Qui pour remplacer Mourinho?

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Ligue 1

The Special One parti, il va falloir lui trouver un successeur. Et assez vite, car de grosses échéances attendent Manchester United dans les prochaines semaines. Wesport a cherché pour vous qui seraient les meilleures pistes pour la succession du Portugais à MU.

« Club anglais cherche grand coach désespérément. » Même si le calendrier du Boxing day s’est montré relativement clément avec Manchester United, qui dans le prochain mois, se déplace à Cardiff, reçoit Huddersfield puis Bournemouth avant d’aller à Newcastle, de grosses affiches arriveront ensuite, avec notamment la double confrontation en C1 face au PSG (match aller le 12 février à Old Trafford). Il est donc important pour les dirigeants mancuniens de faire le bon choix au moment de recruter le successeur de Mourinho. En partant du principe qu’ils chercheraient un bon coach, libre de suite, les possibilités se réduisent drastiquement. En attendant c’est l’ancien joueur et adjoint du Special One, Michael Carrick, qui assurera l’intérim.

(Crédit DR)

Option 1 : Zinedine Zidane (5% de chance)

On nous a rabâché la rumeur ZZ à Manchester tout l’été, il est certain que cela va recommencer dans les prochains jours. Profil type du coach ultra bankable au chômage, Zidane est pressenti dans chaque gros club où tout va mal. Il faut dire que sa première expérience de pompier de service au Real s’était plutôt bien déroulée. Arrivé en janvier 2016 pour remplacer Rafael Benitez licencié, il remporte la Ligue des champions au bout de cinq mois, puis deux autres coups sur coups, les deux années suivantes. Serait-il donc le profil idéal ? Rien n’est moins sûr : à Madrid ZZ disposait d’un statut particulier et d’une côte d’amour incroyable, de la part de son président et des supporters. Lui qui n’avait jamais été à la tête d’une équipe première arrivait comme coach de la Maison blanche avec un minimum de pression, ou alors beaucoup moins qu’il n’aurait dû. À MU il serait attendu comme le sauveur, et un échec ne saurait être toléré. Zidane prendra-t-il le risque de « salir » son image d’entraîneur, pour le moment immaculée ? Difficile d’y croire. Mais après tout, si l’ennui commence à le gagner, et qu’il souhaite se lancer un challenge, pourquoi pas ?

(Crédit AFP)

Option 2 : Laurent Blanc (65% de chance)

Un ancien de la maison (Blanc a fini sa carrière à United, où il est resté deux saisons de 2001 à 2003), qui a un CV relativement fourni en tant que coach (Bordeaux, l’Equipe de France, puis Paris), ainsi qu’un palmarès important, et qui est libre de tout contrat, l’occasion est trop belle. Le projet MU sera-t-il assez attrayant pour convaincre « le Président » de cesser de jouer au golf pour revenir sur un banc ? Ce serait alors l’occasion pour lui de faire taire toutes les critiques nées de son passage à Paris. Car s’il vient dans le Nord-ouest de l’Angleterre, ce serait sans son adjoint de toujours, Jean-Louis Gasset. Celui qui s’occupait de tout selon certains, au sein des équipes que le duo a coaché. Entraînement, tactique de match… tout reposait sur les épaules de l’actuel technicien de l’ASSE. Blanc n’aurait été alors qu’un prête-nom, responsable de la communication, et juste bon à apporter une crédibilité aux choix fait par l’encadrement technique. Les plus sévères vont jusqu’à dire que, la seule fois où Blanc n’a pas respecté les conseils tactiques de son adjoint, ce serait le soir du quart de finale retour de Ligue des champions en 2016, face à Manchester City, en mettant en place un 3-5-2, avec le succès qu’on lui connait. Redresser la situation à United serait donc un excellent moyen de faire taire les sceptiques. Et ces polémiques (très franco-françaises par ailleurs) mises à part, Blanc bénéficie d’une vraie côte sur le marché, de par son passage au PSG.

(Crédit AFP)

Option 3 : Leonardo Jardim (25% de chance)

Ça peut paraître surprenant, ça ne le serait pas tant que cela. Il ne faut pas oublier, on l’a dit, qu’il n’y a pas une foule de bons entraîneurs libre tout de suite. Son passage à Monaco, qui a coïncidé avec l’éclosion d’un certain nombre des grands talents, dont l’un d’eux joue à MU : Anthony Martial, a marqué une partie de l’Europe. Certes, le Portugais était plutôt annoncé vers les Emirats, que vers un grand club européen, mais l’attrait d’un aussi beau projet pourrait le faire changer d’avis. Mais attention au changement de rôle ! À Monaco, Jardim était avant tout un formateur, destiné à faire éclore toujours plus de nouveaux talents, qui partiraient à l’été d’après pour deux fois leur prix. À Manchester, il aura sous ses ordres des joueurs confirmés et renommés. Pas sûr qu’un Juan Mata se gère de la même façon qu’un Bernardo Silva par exemple…

Le reste :

– Ryan Giggs : toujours sélectionneur du Pays de Galles, mais bon, un coach qui quitte sa sélection pour reprendre le club de ses rêves, ça s’est vu (et ça ne s’est pas toujours bien passé…)

– Arsène Wenger : et cette fois il n’y aura pas de « Arsene who ? » qui tiennent

– Sir Alex Ferguson : quitte à faire revenir un ancien, autant que ce soit quelqu’un qui a gagné

– « Pep » Bruno Génésio : le seul à savoir comment mettre en échec City. Mais cela reste improbable, car Pep a un compte à régler avec Barcelone.

 

Crédit photo de couverture: Icon sport

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