Notre parcours rêvé du Tour de France

Demain, le Tour de France 2019 dévoilera ses contours. A cette occasion, la rédaction cyclisme de WeSportFR sort le grand jeu. Voici notre parcours rêvé du Tour de France. Beaucoup de mauvaise foi, des graphismes digne d’Avatar… On vous aura prévenu. Bonne lecture !



La première semaine

Étape 1 : Porto-Vecchio – Bastia – 206 km. Il fallait choisir un grand départ, souvent en désaccord, et avec difficulté à en inventer un. On a choisi de prendre le départ du 100ème tour de France en 2013, suspens, moments inoubliables avec le bus qui casse l’arche d’arrivée lors de ce grand départ en Corse. C’est pour nous, c’est cadeau.

Étape 2 : Bastia – Ajaccio – 150 km : On continue le triptyque corse, que cette étape traverse d’est en ouest et de nord au sud pour rejoindre les deux préfectures de la région. Une étape pas de tout repos.

Étape 3 : Ajaccio – Calvi – 152 km : Typiquement une étape de baroudeurs ! Pour cette dernière étape ilienne, il y aura du vent de côté, un col de 4è catégorie, 2 autres de troisièmes, et un petit dernier classé en 2è catégorie pour faire couler tout ça. De quoi distribuer quelques points au classement de la montagne, et surtout piéger les plus fébriles en ce début de Tour.

Étape 4 : Nice – Cannes – 34 km : Le premier des deux contre-la-montre de notre parcours rêvé. Et il sera réservé aux spécialistes ! Un tracé qui suit la Méditerranée, et pas de grande difficulté sinon celle de devoir composer avec la brise marine. Une nouvelle occasion pour les ambitieux du général de se distinguer de creuser des écarts.

Étape 5 : Marseille – Gap – 191 km : C’est une étape vallonnée que les purs sprinteurs et leurs équipes auront du mal à contrôler. Elle est promise à un coureur rapide, capable de puncher et avec une intelligence de course au-dessus de la moyenne.

Étape 6 : Gap – Valence – 158 km : La dernière difficulté du jour est suffisamment loin de la ligne d’arrivée pour que les purs sprinteurs aient toutes leurs chances à Valence. Ceux qui lorgnent sur le maillot à pois auront quelques points à grappiller.

Étape 7 : Valence – Mende – 186 km : Dans la rédac, on confesse une très grande affection pour la montée Jalabert. On ne pouvait donc pas passer à côté de ce qui se fait de mieux (et de plus classique, c’est vrai) dans le genre final pour puncheur. Pas une étape décisive pour la maillot jaune, mais un final spectaculaire dans laquelle les Français ont l’habitude de briller.

Étape 8 : Mende – Mont Dore – 168 km : On ne va que très rarement descendre en-dessous des 1000 mètres et, sans qu’il n’y ait d’autres difficultés répertoriées que celles du début et du Mont-Dore, on ne va pas cesser de grimper et descendre. Une étape que des hommes partis de loin auront de bonnes chances de remporter.

Deuxième semaine

Étape 9 : Biarritz – Barrage de Castillon – 225 km : Vous ne connaissez pas cette arrivée ? Pourtant si, même très bien, puisque c’est tout simplement la première partie de l’ascension du Col du Tourmalet. Col raccourci pour attaques plus osées ? Un lendemain de journée de repos, ça risque de ne pas plaire à Thibaut Pinot !

Étape 10 : Tarbes – Plat d’Adet – 146 km : Un duo Peyresourde – Pla d’Adet, oui on fait court mais efficace. Seulement deux étapes pyrénéennes mais l’essentiel y est avec cette double ascension redoutable et redoutée.

Étape 11 : Foix – Albi – 155 km : Est-ce que les sprinteurs auront digéré l’enchainement des étapes de montagne ? En tout cas, des hommes rapides auraient tout intérêt à tenter leur chance dans le final de l’étape, car il se pourrait que l’enchainement Peuresourde-Plat d’Adet ait fait des dégâts chez les gros mollets du peloton.

