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Open d’Australie (F) : Et si les favorites ne faisaient pas partie du top 10 ?

Crédits photo : Reuters

Malgré les difficultés de l’organisation liées à la pandémie de la covid-19, l’open d’Australie débutera ce lundi et le tirage au sort, comme à son habitude, n’a pas verni tout le monde. Des favorites aux outsiders, il va falloir se sortir des embûches de sa partie de tableau pour se saisir du Daphne Akhurst Memorial Cup.

C’est un secret de polichinelle : le circuit WTA est à la recherche d’une reine. L’absence de cette dernière fait croire à de nombreuses joueuses qu’elles peuvent aller au bout et les récentes épopées victorieuses dans les diverses levées du Grand Chelem confirment cette tendance. D’ailleurs, avant le début de la quinzaine australienne l’an passé, personne n’aurait parié sur une victoire de la jeune américaine Sofia Kenin encore moins sur la finaliste, l’hispano-vénézuélienne Garbine Muguruza qui traversait le circuit comme un fantôme depuis sa victoire à Wimbledon en 2017.

Pour cette nouvelle édition, des noms comme Karolina Pliskova, Simona Halep ou encore Ashleigh Barty résonnent dans les coulisses. Mais, si les favorites étaient des joueuses hors du top 10 ?

La reconquista de Serena Williams

 

Ayant déclaré forfait pour sa demi-finale après une qualification au forceps face à sa compatriote Danielle Collins au Yarra Valley Classic, la reine Serena veut de nouveau goûter à une victoire en Grand Chelem. Motivée et affutée, ce n’est pas ses 39 printemps qui vont l’empêcher d’écrire l’histoire en faisant enfin tomber le record de Margaret Smith-Court. Lors du tournoi de préparation, Queen S a montré de belles choses pendant ses matches et le niveau affiché est plutôt intéressant pour rivaliser avec les meilleures joueuses actuelles. Tête de série numéro 11, la dame aux 23 trophées du Grand Chelem débutera sa reconquista contre l’allemande Laura Siegemund, 51ème à la WTA.

Iga Swiatek, la perle polonaise

Espoir du tennis polonais, la lauréate de Wimbledon junior en 2018 a su efficacement faire la transition entre les catégories de jeunes et le haut niveau. Il lui a fallu deux ans d’apprentissage pour remporter son premier trophée sur le circuit : la coupe Suzanne Lenglen. Dans des conditions particulières, la jeune Polonaise a remporté le tournoi de Roland Garros en 2020 sans perdre le moindre set. C’est une performance à saluer et si elle affiche ce niveau sur le plexicushion australien, il sera difficile de l’arrêter. Elle commencera son tournoi face à la batave Arantxa Rus, 74ème à la WTA, qui l’avait déjà battu à Rome en septembre.

 

Elise et Garbine en outsiders

Devant affronter au premier tour la jeune canadienne Leylah Annie Fernandez (85ème à la WTA), Élise Mertens est dans une forme impressionnante. Sa victoire cette nuit au tournoi de Gippsland Trophy face à Kaia Kanepi est le signe d’une préparation réussie. La native de Louvain abordera donc le Grand Chelem australien dans un bon état d’esprit et elle essayera de faire mieux que sa demi-finale en 2018, sa meilleure prestation dans un tournoi majeur jusqu’à ce jour.

En ce qui concerne Garbine Murguruza (numéro 15 à la WTA), le retour au premier plan est son objectif phare. Pour cela, l’hispano-vénézuélienne met toutes les chances de son côté et sa défaite en finale du tournoi de Yarra Valley Classic face à Ashleigh Barty, numéro 1 mondial, ne changera rien à ses plans. Elle joue un beau tennis depuis son arrivée aux antipodes ce qui est de bon augure pour la semaine prochaine. Son tournoi débutera contre la russe Margarita Gasparyan, 125ème à la WTA.

Crédits Photo: La Nouvelle République

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