Open d’Australie : entre perturbations et questions

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Alors que de violents incendies ravagent une partie de l’est de l’Australie, la première levée du Grand Chelem de l’année a débuté cette nuit à Melbourne. Entre malaises et polémiques du côté des acteurs, les organisateurs de l’Open d’Australie se retrouvent confrontés à un début de tournoi bien particulier.

 

C’est l’image qui a marqué cette première journée (nuit) de compétition. Dalila Jakupovic, n°180 mondiale, mène 6-4/5-6 au moment où elle s’écroule sur le sol du court où elle dispute son premier tour de qualification à l’Open d’Australie. En manque d’oxygène, la Slovène semble avoir du mal à reprendre sa respiration, et est contrainte à l’abandon quelques secondes plus tard. Des images qui ont fait le tour de la planète.

Alors qu’un ramasseur de balle a été victime d’un malaise plus tôt dans la journée, et que Maria Sharapova a déclaré forfait avant la fin de sa rencontre à l’exhibition de Kooyong (dans la banlieue de Melbourne), dénonçant des conditions de jeu “extrêmes”, la question de l’intégrité physique des joueurs revient inévitablement sur la table.

 

Les joueurs et joueuses se mobilisent

Les réactions des principaux concernés par ces conditions difficiles sur Melbourne Park n’ont pas tardé à fuser. Alors qu’un nuage de fumée toxique, significatif d’une qualité de l’air très dégradée, survole la ville du sud-est de l’Australie, Noah Rubin, Elina Svitolina, Steve Darcis ou encore Gilles Simon ont tenu à réagir sur l’absurdité que représente selon eux le fait de demander aux joueurs et joueuses de disputer leur rencontre, alors que les instances de la ville de Melbourne chargées de la sécurité ont demandé aux habitants de rester chez eux en raison d’un niveau de pollution dangereux.

Si Steve Darcis ou Gilles Simon ont employé l’ironie pour afficher leur sidération concernant les décisions de l’organisation, Lucas Pouille -forfait pour le tournoi et absent en Australie- a incité ses compères à ne pas se présenter sur les courts, ou du moins s’est questionné sur leur détermination à faire bouger les choses.

 

Des précipitations qui pourraient (un peu) soulager le pays

Alors que la tenue du Grand Chelem australien n’est pour l’instant pas menacée, le pays continue lui de périr sous les flammes, bien que de fortes précipitations prévues mardi donnent un regain d’espoir quant à l’amélioration de la situation en Australie, et donc à Melbourne.

Pour rappel, de violents incendies ravagent l’est du pays (écosystème, habitations…) depuis plusieurs semaines, conséquences directes d’une sécheresse record sur le sol australien en 2019, et renforcé par le phénomène de réchauffement climatique, événements météorologiques extrêmes qui ne devraient malheureusement faire que se renforcer au fil du temps selon certains scientifiques.

 

Crédit photo de l’image en Une : RTS

 

Grégoire Allain

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