Résumé complet de NJPW Wrestle Kingdom 14 (Nuit 2)

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Considéré comme le plus grand événement de catch au Japon, la New Japan Pro-Wrestling tenait aujourd’hui son annuel Wrestle Kingdom, quatorzième du nom. Petite particularité pour cette édition, celle-ci se déroule sur deux jours : une première. Une seconde nuit où Jushin Thunder Liger raccrochait les bottes tandis que Tetsuya Naito & Kazuchika Okada ont offert un duel au sommet pour le compte de leurs championnats respectifs. 

SAYŌNARA LIGER-SAN ! 

Sortant d’une première nuit où l’émotion fut de mise, voilà que la musique d’entrée de Jushin Thunder Liger retentit au sein du Tokyo Dome. Ça y est, l’ultime combat de Jushin Liger va se dérouler dans quelques minutes, les larmes coulent déjà.

Face à lui, deux jeunes loups prêts à lui faire mordre la poussière : Ryu Lee et le nouveau champion de la division Junior, Hiromu Takahashi. De son côté, Liger est épaulé de son grand ami Naoki Sano. A l’image de la veille, la rencontre n’est pas technique, l’histoire se concentre sur le dernier tour de piste du légendaire lutteur présent sur le ring. Chacun s’envoie son arsenal de prises fétiches, pour le plus grand plaisir. Quelques échanges d’atemis ou de bonnes tatanes, à l’ancienne mon pote.

Alors que Liger prépare à administrer son célèbre shotei sur Takahashi, celui-ci l’esquive et lui plante une bonne vieille lariat et le plante d’un Timebomb pour le compte de trois. L’atmosphère est étrange, la foule ne réalise toujours pas que c’était la dernière révérence de Jushin Thunder Liger. Alors qu’il est vraisemblablement sûr que Liger allait remercier le public pour l’ensemble de la carrière, la diffusion en direct du NJPW World plante. La tuile au moment parfait. On ne doute pas que les adieux furent d’une grande émotion.

Arigatōgozaimashita, Liger-san.

COQUILLE ET TEA TIME

Passer tout juste après les adieux de Jushin Liger, telle est la lourde tâche qu’on eu les champions par équipes de la division Junior, El Phantasmo & Taiji Ishimori ainsi que leurs prétendants, les Roppongi 3K SHO & YOH. 

Ce deuxième combat de la soirée fut d’une intensité sans pareille, où chacune des équipes s’envoie tout ce qu’elle peut à une vitesse folle, c’est sans oublier les fourbes tours des membres de BULLET CLUB qui servent à maintenir quelques secondes de répit dans une rencontre aussi intense. Le combat s’offrira même un instant comique lorsque El Phantasmo tente de frapper SHO dans les burnes, le canadien crie de douleur et le nippon sort de son froc une coquille, enfin quelqu’un de prévoyant.

Alors que l’arbitre est assommée par Ishimori, son partenaire saisit une ceinture pour s’en servir comme arme sur SHO, un coup bas avorté par Rocky Romero, qui vient sauver son poulain sous les acclamations du public. YOH revient dans la course pour envoyer un double stomp sur ELP tandis que SHO lui plante son Shock Arrow pour devenir pour la quatrième fois de leur carrière champions par équipes de la division Junior. Un très bon match, qui aurait pu presque voler le show.

S’ensuit le combat pour le championnat britannique de Zack Sabre Jr. que ce dernier défend face à l’ingouvernable SANADA. Un combat qui fut truffé de contres à tire larigot, un vieux monsieur ronchon (Jim Cornette) aurait bien gueuler devant son écran, à condition qu’il ne reste pas bloqué sur l’époque des territoires.

Un affrontement d’une technicité assez délirante, qui change de ce qu’on a pu assisté sur l’ensemble de week-end. Ça fuse entre les mandales et les soumissions, un rendu franchement agréable à l’écran. SANADA semble prendre l’avantage tandis que ZSJ a un peu de mal à répondre présent, c’était sans compter sur la malice de l’anglais qui surprend son adversaire d’un European Clutch pour la victoire alors que celui-ci allait administrer sa Skull End. Propre.

MOXLEY S’EST TROUVÉ UN NOUVEAU COPAIN

Après trois combats assez qualitatifs, il était temps de calmer le public un peu trop à cran. Sortant d’une sauterie sanglante avec Lance Archer, ce bon vieux Jon Moxley s’apprête à défendre son championnat états-unien face à Juice Robinson. Quand on y pense, Dean Ambrose contre CJ Parker tout le monde s’en carre alors que Moxley contre Robinson, hein.

Le flamboyant Juice déteste par dessus tout Moxley et lui bondit en pleine face alors qu’il s’apprête à renter sur le ring. Les hostilités peuvent commencer et ça se met sévère sur la gueule à l’extérieur du ring. Une bien belle bagarre où les patates se font entendre dans tout le Tokyo Dome. C’est au terme d’une bonne douzaine de minutes de combat que Moxley plante Death Rider sur Robinson pour la gagne et conserver son or.

Le public kiffe Moxley, Renee Young aussi. C’est alors qu’une musique retentit, « Kaze Ni Nare ». oh purée de pomme de terre. Minoru Suzuki débarque sous une foule en délire, qui scande Kaze Ni Nare qui fout une chair de poule presque jouissive. Il provoque MOX et les deux hommes en viennent aux mains, Suzuki prend l’avantage et lui atomise la tronche d’un Gotch-style Piledriver. Jon Moxley voulait Le Roi, il l’a eu.

GOTO, CE HÉROS

Tout le monde derrière Hirooki Goto, qui devrait être le cri de ralliement auprès de toute la foule du Tokyo Dome. Le lieutenant de CHAOS affrontait nul autre que le champion NEVER KENTA… et sa heat stratosphérique.