Étape 12 : Rodez-Clermont – 220 km : La journée va être longue dans le peloton ! Un final réservé aux sprinteurs qui n’auront pas eu tant d’occasions que ça de briller dans ce Tour. Une occasion qu’ils ne laisseront sans doute pas passer.

Étape 13 : Vichy – Saint-Amand Monrond – 181 km : Un peu de répit ? Attention, Saint-Amand-Montrond nous offre toujours de belles surprises, notamment en 2013 avec une course de bordures très passionnante. Si le tracé est différent de 2013, il n’exclus pas la côté de Bruère-Allichamps, rampe de lancement pour le final.

Étape 14 : Nevers-Magny-Cours – Dijon – 180 km : On traverse la Bourgogne, en partant pour un sprint comme des bolides et ça tombe bien, le départ est donné depuis le mythique circuit de Nevers Magny-Cours.

Étape 15 : Dijon – La Planche des Belles Filles – 171 km : Découvert en 2012 par le Tour de France, l’ascension vosgienne n’en finit plus de plaire aux organisateurs du Tour. Et à nous aussi ! Décisif en 2012 et en 2014, la côte hors-catégorie pourrait bien, de nouveau, faire la différence entre les meilleurs.


Troisième semaine

Étape 16 : Lyon – Annecy – 152 km : Une fois passé le Mont du Chat, il restera 30 kilomètres aux retardataires pour revenir sur les meilleurs. Peut-être pas de quoi faire la grande décision au général, mais sûrement de quoi user des organismes qui vont être mis à rude épreuve toute la semaine.

Étape 17 : Annecy – Semnoz – 120 km : On s’est basé sur l’étape du Tour 2013 pour la concocter. Nairo Quintana s’était imposé en haut du Semnoz au terme d’une étape spectaculaire, animée, entre autres, par Pierre Rolland et Christophe Riblon. Il y a de la casse, il y a de la sueur, et il y aura des larmes. Il y aura surtout un podium qui commencera à se dessiner…

Étape 18 : Albertville – Alpe d’Huez – 194 km : Et si Tejay Van Garderen prenait finalement sa revanche ? Impossible pour nous d’imaginer un Tour de France digne de ce nom sans l’Alpe d’Huez. Un sommet mythique promis à un pur grimpeur et qui devrait favoriser une course de mouvements.

Étape 19 : Grenoble – Digne les Bains – 190 km : La définition même d’une étape de transition. Après l’Alpe et avant l’épreuve reine qui décidera de tout, Digne les Bains devrait accueillir un groupe de courageux partis tôt dans cette 19è étape, la dernière alpestre.

Étape 20 : Carpentras – Mont Ventoux – 36 km : La dernière fois que le Tour a grimpé le Ventoux lors d’un contre-la-montre, c’était en 1987, et Jean-François Bernard l’avait emporté. On a repris le tracé exact de celui de 1987 pour un final explosif entre les costauds. Du suspense à tous les étages, des défaillances, des coups de grisou, des tout-à-droite, et des images à couper le souffle. Qu’est-ce que vous voulez de plus ? Le vainqueur de ce Tour de France y sera, forcément, bien classé.

Étape 21 : Roubaix – Paris – 250 km : La dernière étape fait honneur au Nord de la France si peu visité. Il reprend le tracé mythique, mais inversé, de la classique française. Pas de quoi tout tournebouler au général, mais peut-être des coups à tenter pour des malins ? On n’ose à peine y croire…

Finalement, notre Tour de France rêvé n’invente rien. Il ne fait que reprendre la recette de Tours de France que nous avons tant aimés, et qui auraient tendance à disparaitre. Le Tour de France doit être une course animée, et pas que dans son final. C’est pour ça qu’on l’aime, et c’est comme ça que la magie entre lui et nous ne disparaitra pas.



A propos de l'auteur

Le sport est la seule et unique chose qui me procure autant d'émotion que l'amour, sûrement parce que je suis amoureux du sport. Parfois il me le rend bien.

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