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Roland-Garros : Nadal indétrônable ?

nadal roland garros

Chaque année, la même question revient sur toutes les lèvres : qui pour faire tomber Rafael Nadal à Paris, au meilleur des cinq sets ? A la veille du coup d’envoi tant attendu de la quinzaine parisienne, retour sur les principales forces en présence pour cette édition 2019.

Chaque année, la même question revient sur toutes les lèvres : qui pour faire tomber Rafael Nadal à Paris, au meilleur des cinq sets ? A la veille du coup d’envoi tant attendu de la quinzaine parisienne, retour sur les principales forces en présence pour cette édition 2019.

Les favoris

Rafael Nadal

Fabio Fognini à Monte-Carlo, Dominic Thiem à Barcelone, Novak Djokovic à Madrid. En arrivant à Rome, le Majorquin n’avait remporté aucun titre sur terre en 2019 et, plus surprenant encore, n’avait pas atteint une seule finale. Et pourtant, il serait bien courageux de parier sur quelqu’un d’autre que lui pour la soulever la Coupe des Mousquetaires. D’abord, parce qu’il a brillamment rectifié le tir en Italie, s’imposant en finale contre Novak Djokovic (6/0, 4/6, 6/1) et infligeant des « bulles » à quatre reprises dans la semaine. Ensuite, parce que Nadal à Roland-Garros, c’est Nadal à Roland-Garros : onze titres, seulement deux défaites, un seul petit set perdu l’an dernier. Alors certes, il est peut-être moins impérial qu’avant, mais il n’en reste pas moins qu’il est l’homme à battre. Comme disaient notamment Djokovic et Wawrinka, Rafa est « l’ultime défi sur terre battue ». Difficile donc de ne pas faire de lui le grandissime favori Porte d’Auteuil.

 

Novak Djokovic

Crédit : bein sports

 

Numéro un mondial et à la race, le Serbe fait figure de principal concurrent au règne de Nadal. Après avoir perdu en quarts de finale à Monte-Carlo contre Daniil Medvedev, il est allé chercher le titre à Madrid contre Stefanos Tsitsipas, battant notamment Dominic Thiem en deux tie-breaks en demi-finale. A Rome, il a atteint la finale où, bien qu’épuisé par ses deux marathons aux tours précédents, il a réussi à pousser Nadal au troisième set. Celui qui a remporté la première levée du Grand Chelem de l’année à Melbourne cherchera à réaliser le Grand Chelem sur deux saisons, exploit qu’il a déjà accompli en 2016. De quoi lui donner une « motivation supplémentaire pour gagner Roland-Garros ». Et, chose à ne pas négliger, il est l’un des deux seuls joueurs à avoir battu Nadal à Paris (en 2015, en trois sets). Un Novak Djokovic qui n’a plus perdu en Grand Chelem depuis presque un an et qui sait qu’il peut renverser la montagne espagnole, donc.

Dominic Thiem

Auteur d’une saison en dents de scie (défaite au premier tour à Rio, Miami, Rome), il a cependant eu des coups d’éclat – et pas des moindres. A Indian Wells, il a remporté le premier Masters 1000 de sa carrière aux dépends de Roger Federer, et il a soulevé le trophée à Barcelone en disposant de Daniil Medvedev (6/4, 6/0) après s’être offert Rafael Nadal en demi-finale (6/4, 6/4). Stoppé en demi-finales à Madrid, il a néanmoins battu des joueurs tels que Federer et Fognini. Sur sa surface préférée, Thiem a accroché tout le Big 3 à son tableau de chasse : Federer donc, Nadal (qu’il a battu une fois chaque année ces trois dernières années) et Djokovic, qu’il avait dominé en quarts de finale à Paris en 2017.  A Roland-Garros, l’Autrichien reste sur deux demi-finales et une finale l’an passé, stoppé par le maître des lieux en trois petits sets. Capable de battre les meilleurs, la principale question reste de savoir s’il le sera au meilleur des cinq manches.

Les outsiders

 

Roger Federer

De grand retour sur terre et « heureux d’être de retour », le Suisse sera la grande attraction du tournoi. Même si ses résultats ne sont pas très probants (quarts de finale à Madrid et à Rome, où il a déclaré forfait), il a quand même eu deux balles de matchs contre Thiem avant de s’incliner et a arraché des victoires encourageantes face à Gaël Monfils et Borna Coric. Il ne faut pas non plus oublier que Federer sur terre, ça reste du très bon : à Roland-Garros, il a remporté le titre en 2009 et atteint quatre finales, toutes perdues contre Nadal. Plutôt régulier cette saison malgré une sortie prématurée en huitièmes de finale en Australie, il s’est adjugé les tournois du Dubaï et Miami et atteint la finale à Indian Wells. Quand on sait de quoi il est capable, Federer fait indéniablement figure de véritable outsider à Paris, même sur terre battue.

