Objectif Loujniki : Le Danemark

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Source : l'actu sport
Ligue 1

We Sport FR vous propose « Objectif Loujniki », en référence à la mythique enceinte moscovite récemment rénovée pour la Coupe du monde 2018 qui accueillera notamment la finale le 15 juillet prochain. Cette série livrera un focus sur les 32 pays participant au Mondial, par ordre croissant du classement FIFA d’avril 2018.

Aujourd’hui, à J-15 de la Coupe du Monde, place au Danemark, qui fait son retour dans la compétition phare.

Parcours en qualifications

Absent du Mundial 2014 au Brésil, puis de l’Euro 2016 en France, le Danemark avait à cœur de renouer avec une qualification pour une grande compétition internationale et surtout, de confirmer son retour en force parmi les équipes qui comptent dans le paysage mondial. Car oui, le Danemark est une vraie nation de football : portée par une génération dorée (Tommasson, Rommedahl, et les légendaires frères Laudrup) sur une période s’étalant du début des années 90 (champion d’Europe 1992) jusqu’au début des années 2000 (quart de finaliste de l’Euro 2004), les Rod-Hvide ont par la suite connu un énorme creux générationnel impactant leurs performances aussi bien au niveau des clubs que de la sélection.

Pourtant, la phase de qualifications ne fut pas un long fleuve tranquille. Dans une poule relativement accessible composée notamment de la Pologne, du Monténégro et de la Roumanie, principaux concurrents, et de l’Arménie et du Kazakhstan, les hommes d’Age Hareide ont alterné l’excellent (victoire écrasante face à la Pologne 4-0) et le très moyen, notamment lors de la défaite à domicile face au Monténégro. Portés par un Christian Eriksen en mode fuoriclasse, les Scandinaves devront attendre l’avant-dernière journée pour obtenir leur ticket pour les barrages et un match au cordeau au Monténégro, ponctué par une victoire 1-0 où le meneur de jeu de Tottenham, auteur du seul but de la rencontre, est un peu plus entré dans le ranking all-time des meilleurs joueurs de la sélection. Au final, le Danemark terminera avec 20 points (6V, 2N, 2D).

Confronté à l’Irlande en barrages, les Danois n’ont pas su faire la différence à domicile au match aller malgré de nombreuses opportunités (0-0), avant d’infliger une correction aux Irlandais lors du match retour (5-1), pour obtenir logiquement leur ticket pour la Russie.

Style de jeu

Traditionnellement axé sur un jeu très direct mené par des joueurs possédant un volume physique au-dessus de la moyenne qui a fait le succès passé de la sélection danoise, à l’image de la Danish Dynamite 92 de Richard Nielsen (qui fut l’un des instigateurs du rôle de pivot excentré), le Danemark 2018 marque une véritable rupture. Savant mélange entre expérience et jeunes de grand talent, l’équipe de Hareide s’est conformée au football actuel, avec davantage de jeu au sol et une exploitation des transitions, notamment offensive. En termes de profils, elle ressemble sur de nombreux points à l’Equipe de France de Didier Deschamps : un back four, mené par Simon Kjaer (ex-Lille) et constitué de deux centraux excellents dans le duel et de deux latéraux participant au jeu offensif. Au milieu, l’équipe est souvent organisée avec un double pivot composé de Kvist et de Delaney, évoluant en soutien de Christian Eriksen, véritable playmaker de l’équipe. La triplette offensive est quand à elle formée par un attaquant de pointe souvent cherché dos au jeu et à l’aise dans les duels (Jorgensen/Cornelius), et de deux ailiers particulièrement doués dans le 1v1, à savoir Pione Sisto (Celta Vigo) et Yussuf Poulsen (RB Leipzig).

De plus, le Danemark peut compter sur une vraie profondeur de banc proposant un niveau très homogène avec des joueurs comme Lasse Schone (Ajax Amsterdam), Riza Durmisi (Betis Seville) ou encore Martin Braithwaite (Bordeaux). Une qualité d’effectif qui permet une vraie adaptabilité tactique, comme en témoigne le barrage retour face à l’Irlande où le passage à une défense à trois a joué un rôle déterminant dans la fessée infligée à l’Irlande.

