PREVIEW : L’US OPEN EN QUESTIONS

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Ligue 1

Ce lundi s’ouvre la quatrième et dernière levée du Grand Chelem de l’année à New York. Qui succédera à Stan Wawrinka, vainqueur en 2016 ? Qui sera numéro 1 mondial dans deux semaines ? Les membres de la Next Gen réussiront-ils enfin à percer en Grand Chelem ? Existe-t-il une lueur d’espoir pour le tennis français ? Autant d’interrogations auxquelles nous répondrons ici.

 

QUI SERA NUMERO 1 MONDIAL A L’ISSSUE DU TOURNOI ?

Avec le forfait de dernière minute d’Andy Murray (pour cause de blessure à la hanche), la place de numéro 1 mondial se jouera donc, comme depuis de nombreuses semaines, entre Roger Federer et Rafaël Nadal. Le dernier cité semble partir légèrement favori pour conserver sa place au sommet du tennis mondial. De base, il compte déjà 320 points d’avance sur Federer; de plus, son tableau est, sur le papier, plus abordable. En effet, très difficile d’imaginer Nadal sortir avant les 8e de finale (dans le pire des cas); il faudrait alors que Federer aille au moins en demi-finale pour reconquérir la place de numéro un. Si « Rafa » fait respecter la hiérarchie, il devrait alors aller au moins en demi-finale, où il retrouverait un certain.. Roger Federer. Si “Fedal” il y a, alors nous aurons le droit au dénouement rêvé : le vainqueur de ce duel accédera, d’une part à sa 3e finale de Grand Chelem de l’année, mais aussi et surtout à la place de numéro 1 mondial en fin de tournoi. Mais la route semble encore longue avant cela, surtout pour « Rodgeur », qui devrait avoir à se confronter à des coupeurs de tête tels que Lopez, Kyrgios, Thiem ou encore Del Potro, sur la route des demi-finales. Cette lutte entre les deux légendes du jeu promet d’être intense.

Tableau récapitulatif des scénarios possibles à l’US Open pour la place de numéro 1 :

Rafael Nadal Roger Federer
DNP 7465 7145
1/64ème 7475 7155
1/32ème 7520 7200
1/16ème 7565 7235
1/8ème 7645 7325
QF 7825 7505
DF 8185 7865
Finale 8665 8345
Titre 9465 9145

 

LA “NEXT GEN” VA-T-ELLE BOUSCULER LA HIERARCHIE ? 

Vu l’hégémonie du Big Four en Grand Chelem durant la dernière décennie (ils ont remportés 45 des 50 derniers), il semble compliqué de donner quelconque chances à d’autres joueurs, surtout quand on sait que le seul capable de rivaliser avec les 4 fantastiques ces dernières années se nomme Stanislas Wawrinka, et que celui-ci est forfait jusqu’à la fin de la saison.

Les seuls joueurs qui ont l’air capables de venir perturber le duo Federer-Nadal ne sont autres que les deux têtes de série qui les suivent, à savoir le jeune allemand Alexander Zverev, 6e joueur mondial, « membre » de la “Next Gen”, et déjà vainqueur de 5 tournois cette année dont 2 Masters 1000 (Rome et Montréal), ainsi que l’ancien vainqueur ici Marin Cilic, numéro 7 à l’ATP. Ils semblent être les mieux armés pour rivaliser : solide du fond du court, puissant, grosse force mentale et déjà pas mal d’expérience au plus haut niveau avec des victoires sur Federer ou encore Djokovic en finale de tournois majeurs pour Zverev, et un Grand Chelem remporté pour Cilic. Seul bémol pour l’allemand, il n’a encore jamais réussi un gros résultat en Grand Chelem. De surcroît, le parcours des deux hommes jusqu’à la demi-finale (où ils sont censés s’affronter) est loin d’être insurmontable (surtout pour le croate, qui a prit la place de Murray dans le tableau).

Zverev US Open.jpg

Dominic Thiem a, quant à lui, trop peu de références sur dur et de plan B lorsqu’il est en difficulté pour pouvoir prétendre au titre. Comme Grigor Dimitrov, il fait partie des dix meilleurs joueurs du monde et aura son mot à dire à New York, mais sa capacité à battre les tout meilleurs en Grand Chelem reste encore à prouver pour être considérés comme un vrai outsider au titre.

Excepté Alexander Zverev, seul Nick Kyrgios semble être capable de se payer les Nadal ou Federer dans les grands rendez-vous (il a déjà battu Nadal en Gand Chelem et en Masters 1000, et Federer en Masters 1000), mais son inconstance l’empêchera très certainement d’aller au bout du tournoi américain. Quoi qu’il arrive, la jeune garde du tennis mondial risque encore de pousser pour tenter de faire craquer les « anciens », dans le but de s’installer durablement et de prendre leur place à l’avenir.