Stefanos Tsitsipas

En pleine progression, le Grec réalise jusqu’à maintenant une grosse saison. Vainqueur à Marseille, finaliste à Dubaï, il a atteint pour la première fois les demi-finales en Grand Chelem à l’Open d’Australie. Sur terre, il a continué sur sa lancée en remportant le titre à Estoril, avant d’atteindre pour la première fois la finale d’un Masters 1000 sur terre battue à Madrid, battu par Djokovic. Lors de cette semaine espagnole, il a signé des victoires sur Fernando Verdasco, Alexander Zverev et surtout Rafael Nadal (6/4, 2/6, 6/3). Si ce dernier a pris sa revanche la semaine suivante à Rome, le Grec a tout de même atteint les demi-finales du tournoi italien en battant au passage Fabio Fognini devant son public. Troisième à la Race, Tsitsipas aura véritablement un coup à jouer si son physique tient, lui qui a beaucoup joué ces dernières semaines.

Les surprises

 

Fabio Fognini

Crédit : Le Monde

 

Joueur fantasque, l’Italien a montré qu’il était capable du meilleur en remportant le premier Masters 1000 sur terre battue (sa meilleure surface) à Monte-Carlo face à Dusan Lajovic (6/3, 6/4). En demi-finale, il s’était offert Nadal – qui a gagné le tournoi onze fois – sur le score sans appel de 6/4, 6/2. Même s’il n’a pas confirmé à Madrid et Rome où il s’est arrêté en huitièmes, il ne fait pas non plus de contre-performance puisqu’il perd contre Thiem et Tsitsipas. A Roland-Garros, il a montré qu’il pouvait être dangereux avec un quart de finale en 2011 et un huitième l’an passé. Capable du meilleur comme du pire, reste à savoir quel Fabio Fognini va se présenter à Paris.

Alexander Zverev

L’Allemand vit une saison compliquée marquée par une blessure, un virus pendant la tournée américaine et un enchaînement de problèmes personnels. Sa campagne sur terre battue au cours de laquelle il avait plus de 2000 points à défendre n’a pas été plus fructueuse, lui qui a joué toutes les semaines sans succès, passant de la troisième à la cinquième place mondiale. Cependant, il y a eu du mieux à Madrid et il a remporté son premier tournoi de l’année à Genève cette semaine. Il ne faut pas oublier que la terre battue reste sans doute sa meilleure surface (vainqueur à Rome en 2017 et Madrid en 2018) et qu’il a atteint l’an dernier les quarts à Roland, ce qui est à ce jour son meilleur résultat en Grand Chelem. Alors, ce regain de confiance tardif lui permettra-t-il de prétendre au titre à Paris ?

 

Gaël Monfils

 

Crédit : l’Equipe

 

Vainqueur à Rotterdam, demi-finaliste à Dubaï et quart de finaliste à Indian Wells, le Français pointe à la neuvième place à la Race. Le lancement de sa saison sur terre a été retardé par une entorse de la cheville contractée à Indian Wells et son genou droit l’a lâché à Rome, mais le Français a tout de même obtenu deux balles de match contre Federer à Madrid avant de céder. Dans le passé, il a montré qu’il était capable de se transcender à Roland-Garros, atteignant les demies en 2008 et les quarts de finale à plusieurs reprises (2009, 2011, 2014). Cette année, il semble plus motivé que jamais. Assurant que le genou « va mieux », il a annoncé la couleur hier en conférence de presse, affirmant qu’il y croyait vraiment et qu’ « on a le droit d’avoir des grosses ambitions, mais de ne pas être pour autant toujours au top ». Pourquoi ne pas rêver et imaginer un Français créer la surprise ?

A ne pas oublier non plus : Lucas Pouille qui malgré une mauvaise période a atteint les demi-finales du premier Grand Chelem en Australie et Juan Martin Del Potro qui revient de blessure et a montré de belles choses lors de sa reprise à Rome (il a obtenu deux balles de match contre Djokovic en quarts).

Même si Nadal n’a pas été aussi conquérant pendant la saison sur terre que les années précédentes, il reste le favori pour succéder à lui-même. Cette édition s’annonce en tous cas passionnante avec Djokovic et Thiem à l’affût, la présence de Federer, l’émergence de Tsitsipas et des joueurs prêts à bondir sur la moindre occasion.

 

 

Laura Pottier



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