Football

Pourquoi t’aimes le foot – Aulas, l’OM arrive !

Enfin, la trêve internationale est de retour ! Après un mois d’attente, nos sélections nationales vont revenir sur le devant de la scène. Ça t’embête plus qu’autre chose ? Ne t’en fais pas, on va bien s’occuper de toi pendant ces quinze jours! On profite de ce petit moment de répit (ou d’ennui) pour te montrer ce qui nous a fait aimer le football, avec une liste non exhaustive de matchs de légende du XXIème siècle. L’objectivité est loin d’être le maître mot mais force est de constater que les amoureux du football se souviennent forcément de ces soirées endiablées, pour leurs scénarios, leurs ambiances, leurs contextes, leurs émotions dégagées.

Olympique de Marseille – RB Leipzig, Europea League 2017-2018, quart de finale retour

  • Le contexte :

A la lutte avec l’OL et l’ASM en championnat pour les deux derniers strapontins qualificatifs pour la ligue des champions, l’Olympique de Marseille est également encore en course en Europa League. Une campagne qui dure depuis un moment déjà, car débutée au 3ème tour qualificatif, dès le 14 juillet ! Après avoir sortis Ostende puis les Slovènes de Domzale, les Phocéens ont hérité d’une poule abordable, avec Salzbourg, Guimaraes et Konyaspor. Au terme d’une phase de groupe insipide, il s’en faudra de peu pour que les Marseillais se qualifient. En 16ème et en 8ème, la chance est de nouveau du coté de Rudi Garcia puisque Braga et Bilbao sont aisément éliminés, alors que des équipes comme Arsenal, l’Atletico, Naples, Milan ou Dortmund étaient encore en course. Arrive alors le RB Leipzig, équipe montante en Bundesliga. Défait 1-0 en Allemagne sur un but évitable, l’OM est toujours bien en course et s’apprête à accueillir son adversaire dans un Vélodrome chauffé à blanc. Personne n’est prêt à vivre l’une des soirées les plus endiablées de l’histoire européenne Marseillaise.

  • Les compos :

  • Le match :

Plein d’ambitions, Garcia et toute sa bande peuvent compter sur un public qui a répondu présent. Bien que toujours privé de Mandanda et Rolando, avec un Rami convalescent sur le banc, l’OM s’avance avec détermination. Malheureusement, les intentions vont vite être douchées. A peine 2 minutes de jeu et Bruma ouvre le score. Augustin en plein cœur de la surface parvient à se retourner et slalomer entre 3 marseillais pour décaler involontairement Bruma. Les affaires sont mal engagées pense-t-on alors. Sauf que c’est à partir de ce moment-là que l’OM va mettre une intensité, une abnégation digne des grands soirs.

A peine le temps de douter que les Marseillais étaient revenus au score ! On joue alors la 6ème minute quand, sur un corner de Payet sur la droite, Kamara gagne son duel et dévie le ballon au premier poteau. Mitroglou traîne par là et oblige Ilsanker à marquer contre son camp. Et ce n’est que le début. Trois minutes plus tard, sur un contre éclair, Dimitri Payet, le Dimitri Payet des grands soirs, celui de West Ham, celui du début d’Euro 2016, excentré coté gauche, délivre un délice de centre pour Morgan Sanson au second poteau. D’une reprise instantanée, le milieu marseillais bute sur un Peter Gulacsi héroïque une première fois, puis une seconde après une nouvelle frappe à bout portant… mais Bouna Sarr en renard surgit de nul part et catapulte le ballon dans la lucarne opposée. L’OM est dans le match !

Crédit photo : Sport.francetvinfo

Et les 61882 spectateurs (record en coupe d’Europe à l’époque, match de Newcastle en 2004 effacé des tablettes) ne sont pas au bout de leurs surprises. A peine le quart d’heure de jeu dépassé, que Payet nous refait le coup de la Roumanie 2016. Décalé par Mitroglou coté droit, l’international repique dans l’axe pour se mettre sur son pied gauche, à 25m. Une frappe enveloppée qui termine dans le lucarne du portier Allemand impuissant. Le but sera finalement refusé, sans doute injustement. Dans sa course, Mitroglou il est vrai, accroche un défenseur de Leipzig. Mais ce dernier semblait tellement loin de l’action qu’il paraît usurpé d’affirmer qu’il aurait pu de quelconque façon intervenir sur la frappe de Payet. Un but qui était tout de même synonyme de qualification à l’instant T !

Mais poussés par un Vélodrome en délire, les Olympiens ne vont pas baisser le pied. Bien au contraire. Et juste avant la mi-temps, le coup-franc coté droit de Payet trouve le pied droit de Thauvin au point de pénalty, libre pour reprendre facilement l’offrande et donner cette fois-ci deux buts d’avance à l’OM. De retour après 3 semaines sur le flanc, l’ancien Bastiais permet aux siens de rêver.

crédit photo : huffingtonpost

Sans doute secoué par Ralph Hasenhüttl à la mi-temps, Leipzig relève la tête et 10 minutes après la pause, c’est Jean-Kevin Augustin, le titi Parisien qui vient chambrer le Vel’ et qualifier virtuellement son équipe. Sur une remise astucieuse du talon, Keita, le futur joueur de Liverpool trouve l’international espoir qui trompe Pelé. Dommage, car quelques instant auparavant, Mitroglou et Sanson avaient eu l’occasion de plier le match.

