Preview Sixers / Raptors : les choses sérieuses commencent

Pas de surprises à l’Est, les 4 premiers de conférences ont tous passé le premier tour sans trop d’embûches et se retrouveront à partir de dimanche pour disputer des demi-finales qui s’annoncent autant serrées qu’excitantes. Quelles seront les clés de ce Raptors Vs Sixers, que faut-il en attendre ? Éléments de réponse.

 

Le contexte

Si on se fie aux performances de la saison régulière, Toronto marque le premier point. Beaucoup plus constants et sérieux défensivement, les Raptors font preuve d’une froideur à vous glacer le sang. Programmés pour jouer les premiers rôles, les canadiens ont fait la différence en début de saison et se sont contentés de gérer par la suite. Une gestion d’effectif qui a eu le mérite de laisser certains cadres arriver au top de leur forme pour les Play-Offs (Kawhi par exemple). Saison un peu plus en dents de scie pour Philly qui aura dû patienter plus longtemps et batailler avec Boston et Indiana pour connaitre son classement exact. Depuis le début des matches éliminatoires, la donne est différente. Si les deux franchises ont été surprises dès le premier match à domicile, ils ont su largement redresser la barre et finalement s’imposer 4-1 sans vraiment forcer leur talent et jeter toutes leurs forces dans la bataille. Dernier point à observer, les confrontations individuelles cette année. Sur cet aspect et l’impact psychologique que cela peut avoir, il faut mettre un bémol. Certes Toronto mène 3-1 à cet exercice sur la saison régulière, mais le dernier match entre les deux franchises date de février, beaucoup de choses ont changées depuis, à commencer par les arrivées de Gasol à Toronto et Harris à Philadelphie, deux apports qui ont considérablement modifié la physionomie des deux équipes.

 

Le facteur X

La glace et le feu. L’expérience de Kawhi, Lowry et Gasol contre la fougue de Embiid, Simmons et Butler. La tactique contre le “génie”. Les oppositions de style sont là dans cette confrontation. Mais si il y en a bien un qui peut faire la différence dans ce genre de match c’est bien Kawhi Leonard. The Klaw est en forme et a écœuré à lui tout seul le Magic lors du premier tour. Lorsque le MVP des finales 2014 joue de la sorte, il devient une véritable arme de destruction massive. Et ce n’est pas Ben Simmons qui dira le contraire, lui qui avait été totalement muselé par Leonard lors de leurs trois rencontres cette année. La preuve, sur les 4 matches de SR, Leonard en a joué 3. Lorsque Kawhi sur le parquet, l’Australien tourne en moyenne à 13 points et 8 pertes de balle en moyenne. Et lorsqu’il n’y était pas, Simmons a rendue une copie de 26 points – 12 rebonds et 8 assists (seulement 1 ballon perdu). Les chiffres parlent d’eux-même.

 

Le prono

Toronto semble un cran au-dessus pour cette série et se présente comme le favori. Si les individualités sont plutôt du côté des 76ers avec des joueurs capables de choses insensées, l’expérience et le sérieux des Raptors pourraient faire pencher la balance. De plus, les Canadiens bénéficieront de l’avantage du terrain et pourraient prendre un véritable ascendant psychologique dès les premiers matches. Si le collectif est au rendez-vous, faire douter les hommes de Nick Nurse sera mission quasi-impossible pour une équipe de Philadelphie qui n’a jamais véritablement trouvé sa vitesse de croisière, alternant les coups d’éclats et les contre-performances. Si on était vous, on mettrait une petite pièce sur une victoire 4-1 ou 4-2 des dinos, Joel Embiid et sa bande devront être constamment à 100% de leurs capacités s’il veulent être en position de nous faire mentir.

 

Deux équipes présentées en début de saison comme des favoris au titre de conférence, des superstars sur le parquet, le spectacle sera obligatoirement au rendez-vous de cette demi-finale. Ce choc, entre deux franchises qui devront se faire pardonner les contre-performances en PO l’an dernier s’annonce bouillant et disputé. Rajoutons que l’enjeu de cette série sera également extra-sportif, le résultat aura certainement un impact sur la décision des Free-Agents de s’inscrire, ou non, dans le projet de leur franchise respective. Tout ce qu’il faut pour nous faire vibrer !

A propos de l'auteur

Si ma fille en avait, elle se serait appelée LeBron, j'ai découvert la NBA avec Kobe et The Answer, je l'ai aimée avec TP et el Manu.

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