Sixers – Jazz : Toujours difficile

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Crédit photo : USA Today
Ligue 1



Nous vous avions fait la preview de cette rencontre en début de soirée, ce Sixers – Jazz était un match d’outsiders en difficulté, il a montré toute l’étendue de ces difficultés… surtout pour une équipe.

Jour et nuit

Comment réagir d’un match avec 50 pions d’écart ? En prenant un 12-2 d’entrée ? Non, certainement pas, pourtant Utah l’a réussi. Une adresse au shoot minable, des choix de shoots, de passes totalement à côté de la plaque sans parler des lancers francs ratés. On ne regardera pas la NBA ces dernières années on pourrait croire le Jazz en plein tanking. Pourtant non, le Jazz est un outsider à l’Ouest… enfin était car pour l’instant les Jazzmen sont bien loin d’impressionner à défaut de la saison passée. Pour Phily, c’est pas la folie, c’est l’extasie, Jimmy Butler met le process en route et comment à s’impliquer vraiment des deux côtés du terrain, timing terrible pour Utah, génial pour Phily. Les 9 premières minutes des Sixers se font à … 90% au tir, rare violence, même Markelle Fultz fusille à mi-distance, Utah ressemblait plus au nom d’une plage sanglante du débarquement tellement ce premier quart temps est une boucherie. Rudy Gobert ? Il a lui aussi été gentiment écrasé par Joel Embiid dans le premier quart. 38-24 pour les Sixers qui terminent le quart temps à 86% au tir. Surréaliste.

Le Jazz est plus correct dans le deuxième quart. D’ailleurs la montée du scoring provient de l’absence de Donovan Mitchell, déjà à 5/14 et forçant beaucoup trop de tirs. Utah défend bien, mais qui peut réellement scorer ? Ingles est irrégulier dans l’effort, Rubio est un meneur gestionnaire, c’est difficile pour la franchise de Salt Lake City. Phily s’est nettement calmé depuis la sortie du 5 majeur et voit Utah recoller sous la dizaine d’unités. Utah revient même à 5 points, comme si les deux équipes étaient toutes deux dans le néant par périodes. 54-52 Phily. On ne comprends pas grand chose


Un peu de basket

Le troisième quart temps est nettement meilleur, shoots avec une adresse plutôt bonne, intensité, match serré. Voilà ce qu’on attends de deux équipes aussi prometteuses que sont Utah et Philadelphie. Même si, Donovan Mitchell a continué à artiller bêtement à 8/25.. en fin de troisième quart. C’est beaucoup trop pour un sophomore qui est en délicatesse dans son début de saison. Donner des shoots à Ingles, Crowder, Favors aurait été bien plus intelligent et aurait sûrement permis au Jazz de dominer Phily. Phily qui a compté sur sa nouvelle recrue bien abandonné par Embiid calmé par la montée en température de Utah dont Rudy Gobert ainsi que Ben Simmons, très discret jusqu’ici. L’écart reste le même après un 32-32 dans le troisième quart. Phily 86 Utah 84.

Dans la continuité du troisième quart, Utah continue à monter en rythme et inflige un run aux 76ers, les laissant à deux petits points inscrits pendant presque 4 minutes, se permettant d’en inscrire seulement 9 (oui seulement, l’écart aurait pu être bien plus violent). Encore une fois, la sortie de Mitchell apporte des ballons à Gobert et Ingles qui ne sont pas maladroits et valorisent très bien leurs possession, la preuve, Phily peine à suivre. Et parce que ce match est lisible, logique et tellement significatif, c’est Jimmy Butler qui porte une nouvelle estocade pour permettre à Phily d’être de nouveau à une petite unité de leurs adversaires du soir. Mitchell, qui visiblement ne retiens pas de ses échecs, force encore, parfois à réussite, mais on se croirait à Utah (coïncidence ?) lorsque Kobe avait fini avec 60 pions pour 50 tirs tentés. Le pire dans tout cela ? Monsieur est clutch, répond aux assauts du Process. Dans une fin de match avec peu de temps mort, c’est Phily qui gère le mieux, notamment grâce à Jimmy Butler. Homme du match sans trembler, son nom est déjà bien encré à Phily, surtout avec de telles performances. Malheureusement, Gobert perd une balle dans la foulée. Phily s’impose, difficilement encore 113-107

Les deux franchises ont encore beaucoup de travail pour espérer voir leur nom briller en avril prochain parmi les 16 franchises des playoffs NBA. Pas de panique non plus, il reste 5 mois de compétition, un seul est achevé.



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