C’est décidément la soirée où les challengers s’attaquent au champion avant même le son de la cloche, faut comprendre Goto, son ennemi a humilié bien trop de fois ses potes et il en a gros, sire. Ça se bagarre salement en dehors du ring et KENTA plante un DDT sur la rampe d’entrée laissant Goto inconscient, qui parvient à revenir au ring au compte de 19. S’ensuit des échanges de coups bien stiff, on n’hésite pas à s’exploser la tronche au Japon, la nuque pour certains. Son leader Jay White est massivement hué mais KENTA l’est tout autant voire plus, rien qu’à voir la réaction du public lorsqu’il claque un Shibata Dropckick.

La hargne de Goto l’emportera sur la fourberie de KENTA. Cet échange de claques de daron suivi d’un GTR permettra à Hirooki Goto de glaner un cinquième règne de champion NEVER, à égalité avec son allié Tomohiro Ishii.

WHITE ENTERRE IBUSHI

Les deux perdants de la veille, bouh les nazes.

Battus à plates coutures hier, Jay White et Kota Ibushi ont remis le couvert dans une revanche de la finale du G1 Climax 29. Jay White s’extirpe toujours du ring en début de rencontre, et toujours sous les huées du Tokyo Dome. Switchblade revient à la charge et envoie Kota Ibushi, sur le tablier du ring, droit dans les barrière qu’il mange en plein dans la trachée, Ibushi va finir par caner sur un ring.

Le schéma du combat est presque similaire à celui d’hier avec Tetsuya Naito, le néo-zélandais est méthodique et s’attaque aux points faibles d’Ibushi, qui, malgré tout parvient à s’extirper de tous les coups fourrés de White. Et le japonais parvient même à dominer la rencontre, c’était sans compter les interventions de Gedo. Il arrive une première fois où il frappe Kota Ibushi avec une chaise, qui ne lui fait aucun effet, ce putain de cyborg qu’il est . Ce bon vieux Gedo se fait renvoyer à l’extérieur par une bonne mandale.

Ibushi envoie une Kamigoye suivi de son powerbomb mais personne pour le compte, l’arbitre s’est fait assommé il y a quelques minutes. Il se réveille et Ibushi plante une nouvelle Kamigoye, la victoire est assurée… avant que Gedo envoie l’arbitre à l’extérieur, s’arme d’un poing américain qu’il parvient à mettre à Ibushi suivi d’un Blade Runner de White. Gedo réveille l’arbitre qui assure la victoire de Switchblade, sous les huées de la foule.

AS DES AS 

Pénultième combat de la soirée, voilà que New Japan Pro-Wrestling nous envoie un dream match où Chris Jericho est opposé à Hiroshi Tanahashi, celui qui la plus de cardio gagne un abonnement chez BasicFit.

Les deux vétérans s’envoient dès le début du combat, des piques. Jericho apprécie que moyennent et se rue sur Tanahashi et l’action s’embarque à l’extérieur du ring où le canadien plantera Tana d’un DDT, la tête la première sur la table des commentateurs anglais. Y2J renvoie le nippon dans le ring et effectue sa pose en air-guitar, le public hue.

Excédé, Chris Jericho s’empare de sa ceinture de champion du monde poids lourds de l’AEW et revient dans le ring mettre un coup droit dans l’entrejambe de Tanahashi avant lui mettre un coup de ceinture, Tana répond par un autre low-blow. Pensez à demander des coquilles à SHO. Les coups fusent de part et d’autre, les deux hommes sont épuisés après plus de vingt minutes de combat. Jericho parvient à porter son Liontamer sur les genoux meurtris de l’Ace qui ne peut que se résoudre à abandonner. Il n’aura pas donc sa chance au championnat de All Elite Wrestling, comme le voulait la stipulation.

NAITO 2 BELTS

Le grand combat vedette de l’ensemble du week-end de Wrestle Kingdom 14, Kazuchika Okada, champion IWGP poids lourds et Tetsuya Naito, champion IWGP Intercontinental mettaient tous deux en jeu leurs ceintures où le gagnant repartira du Tokyo Dome décoré de deux championnats.

Imaginez deux hommes, dont les destins s’entrecroisent depuis presque dix ans à se regarder droit dans les yeux pendant près de deux minutes. Le Tokyo Dome serre sévèrement les fesses, la tension est à son comble.

La suite n’est qu’exceptionnelle, on vous laissera la joie d’aller regarder ce main-event d’une qualité sans précédent. L’expliquer enlèverai toute magie. Trente-cinq minutes de pure bonheur où tous les sentiments se mélangent. D’un côté, l’ingouvernable Naito, le héros du peuple, qui chasse la gloire depuis tant d’années tandis que Kazuchika Okada s’est vu tout offert sur un plateau mais qui a eu tout du même du mal à se faire accepter par le public nippon.

Au bout du compte, Tetsuya Naito parvient à river les épaules de l’homme qui l’a toujours empêché d’atteindre les sommets, tel Gokû et Vegeta. Il y est enfin parvenu, et tient dans ses mains les championnats poids lourds et Intercontinental, le public est en liesse. Une joie intense de courte durée où KENTA débarque arrive de nulle part pour s’attaquer à l’ingouvernable et poser avec les ceintures à la manière de Katsuyori Shibata sur le corps gisant de Naito. Sa heat n’est plus stratosphérique, elle atteint des sommets jamais atteints.

A défaut de ruiner un moment iconique, l’optique d’un KENTA contre Tetsuya Naito est une idée fraîche tout comme Jon Moxley face à Minoru Suzuki. On aura tous chialé pour Jushin Liger, dont la cérémonie de retraite aura lieu demain lors de New Year’s Dash. Bonne rentrée, des bisous.

Ligue 1

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