Du talent dans cette division centrale (2/2)

Toutes les semaines, vous retrouverez un portrait des équipes de la NHL. A chaque jour une partie d’une division de la NHL. Ces portraits permettront d’établir un bilan de la dernière saison, de voir le positif et le négatif de la franchise avant de dresser une prédiction concernant les attentes de la franchise. Après la conférence Est, il est temps de s’occuper de la conférence ouest. Les deux premières semaines de septembre verront les portraits de la division centrale avant de voir les équipes de la division pacifique. Aujourd’hui, les 4 autres équipes de la division. 4 équipes qui prétendent aux playoffs.

La patience de Winnipeg porte ses fruits

Le schéma pour réussir est souvent le même : souffrir dans les bas-fonds du classement quelques années pour bâtir une équipe par le repêchage. C’est ce que Winnipeg a si bien fait. L’équipe est aujourd’hui quasiment entièrement bâtie par les Drafts. Et cette équipe est incroyablement équilibrée.

Deux joueurs exceptionnels repêchés

Parmi les nombreux joueurs qui représentent un repêchage réussi, il faut noter Patrik Laine et Mark Scheifele. Le premier est un buteur exceptionnel (80 buts en 155 matches de NHL). Repêché juste après Auston Matthews, le Finlandais s’est imposé dés ses premières minutes comme un buteur incroyable. Son style est comparé à Alex Ovechkin. Ce n’est pas rien. Il est l’un des derniers joyeux repêchés et qui permet aux Jets de passer à la vitesse supérieure.

Mark Scheifele est un centre repêché un tout petit peu plus tardivement à la Draft 2011 (7eme position). Ses qualités sont exceptionnelles aussi. Centre parfait qui sait marquer, jouer de feintes incroyables, prendre de vitesse tout le monde et faire marquer ses coéquipiers. L’un des meilleurs à sa position. Il vient de marquer 142 points à ses 139 matches sur les deux dernières saisons. Un joyau. Vous rajoutez à cela le capitaine Blake Wheeler qui vient de marquer pas moins de 91 points en 81 matches. Il vient tout récemment de prolonger 8,25 millions pour 5 années. Ce dernier à été acquis des Bruins en 2011.

Winnipeg célèbre un but – crédit photo : NHL.com

La force des Jets est donc le repêchage. Cela se voit avec les sélections de Kyle Connor et de Nikolaj Ehlers. Les deux ont passé un palier cette saison puisque le second vient d’atteindre la barre des 60 points deux années de suite. Le premier vient d’effectuer une première saison complète. Et on ne peut pas dire qu’il a déçu : 57 points en 76 matches. Les deux jeunes nés en 1996 représentent l’avenir.

En défense, Dustin Byfulgen et Tyler Myers ont été obtenus via des transactions. Les deux défenseurs format géant sont une menace à la fois physiquement mais offensivement. Rajoutez à cela Jacob Trouba, qui connait cependant des difficultés afin de s’entendre avec la direction, défenseur droitier des plus intelligents sur la glace.

Dans les buts, Connor Hellebuyck prouve qu’il est l’un des meilleurs gardiens de la ligue. Repêché ben 5eme tour, il est une réussite des Jets. Il vient d’empocher un contrat à hauteur de 6.16 millions pour 6 ans. 92,4% d’arrêts pour 67 matches. C’est excellent. Il doit garder des stats similaires pour que l’équipe atteigne le but ultime : la Stanley Cup.

Un été 2019 chargé

Laine, Connor, Dano, Myers, Trouba ainsi que le nouveau contrat de Wheeler devront être pris en compte l’été prochain. Aujourd’hui, l’équipe dispose de 10 millions. Cela servira à Laine. Mais le reste ? Il va falloir faire de la place. Perrault a un contrat de 4.1 millions. Il devra être échangé. Trouba ou Myers devra être échangé. Les récentes difficultés à négocier avec Trouba laisse penser qu’un trade pourrait intervenir pour le défenseur de 24 ans.

Une grande année

Plus que jamais, les Jets représentent LA meilleure équipe de l’Ouest. Seuls les Prédateurs peuvent faire une meilleure saison. Il serait étonnant que la saison soit mauvaise. Mais qui sait ? Plusieurs blessures et une confiance détruite peuvent faire mal à l’équipe.

