Ruhpolding – Relais – La Norvège et l’Allemagne au sommet

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Ligue 1

Derniers relais avant les Jeux. Ultimes réglages et ajustements étaient au programme de ces épreuves. Avec également l’envie et la possibilité de faire souffler certains membres dont les performances et/ou combinaisons ont convaincu ou même de faire des essais pour voir d’autres aspects ou explorer d’autres options “au cas où” avec plus ou moins de succès.

 Si la France, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, entre dans ces cas de figure, d’autres nations n’ont eu cure de ces considérations et n’ont pas hésité à aligner leurs équipes-types. Et si du côté des garçons, les petites modifications n’ont pas vraiment influé sur le résultat, ce ne fut pas le cas chez les filles où, privées de ses deux fers de lance, elles ont quelque peu sombré.

Les Norvégiens seuls au Monde

Deuxième victoire en trois courses, une écrasante, l’autre sans forcer et un podium lors du dantesque relais d’Oberhof avec une équipe B et à chaque fois, une composition différente. La Norvège domine ostensiblement son territoire et on ne voit pas qui pourrait la faire chuter de son trône. Même si le placement de Martin Fourcade en troisième rotation permit à la France de recoller rapidement à Emil Svendsen, il fut néanmoins impossible à Antonin Guigonnat de lutter contre Johannes Bø. Auteur d’une pioche à son couché, le Chablaisan laissa filer son adversaire vers un succès facile. Et les deux pioches au debout du Norvégien ne changèrent rien, tant celui-ci avait déjà pris suffisamment le large. Il finit avec 17″ d’avance. Les deux nations alignant leur équipe-type – Birkeland, Tarjei, Svendsen, Johannes – ou très proche pour la France – Desthieux, Fillon-Maillet, Fourcade, Guigonnat même si au vu des performances, on ne voit pas qui pourrait perdre sa place. Les Russes, eux aussi avec leur meilleure équipe, complètent le podium à près d’une minute mais avec moins de pioches que leurs prédécesseurs (quatre). La Belgique, époustouflante à Oberhof a sombré. Michael Roesch, pourtant le plus expérimenté, ayant anéanti ses chances dès son debout avec deux tours de pénalité.

Les Allemandes en contrôle

Il n’aura fallu qu’une attaque de Laura Dahlmeier pour mettre son équipe à l’abri. A l’abri de l’éclatante Italie qui a enfin mise en lumière tout le talent de ses biathlètes. Emmenée par une Dorothea Wierer survoltée, le Transalpines ont réussi à tenir la dragée haute à leurs adversaires d’Outre-Rhin grâce à des passages aux tirs quasi-parfaits. Seule Nicole Gontier dû sortir trois pioches de sa carabine. Mais confrontée à Dahlmeier en dernier relais, Federica San Filippo ne pu rien faire quand la prodige bavaroise lâcha les chevaux sur trois pas. Cependant, l’Italienne et ses copines ne s’en tinrent pas rigueur et laissèrent elles aussi, éclater leur joie à l’arrivée, tant ce podium mérité en tout point, a mis du temps à s’offrir à elles et tant il annonce des horizons heureux pour le quatuor. Ce qui ne fut malheureusement pas le cas d’une équipe de France remaniée. Si sans Anaïs Bescond et Justine Braisaz, les Bleues étaient toujours dans le paquet jusqu’à la troisième relayeuse, la pauvre Célia Aymonier, désignée en quatrième rotation ne résista pas à la pression sur son debout et s’infligea deux tours de pénalités qui condamna le l’excellent travail de ses copines précédemment (Marie Dorin Habert de retour et la fratrie Chevalier, Anaïs et Chloé). Les Françaises terminent ainsi au neuvième rang et ont montré qu’une leader en confiance reste néanmoins nécessaire pour finir le travail.

Demain, place aux mass-start homes et femmes pour à nouveau du grand spectacle.

 

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