Paul George : La (véritable) résurrection

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Gravement blessé à l’été 2014 et auteur d’une première saison moyenne du côté d’Oklahoma City, Paul George renaît de ses cendres lors de cette saison régulière version 2018-2019. Avec un nouveau panier déterminant pour braquer Houston ce mardi, le natif de Palmdale conclut une première partie de saison tout bonnement exceptionnelle, et fonce désormais vers les Playoffs.

 

Les prémices d’une saison hors-norme

Des performances de cette ampleur qu’on n’aurait pas imaginé il y a six mois. Tout commence début octobre avec la traditionnelle pré-saison. Anecdotique nous direz-vous, mais Paul George termine déjà meilleur marqueur de 3 des 4 matchs de préparation du Thunder, avec respectivement 23 points face à Minnesota, 22 face à Atlanta et 26 face à Milwaukee. On peut alors légitimement ambitionner de le voir enfin réussir à s’imposer au Thunder aux côtés de Russel Westbrook, et après le départ de Carmelo Anthony.

La soirée du 16 octobre marque le début de la saison régulière. Malgré déjà de grandes performances pour Paul George et quelques autres satisfactions comme par exemple la bonne intégration de Dennis Schröder (arrivé d’Atlanta et meilleur passeur lors des trois premiers matchs de la saison), OKC réalise des premières rencontres très en deçà des attentes, et démarre sa saison régulière en 0-4. La suite sera fort heureusement bien plus radieuse pour les joueurs de Billy Donovan. 15 victoires en 20 matchs, une solidité à toute épreuve à domicile, mais surtout, une mayonnaise qui commence à prendre collectivement parlant.

 

Des coups d’éclats à foison

Les premières feuilles de stats notables de Paul George interviennent mi-novembre, lors de la série de match face à Phoenix (par deux fois) et les Knicks. 32(points)/8(rebonds)/6(passes), 35/7/5 et 32/11/2, ce sont les stats du joueur de 28 ans sur cette période. Si les plus sceptiques avancent l’argument de la (faible) valeur de ces adversaires, George ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

En décembre, il est le meilleur marqueur de sa franchise à 11 reprises sur les 15 matchs disputés par celle-ci. On notera ses performances face à Brooklyn, où il finit en 47/15/4 (!), manquant d’un rien son record de points en carrière (48 points), et à Utah (43/14/6).

Le basket n’est cependant évidemment pas qu’une histoire de stats, mais l’envergure prise par PG13 dans le cinq majeur d’Oklahoma est de taille. Il a convaincu tout son monde, et semble être de retour à son meilleur niveau. L’ancien soldat des Pacers trouve une régularité qui lui manquait ses dernières saisons, et enchaîne les très bonnes performances. Grâce à sa folle série, il est même élu joueur du mois de février de la conférence Ouest, et restera dans la course au MVP jusqu’au All-Star Game, après lequel il plongera petit à petit avec son équipe (dont il s’avère finalement être le réel métronome et régulateur).

 

Paul George, le cauchemar de Houston

Que cela soit au Toyota Center ou à la Chesapeake Energy Arena, les coéquipiers de James Harden se souviendront du Paul George version saison régulière 2018-2019 (avant de l’affronter en Playoffs ?). Tout d’abord, juste avant le All-Star Week-end, il claque 45 points pour permettre à son équipe de s’imposer 117-112 à Houston. Une performance que nous vous proposons de revoir juste ici.

Hier soir, il a remis ça lors d’un Game 81 ô combien important, qui avait pour but d’assurer ou presque la 6e place de l’Ouest au Thunder (leur permettant d’affronter le 3e lors du premier tour des Playoffs, et donc d’éviter les Warriors avant une potentielle finale de Conférence). Un panier à trois points dans les derniers instants de la rencontre, qui permet à Oklahoma de « braquer » les Rockets de James Harden (112-111).

 

Avec 28 points (8 rebonds et 4 passes) de moyenne et 38,6% de réussite à 3 points cette saison, Paul George ne sera probablement pas élu MVP, mais il finit avec des stats qui sont bien supérieures à celles de sa première année au Thunder, et même à ses moyennes respectives en carrière. Etant un de ceux qui sait tout faire ou presque sur un terrain de basket, il est évident que sa polyvalence (défense, interception, efficacité et on en passe) sera un atout majeur en Playoffs pour la formation également emmenée par Monsieur Triple-double, Russell Westbrook.

 

Crédit photo de l’image en Une : Sky Sports

 

Grégoire ALLAIN (@GregoireAln)

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