Fort heureusement, comme lors du premier acte, l’OM a à peine le temps de douter, qu’à la 60ème minute, Thauvin coté droit le long de la ligne décale Payet dans le cœur du jeu. Passement de jambes pour se remettre sur son pied gauche et mystifier Ilsanker bien malheureux ce soir-là, et à peine entré dans la surface, le 17ème du ballon d’or 2016 comme aiment tant l’appeler ses plus grands fans, envoie un extérieur pied droit somptueux qui vient nettoyer la toile d’araignée d’un Gulacsi encore impuissant.

Ce coup là, les hommes de McCourt tiennent leur qualification. Mais il reste une demie heure et les Allemands vont jeter toutes leurs forces dans la bataille. Quelques situations viendront passer des sueurs froides aux Yankees et autres MTP. Mais c’est dans le temps additionnel que le match est tout proche de basculer une fois encore. Keita à l’entrée de la surface tente de décaler Forsberg. Le ballon glisse finalement jusqu’à Poulsen dont la frappe effleurée par Sakai a failli passer sous le corps de l’albatros, Pelé. Et au bout du temps additionnel, la délivrance. Gulacsi monté pour tenter le tout pour le tout sera contraint d’aller chercher une cinquième et dernière fois le ballon au fond de ses filets. Car sur le corner joué en deux-temps, Sanson contre le ballon, qui arrive dans les pieds de Mitroglou. Le Grec lance en profondeur Lopez pour un deux contre un sans gardien. Le milieu de poche marseillais décale ensuite Sakaï, sans doute hors-jeu puisqu’un seul défenseur semble à sa limite. Peu importe, le Japonais ne se fait pas prier pour marquer dans le but vide et faire chavirer le Vélodrome, ivre de bonheur.

crédit photo: sofoot

Un match débridé digne des grandes soirées continentale, avec deux équipes joueuses. Le RBL n’était pas encore l’équipe aguerrie qu’a à sa disposition Julien Negelsman aujourd’hui. Heureusement d’ailleurs pour l’OM, car le couperet aurait sans doute été plus proche encore. Les nombreuses approximations, et l’ambiance pas forcément évidente à supporter pour des joueurs encore jeunes a sans doute favorisé le résultat.

La meilleure ambiance de ce Stade Vélodrome nouvelle version incontestablement. Un scénario qui s’y prête, et surtout l’idée grandissante d’aller remporter une nouvelle coupe d’Europe, de renouer avec le glorieux passé Européen, 25 ans plus tard. Au Groupama Stadium qui plus est. Jean-Michel, tu es prévenu, le peuple Olympien arrive.

  • Le jeu : 

L’OM avait besoin de marquer, et Leipzig a toujours envie de marquer. Il fallait donc s’attendre à un match offensif. Dans ces proportions-là? Peut-être pas. Mais l’ouverture du score ultra rapide a obligé Marseille à se livrer et comme les Allemands ne jouent que pour gagner.. Défensivement, le RBL a été trop friable, trop naïf et a concédé un nombre incalculable de situations dont ont profité en partie les marseillais. Il faut aussi se rendre compte que le Leipzig de 2017 n’était pas celui d’aujourd’hui. Beaucoup de joueurs actuels étaient déjà présents, mais encore très jeunes, à l’image de Konaté et Upamecano. Donc très inexpérimentés. En face, le 4-2-3-1 offensif de l’OM avec Sanson et Lopez à la récupération, a permis une transition hyper rapide vers l’avant, avec des joueurs de ballons pour rapidement apporter le danger sur le but de Gulacsi. Payet dans son rôle d’électron libre a rayonné, et quand il est en forme comme cela, difficile de l’arrêter. Mitroglou a au moins eu le mérite d’être un solide point de fixation. En face, la fougue de la jeunesse a par moment surpris les Phocéens mais dans un Vélodrome en fusion comme c’était le cas, difficile de résister à toutes les déferlantes qui s’abattaient sur eux à chaque récupération. Le 12ème homme a joué son rôle à merveille.

  • L’homme fort :

Dimitri Payet bien entendu. Véritable métronome Marseillais, le Réunionnais a illuminé la rencontre par ses inspirations géniales. Et en plus, il a été décisif, donc pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable ? C’est lui qui frappe le corner sur le premier but. Il effectue la transversale de 40 mètres pour Sanson sur le contre du deuxième, avant son cadeau pour Thauvin sur le troisième. Il marque ensuite un but d’anthologie avant de sortir sous une standing ovation dans les derniers instants. Un match plein, qui nous rappelle à quel point un Payet en forme est un joueur de classe mondiale.

Prochain match demain, Manchester City – Monaco 2017

Crédit photo, RMCSport



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