Line-up probable : Schmeichel – Ankersen, Christensen, Kjaer, Larsen – Kvist, Delaney – Cornelius (ou Poulsen), Eriksen, Sisto – Jorgensen

Le joueur à suivre

A l’instar d’une myriade de sélections outsider comportant un joueur majeur, il est évident que Christian Eriksen sera au cœur des attentions. Mais le meneur des Spurs de Tottenham est loin d’être seul. Comme évoqué précédemment, c’est une génération ultra talentueuse que la nation d’Andersen va pouvoir exhiber aux yeux du monde entier (avec entre autres, Andreas Christensen, Nicolai Jorgensen ou encore Kasper Dolberg).

Source : daily mail

Mais le véritable leader de cette génération dorée n’est autre que Pione Sisto. Le petit ailier gauche, d’origine sud-soudanaise, est un des plus beaux joyaux sortis au Danemark sur les dernières années. Poli et lancé par le Midtjylland, club phare du championnat danois, la « Perle Noire » a connu une progression exponentielle, et s’est révélé aux yeux du monde lors de la double confrontation face à Manchester United en Europa Ligue où il effectue deux prestations stratosphériques. Fou de football et véritable stakhanoviste du ballon, l’ailier de poche est devenu rapidement trop fort pour le championnat danois, et après moultes convoitises des plus grandes écuries européennes, c’est le Celta Vigo qui rafle la mise lors de l’intersaison 2016. Après un petit temps d’adaptation, Sisto s’est imposé comme un acteur majeur du Celta, sous Berizzo puis sous Unzué. Titulaire en sélection durant les éliminatoires, il s’est révélé comme l’un des détonateurs de l’animation offensive de l’équipe danoise. Même si jeune et encore perfectible dans sa prise de décision et sur sa rigueur tactique, le contexte immense entourant la Coupe du Monde donnera une vitrine parfaite à la Perle Noire pour briller de mille feux.

Le prono de la rédac’

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Tombés en compagnie de la France, du Pérou et de l’Australie, les Rouges et Blancs ont clairement une carte à jouer, à condition de régler des petits problèmes d’irrégularité. Dur au mal et extrêmement rigoureux dans la tenue du bloc, le Danemark posera des problèmes aux trois équipes qui l’accompagneront dans la poule C. Reste à savoir si la capacité en transition de cette équipe danoise saura faire la différence, notamment dans le face-à-face avec le Pérou qui devrait en toute logique déterminer du deuxième du groupe. En tout état de cause, le Danemark possède la qualité d’effectif lui permettant de viser le passage en phase à élimination directe, mais sa mauvaise gestion des temps faibles pourrait lui coûter cher.

Pronostic : 3e du groupe C.

Liste définitive des 27 :

Gardiens : Kasper Schmeichel (Leicester City/Ang), Frederik Rönnow (Brondby IF/Dan) ee Jonas Lössl (Huddersfield Town/Ang).

Défenseurs : Simon Kjaer (Sevilla/Esp), Andreas Bjelland (Brentford FC/Ang), Mathias ’Zanka’ Jorgensen (Huddersfield Town/Ang), Andreas Christensen (Chelsea/Ang), Jens Stryger Larsen (Udinese/Ita), Jannik Vestergaard (Borussia Mönchengladbach/All), Henrik Dalsgaard (Brentford FC/Ang), Jonas Knudsen (Ipswich Town/Ang) et Peter Ankersen (FC Copenhague/Dan).

Milieux  : Christian Eriksen (Tottenham Hotspur/Ang), Thomas Delaney (Werder Bremen/All), William Kvist (FC Copenhague/Dan), Lasse Schöne (Ajax/P-B), Lukas Lerager (Bordeaux/Fra), Mike Jensen (Rosenborg BK/Nor) et Michael Krohn-Dehli (Deportivo La Coruña/Esp).

Attaquants  : Nicolai Jørgensen (Feyenoord/P-B), Andreas Cornelius (Atalanta/Ita), Nicklas Bendtner (Rosenborg BK/Nor), Pione Sisto (Celta Vigo/Esp), Viktor Fischer (FC Copenhague/Dan), Yussuf Poulsen (RB Leipzig/All), Martin Braithwaite (Bordeaux/Fra) et Kasper Dolberg (Ajax/P-B)

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