Tennis

Rétro 2020 : elles ont déçu cette saison

Pas évident de jouer son meilleur tennis en 2020 entre la crise sanitaire liée à la Covid-19, les  différents protocoles sanitaires et les changements de programme au dernier moment. Mais force est de constater que certaines joueuses sont quelque peu passées à côté de leur saison. Focus sur trois femmes qui loin d'avoir des résultats catastrophiques, se sont montrées en-deçà de leur meilleur tennis.

 

Elina Svitolina

Crédit photo : LaPresse.ca

Solidement installée dans le top 10 depuis maintenant 3 ans, Svitolina a su imposer son style. Métronome du fond du court et véritable stakhanoviste dans ses rallyes et dans l'enchaînement des tournois, les qualités de l'Ukrainienne ne sont plus à démontrer. Vainqueur des Masters fin 2018, la 5e joueuse mondiale a passé un cap la saison dernière en atteignant (enfin) le dernier carré à Wimbledon et à l'US Open.

Mais les saisons passent et la protégée d'Andrew Bettles ne parvient toujours pas à remporter un tournoi du Grand Chelem. En janvier dernier, Svitolina a vécu une véritable correction lors de son seizième de finale à l'Open d'Australie. Opposée à une Garbine Muguruza ressuscitée, elle s'est inclinée lourdement (6-1/6-2) et a payé son manque d'offensivité. A Roland-Garros, c'est au stade des quarts de finale et à la surprise générale que l'Ukrainienne a pris la porte. A nouveau sans solutions pour contrer un jeu agressif, Elina Svitolina n'arrive toujours pas à se sublimer en tournoi Majeur. Et sa capacité à détenir les clés pour soulever un des quatre grands trophées semble de plus en plus décriée.

En dehors des Grands Chelems, Svitolina a également connu une saison 2020 mitigée. Titrée à Monterrey et Strasbourg, la native d'Odessa a connu plusieurs déconvenues. En particulier lorsqu'elle a affronté d'entrée une joueuse offensive et en confiance. Les exemples ne manquent pas cette saison.  Et l'impasse sur les tournois new-yorkais cet été ne lui a pas permis d'en profiter lors de la tournée automnale en Europe.

 

Petra Martic

Crédit photo : Stadium Astro

La joueuse croate nous avait régalé en 2019 ! Solide en Grand Chelem, finaliste en tournoi Premier, elle n'avait pas volé sa place dans le top 15 et sa participation aux Masters de Zhuhai. Exemptée de problèmes physiques qui avait jusque-là gâché sa carrière, la Croate parvenait enfin à exprimer tout son talent sur une saison entière. Et sous la houlette de Sandra Zaniewska, le top 10 semblait largement envisageable au vu des prouesses réalisées.

Nouvelle saison a rimé avec nouveau coach pour Martic en la personne de Martijn Bok. Et malheureusement cette collaboration n'a pas porté ses fruits. A de nombreuses reprises, on a vu une joueuse chercher son tennis, se montrer friable en coup droit et réaliser des fautes directes inhabituelles. On n'a pas senti non plus une grande alchimie entre la joueuse et le coach néerlandais. Cela a joué sur son attitude puisque la Croate s'est montrée régulièrement agacée lors des matchs.

Bénéficiant de tableaux dégagés de part son classement, on ne peut s'empêcher de penser que Petra Martic avait une carte à jouer sur cette saison. Et sans forcément enchaîner des défaites d'entrée, la native de Split a connu plusieurs contre-performances qui ne lui ont pas permis de franchir le niveau supérieur. La pause covid n'a malheureusement rien changé à la donne. Martic se contente donc cette année d'une demi-finale à Dubaï et Palerme et d'une 18e place mondiale.

 

Serena Williams

Crédit photo : Pinterest

On vous l'accorde, la présence de l'Américaine dans cette catégorie est quelque peu sévère. Car malgré ses 39 ans, la détentrice de 23 tournois du Grand Chelem a montré cette année qu'elle pouvait encore tenir la cadence sur le circuit WTA. La cadette des sœurs Williams s'est même offert un titre d'entrée de saison à Auckland sans forcer.

Mais c'est en tournoi Majeur que le bât blesse. Et ce, depuis son retour post-partum. 2020 n'y a pas échappé avec en seule consolation une demi-finale à New-York (sortie avec les honneurs par une grande Victoria Azarenka). Serena Williams n'a passé que deux tours à Melbourne et un seul à Paris avant de déclarer forfait. Depuis trois ans,  ni elle ni son coach Patrick Moratoglou ne le cachent : aller le record de Margaret Court et ses 24 tournois du Grand Chelem est l'ultime leitmotiv dans la carrière de l'Américaine. La motivation est toujours là c'est indéniable mais le temps et les occasions commencent à filer.

Autre signe inquiétant : le mental. Williams a vécu plusieurs défaillances sur ce plan cette saison hors et en Grand Chelem. Que ce soit contre Wang à l'Open d'Australie ou encore contre Rogers à Lexington, la n°2 américaine a laissé filer des parties qu'elle n'aurait jamais perdu il y a encore quelque temps. On la sait toujours moins investie dans un tournoi mineur mais la voir faiblir dans un gros tournoi n'est pas bon signe pour la suite. Et cela n'a sans doute pas dû échapper à la plupart de ses adversaires pour leur affrontement à venir.

 

Crédit photo Une : NY Sport

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