De bons éléments au Minnesota

Les bons joueurs sont arrivés petit à petit et l’équipe semble de plus en plus équilibrée. Pourtant, l’équipe ne semble jamais proche d’arriver à une coupe Stanley.

Des joueurs dans leur âge fort

Les années précédentes étaient marquées par un corps de joueurs jeunes qui devaient grandir et former une équipe incroyable. Les attentes étaient élevées et les résultats ne sont pas si exceptionnels. Charlie Coyle, 26 ans, vient de compléter une saison de 37 points après une excellente de 56 points. Même chose pour le Suisse Nino Niederreiter, 5eme choix au total en 2010. Il vient de marquer 32 points après une saison de 57 points. Jason Zucker, 26 ans, est une belle surprise. Il a carrément explosé cette saison mais un échange l’impliquant a failli voir le jour cet été. Pourtant, l’attaquant américain vient de marquer 64 points en 82 matches.

Là où les Wild ont de l’espoir, c’est avec Matt Dumba en défense. 50 points pour un défenseur physique, rapide et intelligent sur la glace. C’est un véritable point fort de l’équipe. Jonas Brodin est un autre élément intéressant. Moins prolifique, il est un défenseur intelligent dans les deux sens de la patinoire. Doté d’un très bon patinage, il excelle aussi dans le positionnement.

 

Eric Staal et Matt Dumba – Crédit photo : Paul Battaglia/AP

 

De bons joueurs mais vieillissants

Le goalie Devan Dubnyk est un excellent gardien. Après de lourdes difficultés l’envoyant en AHL, il est revenu plus fort. Il entame sa 4ème saison entière avec le Wild. Le bémol reste son âge. 32 ans n’est pas excessif pour un gardien. Mais il n’est pas l’avenir au poste.

En attaque, le Wild compte sur 3 attaquants différents mais tous importants : Eric Staal qui revient à un niveau auquel on ne l’attendait plus. A 33 ans, il vient de sortir d’une saison de 76 points en 82 matches dont 42 buts. Une saison incroyable. Zach Parise, ne connait pas de « mauvaises saisons ». Mais il est régulièrement blessé et ne fait que trop rarement des saisons pleines. Avec seulement 42 matches cette saison (24 points), il doit avoir hâte de faire mieux cette saison. Agé de 34 ans, il semble vraiment sur la pente descendante… Pour finir, le capitaine Mikko Koivu a 35 ans. Sa saison est moins prolifique que la dernière et semble, lui aussi, ne pas se diriger vers une bonne saison.

Une saison difficile à prévoir

Les jeunes éléments doivent faire une meilleure saison. Les éléments plus âgés doivent garder le rythme. Dans le meilleur des cas, l’équipe pourrait se qualifier pour les playoffs. Dans le pire des cas, une saison dans le « ventre mou » attend le Wild. Rien de bien rassurant de toute façon.

Quelle saison pour l’Avalanche du Colorado ?

Habitués depuis quelques années à être l’une des pires équipes de la ligue, l’Avalanche a obtenu le premier choix au total en 2013. Quelques années de plus dans les bas-fonds ont permis, aujourd’hui, d’obtenir une place en playoffs et surtout, de voir rose dans les années à venir.

Une jeune équipe pleine de promesses

Le premier choix au total en 2013 a été le canadien Nathan MacKinnon. Ce dernier a brillé avec Jonathan Drouin à Halifax dans la LHJMQ. Il s’est amené dans le Colorado et a brillé dés sa première saison en remportant le trophée Calder (meilleur rookie) avec 63 points en 82. Les espoirs étaient grands mais la deuxième saison n’a pas été à la hauteur : 38 points en 64 matches. Pourtant, il a continué à progresser et voila que MacKinnon vient de marquer 97 points en 74 matches lui obtenant une place parmi les finalistes du trophée Hart (MVP de la saison). Une saison remarquable. Il est le leader offensif de l’équipe.

En 2015, Mikko Rantanen a été repêché par l’Avalanche à la 10ème position. 84 points en 81 matches à seulement 21 ans. Sa chimie avec MacKinnon a été exceptionnelle. L’avenir passe par ce tandem.

