Rencontre avec le “Meilleur community manager de National 2”, Julien Vergnol, CM du BPFC



Entre informations, actualités et échanges avec les supporters, qui sont les community managers qui se cachent derrière les clubs sur les réseaux sociaux ? Fraîchement élu « Meilleur CM de National 2 » par  « Infos N2 » sur le réseau social Twitter, Julien Vergnol, Community Manager du club de Bergerac nous fait le plaisir de se livrer à WeSportFR. Entre le sérieux du métier et l’humour qu’il détient, il nous raconte l’importance de son métier au sein d’un club ainsi que ses meilleurs souvenirs de carrière.

 

 Bonjour Julien, merci d’avoir accepté cette interview. Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs !?

Je m’appelle Julien Vergnol, je suis associé dans une agence de communication, et je suis le CM de Bergerac ! Community Manager est donc mon métier de base. Je suis au BPFC depuis 1989, j’y ai joué, mon père a été président et quand il a fallu porter une aide et de la compétence au club de ces domaines précis, j’ai répondu favorablement !

 

Quelles sont les qualités nécessaires pour ce faire ce métier ?

Il faut avoir une vraie connaissance des réseaux sociaux et savoir comment les aborder, avoir cette culture-là. Savoir maîtriser plusieurs outils comme Photoshop est important car c’est aussi un métier visuel. Posséder une fibre artistique quelque part. Si on maîtrise la vidéo c’est un plus non négligeable ! C’est un métier qui reprend tous le fondamentaux de la communication : Le rédactionnel, le graphisme et la vidéo ludique. Il Faut connaître le club et ses valeurs, pour bien le mettre en avant car c’est notre rôle principal, être une vitrine attrayante pour les supporters, les sponsors et partenaires potentiels, faire en sorte que le club soit attrayant de par la communication.

 

Quels sont les avantages et les inconvénients ?

C’est très vivant et très varié, c’est très riche et passionnant surtout quand on travaille avec Christophe Fauvel qui est très énergique, qui se lance des défis en permanence, c’est un vrai communiquant. C’est vrai que j’aime ce boulot parce que c’est souvent un travail qui se fait dans l’urgence ! L’inconvénient si on peut dire c’est que c’est très chronophage, ça prend énormément de temps ! Il faut être concentré en permanence, nous sommes le premier relais d’informations du club, s’il y a erreur dans les données, c’est nous qui prenons. Il y a le stress du faux pas, ne pas envoyer ce qu’on a envie d’envoyer au gens, se tromper dans le ton qu’on adopte, la peur de la coquille. C’est une responsabilité importante, les clubs doivent comprendre que c’est un métier ! Ils misent beaucoup sur l’apport financier des sponsors, mais ces sponsors vont préférer miser sur un club qui les mettent en avant via le Community management et une gestion numérique cadrée avec un travail de fond. Le président Fauvel en a très bien conscience et il l’a compris ! C’était important il y a deux ans, ça l’est encore plus aujourd’hui et dans l’avenir la communication sera primordiale pour les clubs, c’est indéniable.

 

Avez-vous carte blanche ?

C’est particulier avec le BPFC parce que je connais très bien le club ! Carte blanche ? Non. Il y a un responsable communication dans le club, Benoît Fourel De Frettes, qui valide l’ensemble mais je ne suis jamais embêté je fais relativement ce que je souhaite. On a un président très actif qui ne refuse pas grand-chose (rires) ! C’est vraiment rare qu’il dise non à une campagne de communication, c’est vraiment agréable de travailler dans d’aussi bonnes conditions !

Le BPFC est une grosse machine, 10K sur Facebook, 3,5 sur twitter, 2,5 sur Insta, c’est une grosse usine ! Ça a pris du temps avant d’en arriver là, il faut que les gens comprennent que ce n’est pas facile de gérer les réseaux sociaux, que c’est vraiment un métier. Il faut aussi faire en fonction des résultats sportifs, capitaliser quand c’est positif, gérer les incendies quand ils le sont moins. Le BPFC a réussi à créer une belle communauté car la direction a bien compris l’importance de ces vecteurs-là.

 

Quel est votre meilleur souvenir ?

