Nuit folle : Zoom sur 4 matchs

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Ligue 1

La nuit qui vient de s’écouler fut totalement dingue. Entre surprises et overtime, pas le temps de s’ennuyer. Voici un debrief de 4 matchs qui furent plus que sympathique à regarder.

Surprise surprise :

La nuit fut remplie de matchs surprenants mais c’est sur 2 d’entre eux que nous allons nous arrêter aujourd’hui.

Tout d’abord direction l’Indiana où les Pacers recevaient les Pistons. Les Pacers ont autant surpris en tout début de saison que les Pistons sur tous leurs matchs. Placés deuxièmes à l’Est et ayant connu une défaite contre les Bucks, les joueurs de Detroit se ramenaient tout énervés à Indianapolis. Bon début de match pour Detroit. 9 points d’avance pris en premier quart temps qui se transformeront en 11 à la mi-temps.

Les Pacers subissent mais s’accrochent pour ne pas figurer trop loin derrière les Pistons. Un troisième quart disputé qui laissera tout de même Detroit à +10 avant le début de dernier quart. Les Pacers y croient encore et vont tout donner lors de ces 12 dernières minutes. Pourtant le quart temps commençait mal pour eux, petit 3 de Luke Kennard pour fixer le score à 84-71. Fixer pas vraiment puisque ce dernier ne va faire que de se débattre. Tout d’abord les Pacers vont revenir à 1 point à un peu plus de 8 minutes de la fin grâce notamment aux 3 points importants d’Oladipo et de Bogdanovic: 84-83. Mais les Pistons se reprennent en main et scorent à nouveau, cette fois-ci les Pacers ne se feront pas avoir et vont suivre, difficilement, leur adversaire. Et c’est à 3 :10 que tout bascula pour les Pistons. 97-95, 3 points de Darren Collison pour que son équipe passe devant puis l’envolée des Pacers.

Les Pistons se réveilleront après 2 minutes de souffrance mais c’est trop tard, le mal est fait. Victoire inattendue des Pacers sur le score de 100-107. Petit double-double de 12 points et 10 rebonds pour Domantas Sabonis, gros double-double pour Victor Oladipo avec 21 points et 15 rebonds. Double-double également pour Drummond 15 rebonds mais seulement 11 points, un petit peu plus d’apport offensif de sa part aurait été bienvenu à Detroit.

C’est désormais à Chicago où nous nous rendons pour jeter un œil sur le match des Bulls. Seulement 2 victoires pour eux sur ce début de saison avant de recevoir les Hornets. Match facile pour les Hornets qui ont besoin de la victoire lors de ce genre de match s’ils veulent aller chercher les PlayOffs. Kemba Walker va être majestueux et rien ne semblait pouvoir l’arrêter en attaque. Les Bulls vont tout de même tenir bon jusqu’à la mi-temps et c’est à la reprise que les Hornets vont sévir : +9 à la fin du troisième quart temps.

« Le match est plié, une équipe comme les Bulls ne peut pas rattraper un écart comme ça, les Hornets vont gérer » se dit-on. L’équipe de Chicago avait un tout autre discours en tête, celui du courage, de l’envie et de la remontée. Les Bulls vont se battre et recoller rapidement à 98-98. Décidés à ne plus se faire mener. Kemba Walker est toujours intenable mais les Bulls sont là et suivent le rythme.Et c’est alors qu’il ne reste que 2:03 sur le chrono Justin Holiday va planter un gros 3 points stepback. C’est le moment. Les Bulls vont se positionner devants au score. 120-121, 3 secondes à jouer et la balle aux Hornets qui peuvent reprendre l’avantage au dernier instant. Mais bien que superbe tout le long du match ; 47 points, 6 rebonds et 5 passes décisives ; Kemba va louper son lay-up. Faute obligatoire pour stopper le temps mais Markkanen marquera ses deux lancers.

Dernière chance pour Kemba à 3 qui loupe de nouveau. 120-123 pour les Bulls qui goûtent à nouveau à une victoire, pas facile de gagner. La clef de cette réussite : 6 joueurs à 10 points ou plus dont 2 à plus de 20 points.

Gros matchs :

A San Antonio on savait que le match n’allait pas être simple contre cette équipe du Thunder. Même si le Thunder n’est pas aussi efficace que possible ce n’est jamais facile de le jouer. Les Spurs vont d’ailleurs disparaître de suite et se faire mener lors du premier quart temps. Passer de 14-13 à 32-13 en 4 minutes c’est jamais bon signe. Mais les Spurs vont revenir petit à petit jusqu’à égaliser en fin de troisième quart, 78-78. La fin de match promettait d’être tendue et ce fut le cas.

Alors que les Spurs avaient pris 3 points d’avance, dans un brouillon mêlant pertes de balle, rebonds offensifs sur lancers et tirs forcés, la balle était dans les mains de Paul George qui tente une passe qui ne passe pas justement. Bon rattrapage tout de même pur lui qui intercepte la balle dans les mains de Ginobili presque instantanément après son erreur. L’ancien doit faire faute pour éviter la contre-attaque et PG se retrouve donc sur la ligne des lancers. Le premier rentre mais le deuxième non. Il se jette sur son propre rebonds et catch la balle, remonte au cercle et provoque à nouveau une faute. 1 sur 2 encore une fois, et 1 points de retard à 30 secondes du buzzer.

