV en France.

Récemment, on a également vu l’arrivée de NJPW sur J-One, toujours commentée par Alain et toi. Les fans se retrouvent donc actuellement avec un catalogue important de catch sur les médias français. Penses-tu qu’il est vraiment important de diversifier l’offre en matière de catch ?

C’est capital. Il n’existe pas qu’une seule manière de produire du catch. Il n’est jamais trop tard pour éveiller sa curiosité et aller voir ailleurs pour se rendre compte qu’il y a toujours quelque chose pour nous satisfaire. C’est assez jouissif de savoir qu’en 2019, l’offre est plus diversifiée que jamais. Tout le monde y gagne, et surtout les fans.

Selon toi, quelle est la réelle plus-valu de AEW sur les autres promotions de catch ?

AEW tient à proposer une alternative crédible notamment pour les amateurs de catch qui se sont lassés du produit qu’ils suivent depuis leur plus jeune âge. La plus-valus de AEW et de leur émission Dynamite est un condensé de ce qui se fait de mieux partout à travers le monde. Le catch est de nouveau pris au sérieux, ils promeuvent des talents mexicains et japonais, particulièrement en matière de catch féminin de façon très appuyée. Egalement, nous avons récemment vu les débuts de Shanna, une catcheuse portugaise qui réside en France depuis très longtemps que tous les fans de notre pays connaissent et ont envie de soutenir. AEW propose réellement une diversité et une exclusivité irréprochable et rare par rapport à ce qui se fait ailleurs.

Tu fais ce métier de commentateur de catch depuis de nombreuses années. On t’a vu commenté entre autres, la Dragon Gate, ROH, NJPW et maintenant AEW. Comment es-tu arrivé à faire ce métier ?

Je regarde du catch depuis que j’ai 5 ans, j’y ai consacré la majeure partie de ma vie. J’ai commencé par lancer le premier podcast sur le catch en France en 2008, puis j’ai été contacté pour commenter et présenter du catch en direct sur les rings, puis ça a été l’effet boule de neige, j’ai passé un casting pour AB Productions qui voulait diffuser Dragon Gate (du catch japonais) en 2011 sur leur chaîne Mangas et après un parcours en montagnes russes on en est là aujourd’hui.

Avec ces années d’expérience, on imagine évidemment que tu as de nombreux souvenirs qui sont gravés dans ta mémoire. Si tu devais partager avec nous l’un des souvenirs les plus marquants de ta carrière, lequel serait-ce ? 

Travailler sur un show à Metz en 2010 avec Raymond Rougeau et Jean Brassard, qui étaient invités pour participer au spectacle. Ils étaient les commentateurs de la WWF sur Canal+ dans les années 90, c’est avec eux que j’ai grandi et ce sont eux qui m’ont donné envie de faire ce métier. Passer la journée avec Raymond et Jean, recevoir leurs conseils, leur validation, leurs encouragements et mon souvenir le plus fort sans aucun doute.

Outre ton métier de commentateur, on devine que tu es resté un passionné de catch avant tout. Quel est ton premier souvenir d’enfance en matière de catch ?

Ca n’est pas exactement le premier mais le moment qui m’a définitivement marié à ce milieu pour toujours c’est Shawn Michaels qui trahit Marty Jannetty et le fait passer à travers une vitre en 1991. Les Rockers étaient mon équipe préférée et ce grand traumatisme dans ma vie a été ma première émotion très forte devant un poste de télévision. Un « poste », oui, je suis vieux.

Le mot de la fin Norbert ?

PNEU.

Cette interview a été réalisé par Lucas Charpiot, étudiant à l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille. Lucas fait parti de l’un des journaux de l’école, dénommé le « Pépère News », connu à travers toute la ville lilloise. Retrouvez les à cette adresse : https://www.peperenews.fr/ ainsi que sur Twitter n’oubliez pas de leur faire une bise de notre part. Par ailleurs, suivez l’ami Lucas sur Twitter : @LuckyStarG, il mérite c’est un mec cool.

A propos de l'auteur

Neuf ans de passion pour des combats d'hommes en slips parfois fluo. Une passion inébranlable.

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