 

LES FRANCAIS VONT-ILS ENFIN TROUVER LA SOLUTION ?

Dans la lignée de Jeux Olympiques chaotiques, 2017 n’a pour l’instant fait l’objet d’aucun réel coup d’éclat de la part de nos français. Pour beaucoup, cette saison ressemble même à un cauchemar.

Tout d’abord, Lucas Pouille, malgré deux titres cette saison, peine à continuer sa progression fulgurante. Il vient d’être sorti au premier tour à Washington (contre Paul, alors 224e mondial) et à Montréal (contre Donaldson, joueur hors du top 50). La confiance n’est donc pas au beau fixe pour le jeune français, qui aura en plus un brin de pression à l’US Open puisqu’il devra défendre les points de son quart de finale de l’an passé.

Jo-Wilfried Tsonga connaît lui similairement le même problème que Pouille. 3 titres cette année mais une confiance complètement en berne et des éliminations très précoces à Roland-Garros, Wimbledon, Montréal et Cincinnati. Cependant, « Jo » a les armes pour briller sur le ciment américain. Déjà quart de finaliste à trois reprises ici (notamment deux fois lors des deux dernières éditions), le Manceau devra se montrer plus affûté et plus solide dans les moments importants pour espérer aller loin dans le tableau.

Tsonga US Open

Néanmoins, les deux français ont été assez épargnés lors du tirage au sort, surtout depuis que l’on sait qu’Andy Murray ne disputera pas le tournoi cette année. Ils sont dans le même quart de tableau et leurs principaux adversaires sur la route des quarts de finale se nomment Pablo Carreno Busta, David Ferrer et Marin Cilic. Rien d’insurmontable donc, même s’il faudra réaliser de grandes performances pour espérer atteindre ce stade.

Pas de titre mais une finale perdue chacun pour Richard Gasquet et Gaël Monfils cette saison. Le premier se remet doucement d’une opération de l’appendicite, mais peine à faire des performances à la hauteur de son talent (éliminé au 2e tour de Montréal et Cincinnati, certes par Zverev et Nadal). Le second connaît quant à lui une année dont les montagnes russes sont une allégorie.

Si « La Monf » évolue à son niveau, alors il aura une belle carte à jouer. Son jeu s’acclimate parfaitement à la surface : en témoigne sa demi-finale de l’an dernier, ou encore sa victoire incroyable sur Kei Nishikori (membre du top 10) à Montréal. Il a même déclaré forfait à Cincinnati pour se préserver et arriver en forme à l’US. S’il sera compliqué d’aller plus loin que le 3e tour pour Gasquet (il jouerait Nadal), Gaël Monfils aura sa chance pour aller en quarts, il devra pour cela battre notamment Grigor Dimitrov en 8e.

Adrian Mannarino mérite également qu’on s’intéresse à lui. Il est la satisfaction de l’été côté français. Quart de finaliste à Montréal et 8e de finaliste à Cincinnati dans la foulée de son 8e de finale à Wimbledon, il s’est offert des victoires de prestige contre des joueurs bien mieux classés que lui (Raonic, Monfils, Querrey). Malgré tout, il ne semble pas avoir les clés pour battre un « top player » en Grand Chelem, ce qui réduit ses chances d’aller plus loin que les 8e de finale.

Mannarino US Open

Lueur d’espoir pour le tennis français ? Les forfaits majeurs de Djokovic, Murray, Wawrinka, Nishikori et Raonic pourraient créer quelques ouvertures dans le tableau pour nos français.

 

QUI POUR SUCCEDER A STAN WAWRINKA ?

La liste semble à la fois longue mais malgré tout assez restreinte. Si la liste des prétendants et des joueurs pouvant jouer les troubles-fête est longue, celle des candidats sérieux au titre est bien moins dense.

On dégage évidemment deux favoris principaux, à savoir Roger Federer et Rafaël Nadal. S’il tient physiquement les deux semaines et qu’il passe les premiers tours sans encombres, attention aussi à Alexander Zverev qui pourrait rapidement s’inviter à la table des maîtres. Même problématique pour des joueurs comme Marin Cilic ou Juan Martin Del Potro, qui ont la carrure d’un vainqueur de Grand Chelem (tout simplement car ils l’ont déjà été), mais dont le résultat dépendra en partie de leur caisse physique. Dernier Grand Chelem de l’année et ultime Battle, cet US Open promet d’être intéressant à suivre.

Grégoire Allain 

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