Retour sur la carrière de Ricciardo Patrese

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carrière de Ricciardo Patrese
Ligue 1

A l’occasion de sa 66è bougie, We Sport vous propose de revivre la carrière de l’italien, Ricciardo Patrese. 17 saisons en F1, 256 départs – record battu par Rubens Barrichello en 2008 – , 8 pôles, 37 podiums, 6 victoires et vice champion 1992 derrière Mansell. L’italien a été durant une décennie et demi, un pilote confirmé et de renom dans le paddock.

Riccardo Patrese est né le 17 avril 1954 à Padoue en Italie. Pilote automobile vainqueur de 6 GP de F1. il a aussi remporté des courses d’endurances mais aussi le Tour d’Italie. Il aura durant 15 ans le record de départs à un GP.

Début de la course automobile : Kart et Formule 3 :

Tout commence pour le jeune padouan en 1974 lorsqu’à 20 ans il devient champion du Monde de Karting et vainqueur de la Coupe des Nations (également titré en 1975). En 1976, il devient champion d’Europe de F3 avec Chevron signant 4 victoires en 10 courses (Zandvoort, Enna-Pergusa, Monza et Kassel-Calden). Cette victoire entraînera les regards des patrons de F1 et en 1977, c’est Don Nichols qui le recrutera pour la saison 1977 suite au licenciement en cours de saison de son compatriote Renzo Zorzi.

La Chevron B34 – Toyota Novamotor sur la quelle il a été champion du Monde de Kart.

Début de la carrière de Ricciardo Patrese en F1 :

Début chez Shadow Racing Cars :

Remplaçant du remplaçant, il commence alors son aventure en F1 lors du GP de Monaco au volant de la DN5B. Si il finit 9è à un tour du leader, Jody Scheckter, l’italien aura convaincu ses patrons. Lors du dernier GP au Japon, il se classe 6è à 1 tour du vainqueur Hunt et signe ainsi son meilleur résultat de son année rookie. L’italien se fait remarquer par une bonne pointe de vitesse, il rejoint alors Arrows, fondé par les dirigeants de… Shadow.

Pilote catégorisé en “pilote fougueux” est du au fait qu’il soit impliqué dans l’accident mortel de Ronnie Paterson à Monza en 1978. Un groupe mené par les 2 stars de l’époque : Hunt et Lauda font pression pour que Patrese soit suspendu 1 GP du fait qu’il soit rentré dans le suédois. Les photographes et vidéastes présents sur place fournissent la preuve que l’italien n’est pas rentré dans Hunt qui est dans Paterson mais Hunt rentre dans Paterson. Pourtant de longues années, Hunt aura accabler à la TV, Patrese. Son meilleur résultat sera 4è au Canada à 24″ de feu Gilles Villeneuve.

En 1979, il continue l’aventure avec Arrows et marquera 2 pts, points marqués à Spa grâce à sa 2è place. L’année suivante, toujours avec la team américaine, elle signe son 1er podium en finissant 2è du GP des USA de l’Ouest à Long Beach derrière Nelson Piquet, qui signe alors sa 1è de ses 23 victoires. 1981 commence de bonne manière avec une pôle à Long Beach mais un abandon met fin à ses rêves de victoire. Il signera cette saison 2 podiums. Le 1er est au Brésil, 2 semaines après son abandon, il finit 3è derrière les 2 Williams de Reutemann et Jones. A saint Marin, il finit dauphin de Nelson Piquet.

Début de l’aventure chez Brabham :

L’italien est choisi pour soutenir le champion du Monde brésilien Nelson Piquet. A Monaco, il remporte son 1er GP dans des circonstances de courses assez favorables. Il signera 2 autres podiums, le 1er à Long Beach ou il finit 3è derrière Lauda et le futur champion du Monde, Keke Rosberg. Le 2nd podium sera au Canada ou il finit 2è derrière Nelson Piquet. Ce GP aura été marqué par la mort au départ de Riccardo Paletti qui heurta la Ferrari calé de Didier Pironi.

La Brabham de Ricciardo Patrese au GP de Monaco 1982

Ensuite en 1983 c’est l’année des regrets, la voiture est bonne, le moteur BMW turbocompressé est excellent mais la fiabilité est inexistante ce qui lui privera du titre pourtant à sa portée. 15 courses, 11 abandons dont 9 consécutifs en début de saison. Une victoire en Afrique du Sud “sauvera” sa saison. Son équipier Nelson Piquet, titré, Patrese se fait virer par Bernie Ecclestone.