 

Nathan MacKinnon #29 and Mikko Rantanen célébrant un but au banc des leurs – crédit Photo : Matthew Stockman/Getty Images

 

D’autres espoirs forment l’avenir. Tout d’abord, en 2016 l’Avalanche a repêché le centre Tyson Jost. Le parfait futur deuxième centre. Il a un style de jeu d’un centre buteur qui excelle avec sa rapidité. J.T Compher a été acquis en même temps qu’un autre jeune, plus expérimenté, Nikita Zadorov. L’attaquant vient de compléter une première saison après son aventure en NCAA. Le second, défenseur établi depuis 4 saisons est un défenseur russe et robuste. Avec 20 points en 77 matches, il vient d’atteindre son plus haut total. Gros tire, mises en échec impressionnantes et bonne vitesse caractérisent Zadorov.

Derniers jeunes intéressants dans le roster, le défenseur Samuel Girard et l’attaquant Alexander Kerfoot. Le premier a été acquis dans un trade à trois équipes envoyant Matt Duchene à Ottawa et Kyle Turris à Nashville. Le défenseur québécois est petit et rapide. C’est une nouvelle tendance pour les défenseurs actuels. L’attaquant lui, a signé avec l’Avalanche après son parcours universitaire en ignorant l’équipe qui l’a drafté, les Devils du New Jersey.

Impossible de ne pas parler de Cale Makar, 4ème choix au total en 2017. Défenseur droitier, il devrait arriver dans plusieurs années après son parcours universitaire. Son patinage est exceptionnel tout comme son intelligence de jeu.

Enfin, plusieurs espoirs sont très intéressants. Le temps nous dire s’il atteigne leur meilleur potentiel. C’est pourquoi il faut garder un oeil sur Ty Lewis, Martin Kaut et Conor Timmins. Bref, l’avenir est splendide. Ah oui. L’Avalanche a deux choix de premier tour dont celui d’une des pires équipes de la ligue : les Sénateurs d’Ottawa. Le choix risque d’être très haut…

Une équipe qui pourrait être meilleure

L’avenir est splendide. C’est vrai. Mais le présent est intéressant. L’équipe n’est pas prête à remporter la coupe. Mais une deuxième qualification de suite est possible. C’est pourquoi le célèbre Joe Sakic, directeur-général, a acquis le gardien Phillip Grubauer back-up champion des Capitals de Washington. Le duo Grubauer-Varlamov peut être intéressant. Mais aucun des deux n’est aujourd’hui un gardien élite. Et une équipe a besoin d’un gardien élite pour voler des matches et passer des tours de playoffs.

De plus, il manque un top élite capable de catalyser un match. Erik Johnson est un très bon défenseur. Mais en aucun cas il un défenseur élite de la trempe d’un Hedman, Karlsson, Josi, Subban, Weber ou encore Doughty.

Une année dans la course aux playoffs

Rien ne permet d’affirmer que l’équipe sera qualifiée. Elle a le potentiel de l’être, c’est certain. Mais les années s’enchainent et ne se ressemblent pas toujours. Beaucoup de jeunes composent l’équipe. Mais c’est certain que plus les années passent, plus ils emmagasinent de l’expérience. Expérience nécessaire pour les playoffs. Le défi numéro 1 se trouvera au niveau des contrats des différents jeunes joueurs.

De bons éléments à Dallas, pour se qualifier pour les playoffs

Dallas fait partie des équipes qui peuvent à la fois sortir une grande saison tout comme décevoir et finir dans le ventre mou. Dotée de très bons éléments, cette année semble bien s’annoncer pour l’équipe qui beaucoup de Français connaissaient bien l’an passé…

Une première ligne des plus redoutables et un grand espoir

C’est tout frais, Tyler Seguin vient de prolonger à Dallas pour 8 années (à partir de l’été prochain). Il n’y aura pas de situation similaire à « l’été Tavares ». Seguin peut se concentrer uniquement sur son hockey. C’est le genre de premier centre incroyable. Il n’est pas parfait puisque son jeu défensif n’est pas aussi incroyable que son jeu offensif. Mais Seguin c’est un minimum de 72 points par saison depuis son arrivée en 2013-2014. Un total de 384 points en 5 saisons. Il est au centre d’une des meilleures lignes de la ligue puisque son capitaine Jamie Benn et l’ancien de Montréal Alexander Radulov complète son trio. Le capitaine est un attaquant complet. Véritable buteur, il peut lâcher les gants en étant l’élément responsable défensivement de son trio. Radulov est la bougie d’allumage. Doté d’une explosivité et d’une énergie incomparable, l’attaquant russe vient de compléter une saison de 72 points.