Les Spurs mettent leur attaque en place, font tourner la balle qui arrive dans les mains de Dany Green à 3, loupé pour l’arrière. Le rebond arrive dans les mains de LaMarcus Aldridge qui marque sans se poser de question. Le Thunder doit jouer le 3 points pour forcer l’overtime. Alex Abrines prend le shot, loupé mais le rebond est pour Westbrook qui ressort sur Paul George qui échoue à son tour. Westbrook est encore sous le cercle et récupère une nouvelle fois la balle qu’il donne cette fois-ci à Melo. Melo se libère de son défenseur et prend le tir, dedans ! Seulement les arbitres doutent et demandent vérification vidéo dans le but de savoir si Carmelo était bien à 3. Terrible désillusion pour le Thunder lorsque l’on s’aperçoit que le bout du pied d’Anthony touche la ligne, 2 points seulement.

Alex Abrines ne va pas faire faute et va surtout faire perdre 2 précieuses secondes à son équipe qui, après le passage de Pau Gasol qui convertira ses deux lancers, n’aura plus que 2 secondes pour jouer le 3 points. Russell veut prendre les choses en main et tente à son tour le shot, ça ne rentrera pas et c’est au sol et dépité que se retrouve le MVP de la saison dernière qui s’en sortait mieux avec des manchots.

La deuxième grosse rencontre se déroulait dans l’Ohio

A Cleveland plus précieusement, où un match opposant les Cavaliers aux Clippers allait avoir lieu. Les Cavs commencent à démarrer doucement la machine alors que les Clippers ne font que perdre, grosse série de défaites pour eux. Pourtant les Clippers ont de quoi inquiéter, dans le domaine intérieur surtout.Le match va être serré du début à la fin. Les Clippers vont prendre un léger avantage en fin de match et se voient bien repartir avec la victoire. 103-99 pour les Clippers à 2 minutes de la fin du match, LeBron se dit que ce serait intéressant de prendre un 3, et pouf,103-102. Blake Griffin va louper un shot et le rebond sera à nouveau pour LeBron qui va se faire arracher le cuir par Griffin qui n’aura plus qu’à servir Lou Williams.

Élargissement un peu de l’écart et Cleveland se retrouve mené de 3 points. LeBron se retrouvent à nouveau à 3 avec la balle dans les mains, il prend le tir mais le loupe. Le rebond est pour Kevin Love qui va ressortir à nouveau sur LeBron. Personne ne monte sur le King qui dribble deux fois sur place, prend son temps, se concentre et shot, dedans et égalité à 45 secondes de la fin. Griffin, Wade et LeBron n’arriveront pas à marquer de nouveau et c’est un overtime qui débute. Le résultat va se dessiner assez rapidement. Entre gros rebonds, lancers, dunks, contres bien humiliants et re-lancers, Cleveland va dominer la prolongation de A à Z. Nouvelle déception pour les Clippers qui se voyaient bien repartir en sabrant le champagne. Et le MVP de la nuit est là !

MVP de la nuit :

C’est souvent lui, il loupe rarement ses matchs mais ce fait quelques fois voler la vedette. LeBron James à encore une fois été monstrueux. Le trophée fictif aurait pu être remit à Kemba Walker grâce à sa ligne de stats très honorable : 47 points à 63%, 6 rebonds et 5 passes décisives. Mais dans une défaite, surtout contre les Bulls, c’est tout de suite moins héroïque. LeBron ça ne rigole pas non plus : 39 points à 65%, 14 rebonds, 6 passes décisives et 1 interception pour 46 minutes d’intensité. En dehors des statistiques et des chiffres LBJ c’est aussi les deux plus gros shots de son match, voire de la nuit pour aller chercher l’overtime en plus d’être un énergisant non-négligeable pour ses camardes. Après ça certain remettent encore en cause l’aspect clutch de LeBron.

Alors oui, LeBron est clutch, oui LeBron est monstreux, oui LeBron est le meilleur joueur actuel de sa génération. À lui de prouver qu’il peut devenir le meilleur joueur de l’histoire, mais c’est un autre débat sur qui chacun à son avis. Ce qui est sûr c’est que LeBron n’est pas, comme certains le disent, un problème aux Cavs. Il est vrai qu’il prend souvent les commandes du coaching à la place de Tyronne Lue, mais quand on a ce gars en coach il vaut mieux que LeBron interviennent. Il sait très bien suivre les ordres lorsqu’il est géré par un vrai coach, clin d’œil monsieur Spoelstra.

Score de la nuit :

Pistons – Pacers : 100 – 107

Heat – Wizards : 91 – 88

Jazz – Nets : 107 – 118

Clippers – Cavaliers : 113 – 118

Knicks – Raptors : 84 – 107

Hornets – Bulls : 120 – 123

Thunder – Spurs : 101 – 104

TimberWolves – Mavericks : 111 – 87

Trail Blazers – Kings : 82 – 86

Pelicans – Nuggets : 114 – 146

Suns – Lakers : 122 – 113

Nathan CHATELAIN

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