Pourquoi les Verts font-ils grise mine ?

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Ligue 1

Voilà désormais 2 saisons et demie que Christophe Galtier est parti de l’AS Saint-Etienne. Le club ligérien a connu avec ce départ de profonds changements qu’ils soient sur le plan sportif, économique ou même dans son soutien des fans. Alors aujourd’hui, pourquoi les Verts font–ils grise mine ? 

Des dirigeants perdus

Il faut bien entamer ce chantier quelque part. Alors donc tout en haut de la hiérarchie. Saint-Etienne est réputé pour son duo de propriétaires : Roland Romeyer et Bernard Caïazzo. Déjà difficile de lire qui prend les décisions, c’est à se demander d’ailleurs si les deux savent eux-mêmes qui décident. Une situation qui ne permet pas à l’ASSE d’avoir une ligne directrice franche et continue. On se souvient de nombreuses altercations par médias interposés notamment lors de l’échec 5-0 en 2017 face à l’ennemi juré Lyonnais où bien encore plus récemment quand à la succession de Jean-Louis Gasset. Un pèle-mêle politique qui est déjà en soi un échec.

Mais si on restait ici, on pourrait se dire que l’ASSE arriverait quand même à marcher par moment lorsque les deux associés arrivent à s’entendre. La encore, cela va bien plus loin. En 2017, le départ de Christophe Galtier annonce une nouvelle ère des Stéphanois, ambitieux de retrouver la Ligue des Champions. Le champions project vert. Pour cette occasion, les dirigeants envisage de vendre le club, où du moins une partie des actions afin de trouver un actionnaire majoritaire. Après passe d’armes et mensonges, il s’avère installer plus un climat de chaos que d’espoir. C’est dans ces conditions que l’ASSE va toucher le fond, un soir de novembre 2017, humilié par l’ennemi.

Des décisions qui ont effet de placebo

En réaction à cet échec. Les dirigeants stéphanois vont prendre de nouvelles décisions dont une emblématique : l’extinction du salary cap. Le modèle économique stéphanois était déconnecté d’une réalité économique du football bien changeante. Ce changement à défaut d’être un véritable coup de génie n’était juste qu’une simple nécessité si les Verts voulaient se sauver parmi l’élite. La vente du club est elle aussi annulée, ce qui a un effet pervers de garder ce duo incapable de s’entendre à la tête de l’un des clubs les plus populaires du pays.

Cet ensemble de décisions, le public stéphanois, lui, en a bien compris la nécessité, mais aussi la perversité. Depuis 2017, l’affluence du stade Geoffroy Guichard touche des chiffres bien tristes pour un club qui se veut aussi fervent, aussi populaire et qui a fait de cet élan de popularité sa marque de fabrique. Le chaudron n’est plus bouillant, au lieu d’exploser, il est prêt à imploser.

Une déconnexion entre un club et ses supporters

Cette faible affluence, ces tribunes fermées ne sont pas qu’à mettre à l’effigie d’une Ligue de Football Professionnel qui malgré ses sanctions répétées à l’encontre du public vert ne doit être responsable de ce nouvel échec vert. Si les tribunes se vident, c’est parce que Sainté a perdu de son clinquant. Souvent porté par une effigie, un joueur phare, depuis quelque saisons, les supporters doivent saluer pour meilleur joueur … leur gardien Ruffier. Bien loin donc le temps des panthères vertes d’Alex et de Bafétimbi Gomis, le temps des Spiderman Janot et Aubameyang ou encore bien plus loin, le temps des poteaux carrés, celui des Larqué, des Platini. L’ange Vert lui est toujours là, mais bien désolé du spectacle proposé.

Des choix sportifs incohérents

L’ASSE ne réussit pas encore cette saison à cause de choix sportifs incohérents. Avec pour ambition de lutter pour le top 5 chaque saison, les Verts se sont contentés de la simplicité. Voilà donc que le mercato estival stéphanois s’est vu remettre à Jean-Louis Gasset (indirectement via Ghislain Printant). Les anciens camarades de l’Euro 2012 se sont donc réunis en … 2019. Leur talent est encore présent, mais la caisse beaucoup moins. Les blessures se multiplient, la régularité est affligeante. Voilà les Verts résignés à faire des matchs nuls au fin fond de l’Ukraine dans une Coupe d’Europe qui est leur objectif chaque saison, pour au final faire un petit tour et puis s’en vont.

Une lueur d’espoir ?

Aujourd’hui, la vente des parts minoritaires du club est toujours d’actualité. Mais qui voudrait d’un club comme l’ASSE qui enchaîne crises et chantiers depuis maintenant deux années ? Il faudra être patient pour Sainté et construire un projet sur la durée. La durée justement, c’est ce que demande Claude Puel à ses dirigeants et au public du Chaudron, afin de ramener Sainté vers des trophées, vers des épopées, la où tout a commencé.

La promesse de joueurs talentueux de la Gambardella gagnée l’an passée doivent faire leur preuves, profitant des blessures des papys stéphanois, gavés d’une préparation physique qui doit très certainement laisser à désirer et d’une gestion d’effectif désastreuse (où sont passés les Robert Beric, Assane Dioussé ?) pour préserver des joueurs fragiles (Hamouma notamment). Le crack William Saliba a permi à l’ASSE d’encaisser 40 millions d’euros. Il sera intéressant de voir comment l’ASSE va utiliser cet argent.

L’ASSE vient de gâcher ses trois dernières années, à eux de tout changer pour faire renaître un Chaudron qui n’a que pour envie : bouillonner. 

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