 

Benn (14), Radulov (47), Seguin (91) et Klingberg (3) célèbrent un ut ensemble. Crédit photo : Michael Kolch

 

En attaque, d’autres éléments plutôt jeunes complètent l’effectif. Radek Faksa vient de compléter deux saisons de 33 points. A 24 ans, il a le potentiel de devenir un bon deuxième centre ou un excellent troisième centre. Mattias Janmark vient de passer de 29 à 34 points avec une année blanche entre les deux (0 match). Ces deux jeunes se voient réunir par un ancien jeune qui a décidé de s’exiler quelques années. En effet, Valeri Nichushkin fait son grand retour. Il a un potentiel offensif très intéressant. Sa première saison en NHL était encourageante : 14 buts et 20 mentions d’aide en 79 matches.

L’attraction de l’été est aussi l’arrivée du jeune défenseur Miro Heiskanen. Drafté 3ème au total en 2017, le défenseur finlandais est un futur défenseur étoile de la ligue. A la fois excellent offensivement, il est très stable défensivement. Ses 23 points en 30 matches de Liiga en témoignent. Mais c’est surtout son jeu qui séduit. Sa conduite de puck, son patinage, sa première passe et l’utilisation de son corps en font un défenseur complet. Il rejoindra un défenseur étoile des Stars : John Klingberg et ses 67 points. Tout bonnement incroyable pour un défenseur. Sa mobilité et son apport offensif

Des contrats et des âges qui posent problème

La première ligne est exceptionnelle, le premier défenseur aussi et Ben Bishop est un très goalie. Mais certains contrats posent problème. Martin Hanzal est surpayé avec ses 4.75 millions pour deux autre saisons avec une clause de non-échange. Blessé chaque saison, il ne complète que trop rarement des saisons de 82 matches. Sans parler de ses performances. Un contrat accordé le 1er juillet qui pose problème. Jason Spezza compte pour 7.5 million pour une dernière saison. Ses performances ont terriblement chuté. Son âge (35 ans) le rattrape plus vite que le contrat ne le prévoie. Blake Comeau vient d’obtenir 3 ans à 2.4 millions. 3 ans pour un joueur de 32 reste risqué. De plus, Marc Methot c’est 4.9 millions. Heureusement qu’il ne reste qu’une saison.

Bien plus que des contrats douteux, il faut se poser la question des forces des Stars. Bishop a 31 ans, Benn 29 et Radulov 32. L’équipe est aujourd’hui loin d’une coupe. Le premier a quelques années dans le réservoir, espérons que le troisième aussi.

Une année à suivre

L’équipe est, à court terme, prête pour se qualifier pour les playoffs. Toutefois, la concurrence est rude au sein de la division centrale. L’inquiétude réside dans l’équipe vieillissante. Certains partiront et laisseront de l’espace au sein du cap salarial. Par contre, il va falloir s’intéresser aux espoirs et aux futurs échanges de l’équipe.

 

Retrouvez la première partie de la présentation de la division centrale

 

La division centrale est l’une des divisions des plus redoutables. L’émergence de Winnipeg s’ajoute à la domination (récente) des Prédateurs de Nashville. Ils rejoignent une division marquée par la domination de Chicago et St-Louis. Alors que la première a peiné la saison dernière, la seconde a passé un été prometteur. Tout ça dans une division où le Minnesota et Dallas ont leur mot à dire. Pour finir, l’Avalanche du Colorado n’est plus ridicule. Mené par Nathan MacKinnon, le Colorado peut continuer de progresser et s’imposer. La semaine prochaine vous retrouverez la présentation de la division pacifique comprenant les équipes de la Californie, de Las Vegas et bien d’autres équipes prometteuses. 

A propos de l'auteur

Étudiant-alternant en communication. Passionné de hockey de hockey sur glace et de création graphique.

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