La montée en N2 il y a trois ans, le club l’attendait depuis longtemps ! Mais le meilleur souvenir c’est le resto du midi avec le président et Benoît Fourel De Frettes (rires) !

Il y aussi le match de coupe de France contre Lens il y a deux ans ! Bergerac est plutôt une ville de rugby, je n’avais jamais vécu une telle émotion, voir 2000/3000 personnes chanter pour Bergerac, ça restera gravé à vie ! La communication se fait dans un fauteuil parce que là il n’y a rien à faire, ça se fait tout seul (rires), il y a juste à marquer « Victoire ». Mais les bons moments restent les échanges avec les gens, et puis le match contre Chelsea aussi, c’était quelque chose.

 


 

Parlons du sujet principal, qu’est-ce que ça fait d’être élu meilleur CM de National 2 ?

Ça fait plaisir mais je ne pense pas être meilleur CM de N2 (rires) ! Les gens ont joué le jeu, il y a eu plus de 4000 votants sur la finale. C’est intéressant de mettre en avant ce rôle dans les clubs qui est aussi méconnu qu’important, ça a eu cette valeur-là et ça a permis d’échanger les supporters des autres clubs également ! J’ai passé tout mon temps à chambrer le CM corse, ça s’est fait bon enfant. Je ne donne pas plus de valeur à ce titre car je pense aussi aux bénévoles qui donne de leur temps, je sais l’engagement que c’est et l’abnégation qu’il faut, c’est loin d’être évident. Je suis surtout très heureux de mettre le rôle de CM en avant, dans la meilleure des manières. Le président s’y est prêté aussi, il était aussi heureux qu’un enfant dans une confiserie (rires) ! Ça a mis le club en avant, on a gagné des followers, on a échangé avec des gens, j’ai vu aussi qu’il fallait un ton plus adapté, plus décalé sur twitter ! Sinon je vais quand même recevoir un diplôme de la part du club ! (Rires)

 

Comment avez-vous vécu cette finale ?

Christophe Fauvel m’a appelé dimanche pour me dire qu’il fallait que je me remue parce que ce n’était pas possible de perdre ! Je n’y prêtais pas plus attention que ça avant, je me suis vraiment lancé parce qu’il me l’a demandé et il a eu raison. J’ai passé mon dimanche soir à tweeter et retweeter pour accéder au sésame et voilà ! Paradoxalement c’était vraiment épuisant, j’avais l’impression de sortir d’un match de football ! Il faut vraiment remercier Info Nat 2 qui a souhaité mettre en avant le rôle de Community manager qui est un vrai couteau suisse de la communication !

 

On peut dire merci au président Fauvel qui a bashé la LT de ses followers ?

(Rires) ! C’est quelqu’un qui a beaucoup de réseau, mais ça reflète aussi la mentalité du club de Bergerac qui est de ne pas perdre ! Ce qui est incroyable c’est qu’il m’a demandé d’inviter tous les twittos à un cocktail au prochain match de Bergerac à domicile. C’est juste génial ! Il a mis un bordel monstre, il a gagné, c’est la mentalité du club. On ne perd pas ! (Rires)

Je pense que la majorité des présidents des clubs en auraient eu strictement rien à faire. Lui c’est différent, pas de respect de ma vie privée, il m’appelle le dimanche soir pour retourner twitter (rires) ! On s’est bien marré ! Il y a quand même des gars qui ont mentionnés Barack Obama, Donald Trump ou encore Nikos Aliagas pour qu’ils votent pour nous !! C’est n’importe quoi, mais c’est une victoire à la clef ! Vraiment très heureux de cette victoire qui a eu pour vertu de mettre en avant mon métier, et bien évidemment le club !

 

Le mot de la fin ?

Longue vie et prospérité !

 

Nous remercions Julien pour sa gentillesse et sa disponibilité, et nous souhaitons au BPFC une très bonne fin de saison !



A propos de l'auteur

Amoureuse du ballon rond depuis mon plus jeune âge, j'essaye d'exploiter mes talents sur les terrains depuis quelques années, même si mon profil ressemble à celui de Gregory Vignal. Le sport est ma religion, l'humour mon passe-temps.

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