2 années chez Alfa :

Remercié par Brabham, l’italien rejoint Alfa Roméo ou il aura comme équipier Eddie Cheever. Son aventure chez Alfa rime drama. En effet, 32 courses: 24 abandons soit 75%. En septembre 1984, à Monza, il signera son unique podium de son aventure chez Alfa. Il finit 3è derrière Lauda – futur triple champion du Monde et Alboreto. A la fin 1985, il sera remercié et retournera chez Brabham.

Retour chez Brabham :

Ce retour sera un mini fiasco car Bernie Ecclestone délaissera son équipe, la compétitivité sera pas la qualité de la voiture. La mort de son pilote italien : Elio De Angelis lors d’essais privés au Paul Ricard plongera l’équipe au fond du fait-tout. Mi-1987, il signera pour Williams qu’il rejoindra au GP d’Australie, remplaçant Mansell blessé.

Arrivée chez Williams :

Puis en 1988, la Williams reçoit le V8 Judd de 3L mais ce dernier sera peu apprécié par l’italien. Son meilleur résultat de la saison Mc Laren sera une 4è place en Australie derrière les 2 extra-terrestres (Prost devant Senna) et Piquet. En 1990, Williams et Patrese (re) trouvent le sourire via le V10 Renault qui fera des merveilles. Si son début de saison est compromis via son Arbre à cames qui cassera 2 fois, il signera 6 podiums qui l’emmènera à la 3è place du Mondial derrière Prost et Senna. Son équipier Boutsen, vainqueur en Hongrie finira 6è. 1991, est sa meilleure saison avec la topissime FW14. Vainqueur au Mexique et au Portugal, podium au Brésil, Canada, Allemagne, Hongrie, Espagne et Japon. Il aura une excellente voiture qui le propulsera 3è du Mondial derrière l’intouchable Senna et son équipier Mansell.

Par la suite, la saison 1992 avec le fait qu’Adrian Newey, designer en chef, a trouvé la solution pour le problème de fiabilité de la transmission semi-automatique. La FW14B sera la princesse de sa majesté : 10 victoires dont 1 pour Patrese, 15 pôles dont 1 pour Patrese. L’italien ne sera pas au niveau de son équipier britannique mais sa victoire à Suzuka et ses 8 podiums lui donneront la 2è place du Mondial. Alain Prost formera le line-up avec Mansell pour 1993 et trouve refuge chez Benetton.

La fin chez Benetton :

Lors de la saison 1993, Michael Schumacher atomise l’italien qui perd la confiance de ses employeurs. 2è en Hongrie sera sa meilleur perf quant le kaiser gagnera au Portugal. Si Prost sur sa Williams s’impose au classement devant son éternel rival Senna sur McLaren, Schumacher finit 4è derrière Hill, 3è. Patrese finit 5è à 32 pts de son jeune équipier allemand. Non conservé par l’équipe anglaise, il met un terme à sa carrière sur un abandon en Australie. Frank Williams, l’appellera en 1994 pour remplacer Ayrton Senna, mort à Saint Marin mais l’italien refuse sa proposition. David Coulthard et Nigel Mansell se partageront la FW16 au final.

Palmarès hors Formule 1 :

Aux 24 Heures du Mans, il aura 3 participations pour 3 abandons. En 1981 au volant de sa Lancia Beta Montecarlo en 1981, il abandonne après 186 tours. Au volant de sa Lancia LC1 en 1982, il abandonne après 152 tours. Alors qu’en 1997, il abandonne après 121 tours au volant de sa Nissan R390 GT1. Il était 2è derrière la Porsche de Kristiansen après 1h de course et ayant été en tête au tour 14.
En Tourisme, il aura remporté en 1980 les 6h de 6 Heures de Brands Hatch, de Mugello et de Watkins Glen. Cette dernière course, il aura aussi remportée en 1981.
Les 6 Heures de Silverstone (1982) ainsi que les 1000 kilomètres du Nürburgring (1982), de Kyalami (1984) et de Spa (1985) sont aussi dans la musette.

Cependant l’italien n’a jamais été champion du Monde de F1, la carrière de Ricciardo Patrese aura été riche de 256 courses, 6 victoires. Il aura aussi obtenu 37 podium. En 1983 et surtout en 1991, il a eu la voiture pour le titre mais les abandons (148 sur 256 courses soit 57%) lui auront coûté de nombreuses victoires et donc les titres.

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