Football

Ligue 1 (J36) : Paris se heurte à Rennes (1-1) et voit Lille s’échapper

Paris pourra s’en vouloir. Devant à la pause, le PSG s’est effondré en seconde mi-temps, pressé par une équipe de Rennes enjouée. À la faveur d’un match de très bonne facture, le SRFC accroche le dauphin de Lille (1-1). Menés à la pause sur une décision discutable du corps arbitral, les joueurs de Bruno Génésio ont su trouver les ressources nécessaires pour revenir. Doku, Guirassy et Tait, très inspirés, ont réalisé un très bon match. Neymar a paru emprunté. 

Paris en mode diesel

Peut-être que la large victoire de Lille face à Lens vendredi soir trottait encore dans les têtes des Parisiens. Toujours est-il que les hommes de Pochettino ont eu du mal à se mettre dans le match. Ils ont pourtant eu la possession lors du premier quart d’heure, mais Rennes a su maintenir son bloc bien bas et homogène. En conférence de presse d’avant-match, Génésio déclarait que ses joueurs devraient être à “110%, 120% voire même 130%“. Jusqu’à la toute fin de la première mi-temps, le Stade rennais a presque fait jeu égal avec son adversaire. Doku et Guirassy étaient les deux dynamiteurs de l’attaque bretonne. Le jeune Belge profitait de sa permutation avec Bourigeaud pour faire mal à Kurzawa. Plusieurs fois lancé dans le dos de la défense, il ne pêchait qu’à la finition. Au contraire de Kean, très discret pour le PSG, malgré son but refusé pour un hors-jeu (39e).

Mais les Rouge et Noir n’ont pas été récompensés, voire même desservis par l’arbitrage. Alors que la mi-temps approchait, un centre de Di María trouvait de manière surprenante le latéral gauche français Layvin Kurzawa en position d’avant-centre. L’Argentin était d’ailleurs le Parisien le plus actif jusqu’à présent. À la lutte avec Aguerd, Kurzawa envoyait un missile dans la Vilaine, sans grande incidence au premier abord. Mais, alerté par la VAR, M. Buquet sifflait un penalty plus que généreux, que Neymar s’empressait de transformer (45e+6). Le pauvre Gomis n’y pouvait rien, bien qu’il touche le ballon du bout des doigts. Le portier rennais, qui portait un maillot en hommage à Christophe Revault lors de l’échauffement, réalisait pour l’instant une mi-temps de bonne facture.

Alors que Rennes semblait tenir la marque, un fait de jeu qui fera sûrement parler venait gâcher la fête. Avant cela, les deux équipes nous avaient offerts une mi-temps plaisante, aux occasions parfois rares mais belles. S’il fallait des preuves de cette partie équilibrée et plaisante, les 9 tirs de part et d’autre du rectangle vert en étaient de belles. Da Silva (défenseur central du Stade rennais), au micro de Canal+, semblait désabusé : “Sur l’action pour moi il défend. Si on ne peut plus essayer de contrer l’attaquant qui va tirer, on ne peut plus défendre. Faut arrêter. Même sur le coup l’arbitre lui a dit d’entrée. Si il va voir la vidéo c’est sur qu’à chaque fois il va voir un petit truc.”

Rennes avait du répondant

Pas affolés par le score, les joueurs de Génésio ont continué à jouer un football juste tout au long de la seconde période. Avec Marseille qui perdait contre Saint-Étienne dans l’après-midi, l’occasion était trop belle. Pas avares en efforts, les Bretons ont continué à se battre. Doku revenait avec les mêmes intentions qu’en première mi-temps, mais ratait le dernier geste (47e). Maouassa (52e) et Tait (67e) s’essayaient aussi à la frappe, mais Navas veillait bien. Finalement, la délivrance est venue de Guirassy, auteur de son 5e but sur les 6 derniers matchs. Sur un corner tiré côté droit par Bourigeaud, l’ancien Amiénois se défaisait de Diallo et plaçait une tête qui laissait le portier costaricien pantois (70e).

Rennes méritait clairement cette égalisation, mais ne s’en satisfaisait pas. À chaque récupération, les Bretons se portaient vers l’avant. Tait, précieux, envoyait souvent sur orbite Doku, véritable révélation de cette deuxième partie de saison. Et, comme à chaque fois que Paris sentait le vent tourner, les esprits s’échauffaient. Kimpembe voyait son match se terminer plus tôt que les autres pour une très vilaine faute sur Doku, synonyme d’exclusion. Derrière, une ultime parade de Navas empêchait le PSG de sombrer. Fluctuat nec mergitur, Paris ne coule pas, mais Paris s’éloigne encore un peu plus du titre. Lille n’a désormais besoin que de 4 petits points pour glaner un titre de champion de France qui lui échappe depuis 2011. Kean, pas inspiré ce soir, soulignait le “manque de chance” de son équipe. “On avait une bonne équipe, eux aussi. Il nous a manqué le dernier geste“, concluait-il.

https://twitter.com/ActuFoot_/status/1391500690774712326?s=20

Au terme d’un match plaisant, Rennes a tout donné pour accrocher Paris. Les Bretons peuvent se satisfaire de leur performance et reviennent à un point de Marseille, 5e. La course aux places européennes n’est pas encore finie, tout comme la lutte pour le titre. Avec 3 points d’avance à deux journées de la fin, il va devenir de plus en plus difficile pour Paris de s’imaginer champion. Il y a fort à parier que dans le Nord, des cris de joie ont fusé au coup de sifflet final. 

Crédit photo en une : AFP

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