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Shai Gilgeous-Alexander, l’heure de la consécration

Si certains en doutait, Shai Gilgeous-Alexander est bien de retour. Blessé fin janvier en raison d’un problème à la cheville, l’ancien des Wildcats du Kentucky ne touche plus terre depuis qu’il est revenu. Des stats dignes d’un prétendant au titre de MVP dans une équipe cancre de la ligue. Mais en attendant des joueurs meilleurs, The Timeline prouve qu’il est bien l’avenir de la ligue.

La meilleure saison de sa carrière

Avant d’évoquer sa série incroyable depuis un mois, il faut reconnaître que depuis le début de l’exercice 2021-2022, SGA réalise une saison extrêmement complète, sans doute la plus belle de sa jeune carrière (il a été drafté en 2018 par OKC) sur un plan individuel. Avec 24.3pts de moyenne, 5rbds, 5.9asts, 1.3stls et 0.8blk par match, il atteint les plus hautes statistiques de sa carrière dans chacune des catégories ! Si ses pourcentages laissent en revanche à désirer, notamment derrière l’arc (29.1% seulement), il est malgré tout plus clutch que par le passé. Surtout, s’il doit encore travailler sur sa sélection de shoots pour devenir un vrai artilleur, surtout à 3pts, il a enfin pris de la maturité pour mieux varier son jeu. Il devient un vrai régulateur pour son équipe, capable de faire de plus en plus de passes décisives. 37 fois, sur les 54 matchs qu’il a commencé, il a atteint ou dépassé la barre des cinq passes décisives, preuve de son implication, et de sa polyvalence. « Si vous voulez être une très bonne équipe, vous devez avoir des joueurs talentueux et de haut niveau », affirmait Mark Daigneault. Il veut gagner, il veut faire partie d’une grande équipe et il est prêt à se retrousser les manches pour nous aider à construire ça. ». 23 ans, mais déjà très mature.

Une forme démentielle

On aurait pu craindre que son entorse à la cheville le coupe dans son élan.. au contraire, elle lui a permis d’arriver frais comme un gardon pour la dernière ligne droite, bien que sa franchise n’ait rien à jouer. Depuis son retour ? 11 matchs, seulement deux victoires et une série de huit défaites consécutives en cours. Mais sur un plan personnel, Shai Gilgeous-Alexander semble métamorphosé : 30.7pts de moyenne, neuf fois au dessus des 30 pts. S’il est passé complètement à côté contre les Timberwolves (8 petits points à 2/15!), il n’est jamais descendu en dessous des 29pts autrement. Avec également 7.5 passes de moyenne, il n’hésite pas non plus à faire jouer les aires autour de lui. Son retour au tout premier plan coïncide également avec l'absence de Josh Giddey, qui avait clairement pris les rênes de l'équipe en son absence. Quand l'Australien va revenir, SGA va devoir se “réinventer”, et partager la gonfle. Ce qui ne l'effraie pas le moins du monde: « Josh évoluait à un excellent niveau ces dernières semaines, et je ne veux pas gêner cette dynamique quand il reviendra. Pour devenir une excellente équipe, ce à quoi nous aspirons, je sais qu’il est nécessaire d’avoir plusieurs porteurs de balle» a-t-il habilement glissé. Les deux futurs stars, en plus d'un talent certain, ne semblent pas prendre la mouche outre mesure, et veulent s'éclater ensemble. « J’adore jouer avec lui. Notre alchimie s’améliore au fil du temps. Je pense que dans quelques années, nous serons l’un des meilleurs backcourts de la ligue. Grandir à ses côtés est quelque chose de super plaisant pour moi» avait d'ailleurs affirmer Giddey au Daily Thunder.

Alors oui, les résultats sont toujours catastrophiques sur un plan collectif.  20 points dans les dents contre les Suns, une rouste de 21. contre les Kings, -37 contre Minnesota puis -30 a Minneapolis contre ces mêmes Wolves.. Si OKC perd toujours autant de match, Shai prouve qu’il est malgré tout un solide point d’encrage pour l’avenir.

Un futur radieux dans l’Oklahoma

Et l’avenir s’annonce plutôt intéressant pour Sam Presti et toute sa franchise. Tout d’abord grâce aux jeunes qui forment l’effectif 2021-2022, déjà prometteur. Outre SGA, qui fait déjà figure d'ancien du haut de ses 23 ans et quatre années dans la ligue, nous pouvons citer pêlemêle : Josh Giddey, 19 ans et récemment drafté, le beau bébé Luguentz Dort, né en 1999 et qui risque de devenir un joueur dominant dans les années futures, Tre Mann et Darius Bazley, tous deux nés après 2000, sans oublier nos deux frenchies, Theo Maledon, dont on espère qu'il pourra retrouver une place dans le roster digne de son talent, après son passage en G-League, et enfin Olivier Sarr, belle surprise de la saison.. Et tout cela, sans compter le nombre incalculable de tours de draft dont dispose la franchise! Deux voire trois lors du 1er tour 2022, deux et potentiellement quatre en 2023, trois, quatre ou cinq en 2024, entre deux et cinq en 2025, trois ou quatre en 2026 ! Le tour avec plusieurs choix protégés, de quoi repartir pour de belles années. D'autant plus qu'il faut rajouter à tout cela les seconds tours, où, parfois, de superbes pépites peuvent être dénichées.

Oklahoma City n'a plus rien a espérer en cette fin de saison, si ce n'est le plus mauvais bilan possible afin d'obtenir un énième pick de draft hautement placé. Le Thunder vise avant tout une reconstruction, avec, en chef de file, Shai Gilgeous-Alexander. Conscient que l'avenir peut-être grandiose, le board est prêt à sacrifier le présent afin de miser sur l'avenir, autour de SGA, qui est prêt à endosser ce rôle. Au vu de ses performances à l'heure actuelle, nul doute qu'OKC a de forte chance de retrouver incessamment sous peu les sommets de la ligue. 

Crédit photo : BasketUSA

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