Top 100 des meilleurs cyclistes : Joop Zoetemelk (9e)

Entre le Giro et le Tour de France, la rédaction cyclisme de WeSportFr a décidé de classer les 100 meilleurs cyclistes de la deuxième moitié du XXè siècle à nos jours. Les noms continuent de se dévoiler, aujourd’hui c’est un hollandais qui rejoint le classement, il ne s’agit pas du Hollandais Volant, mais bien d’un hollandais grimpant : Joop Zoetemelk

Si Joop Zoetemelk est aujourd’hui dans notre top 10 des meilleurs cyclistes de la moitié du XXe siècle à nos jours c’est grâce à … la météo. En effet, Zoetemelk est longtemps passionné par le patinage dans sa jeunesse. Son lien avec le vélo jusqu’ici ? C’est un simple moyen de transport pour se rendre à l’école puis dans les chantiers lui qui obtient un diplôme de charpentier. L’Hiver 63 est le lancement d’une grande carrière, un hiver doux l’empêche de patiner, il se met alors au cyclisme, où il court pour les premières fois lors de cyclo-cross.

Une carrière sur le tard

Joop Zoetemelk débute sa carrière professionnelle se lance seulement en 1970, lui qui a déjà 24 ans (né le 3 décembre 1946). Déjà auteur de quelques coups d’éclats en amateur, il signe chez Mars-Flandria quelques jours après avoir remporté le Tour de l’Avenir en 1969. Si la carrière pro de celui qu’on surnomme le Hollandais du Tour débute tard, ses victoires et ses grands résultats eux ne se feront pas attendre. En 1970, il prend le départ de son premier Tour de France, entouré des Van Impe, Merckx ou autres Poulidor. Zoetemelk est déjà dans la lignée de son Tour de l’Avenir 1969. Si Merckx est toujours aussi dominateur, il se montre déjà comme le meilleur des autres, finissant 2e du Tour.

Zoetemelk, le culte de la deuxième place

Zoetemelk va connaître la 2e marche du Tour par coeur. Aujourd’hui encore, il en est le recordman avec 6 médailles d’argent. Il connaîtra tout de même les joies d’être en jaune, d’abord en 1971, la même année il remporte aussi le classement de la montagne de la Vuelta qu’il finira 6e. En 1973 il porte de nouveau le jaune une journée, mais c’est le blanc qui va lui rester jusque sur les Champs, où il remporte le classement du combiné. De 1978 à 1980, il commence réellement à s’approprier les tuniques jaunes, d’abord 4 jours en 1978 puis 6 en 1979. C’est pourtant la Vuelta qu’il ira remporter en premier, en cette même année 1979. Il est alors considéré comme un maudit du Tour, 5 médailles d’argent au final, 8 victoires d’étapes sans pour autant monter sur les Champs en jaune.

Le ciel s’est éclairé tardivement

Voilà une phrase qui résume toute la carrière de Zoetemelk, le jaune du soleil, cet astre qui lui avait empêché de patiner en cet hiver 1963 va encore offrir un heureux et tardif rebondissement dans la carrière de Zoetemelk. Le Tour 1980 est enfin synonyme de victoire pour Zoetemelk, après une prise de la tunique dans une étape menant à Bagnères de Luchon, le Hollandais ne rendra cette fois jamais la tunique avant Paris, 10 ans après son premier échec, à une marche du bonheur, celle qu’il vient de gravir. La météo, une dernière fois sera le lien de sa carrière puisque le dernier maillot distinctif qu’il remportera à l’âge de 39 ans, encore tardivement sera de couleurs arc-en-ciel, Zoetemelk est enfin un champion !

A propos de l'auteur

Le sport est la seule et unique chose qui me procure autant d'émotion que l'amour, sûrement parce que je suis amoureux du sport. Parfois il me le rend bien.

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