Rugby

Top 14 (J14) : le Stade Toulousain prend sa revanche sur le Stade Français

Un Classico à spectacle permet au Stade Toulousain d’enchaîner une huitième victoire de suite en écrasant le Stade Français à Ernest-Wallon (48-24). Pas moins de dix essais étaient inscrits ce soir sur la pelouse toulousaine dans une rencontre illuminée par les exploits offensifs.

 

En clôture de la dernière journée du Top 14, le Stade Toulousain recevait le Stade Français pour le Classico du championnat français. Les Toulousains, en confiance, restaient sur sept succès d’affilée toutes compétitions confondues. La dernière défaite des Rouge & Noir datait du match aller où le Stade Français était sorti vainqueur de la rencontre d’un score large, au mois d’octobre (48-14). De son côté, le club parisien continue d’être irrégulier en enchaînant les hauts et les bas dans ce championnat. Comme attendu, la rencontre a tenu toutes ses promesses entre les deux plus gros palmarès du championnat de France.

 

L’accélération des Toulousains fatale aux Parisiens

Malgré une entame de jeu plutôt parisienne, où les Roses ont affiché leur ambition, c’est le club toulousain qui se montre plus dangereux et marque le premier essai du match. Le troisième ligne Antoine Miquel est à la conclusion d’une action où les hommes d’Ugo Mola ont bien fait preuve de patience en trimballant le cuir de droite à gauche, puis de gauche à droite pour ainsi accélérer le jeu et surprendre la formation de la capitale. Miquel n’a plus qu’à conclure sur l’aile droite et de marquer le premier essai de la rencontre au quart d’heure de jeu. (5-3, 16e).

Paris tente de réagir derrière, mais se fait une nouvelle fois surprendre. Sofiane Guitoune intercepte parfaitement un ballon du francilien Joris Segonds, parcourt de nombreux mètres avant de passer son ballon à Antoine Dupont, qui vient aplatir seul sous les poteaux (12-3, 21e). Toulouse déroule et ne s’arrête pas là. Sur un nouveau ballon d’attaque, le jeu debout des joueurs en noir fait mal à la défense parisienne et permet à Yoann Huget d’inscrire le troisième essai de la rencontre, trois minutes après celui d’Antoine Dupont (19-3, 25e). Le Stade Français semble sombrer devant la supériorité des locaux qui démontrent l’ensemble de leur palette technique ce soir, pour mener 22-3 à la pause.

 

Une rencontre qui tourne à la correctionnelle

  • Trois essais en dix minutes et un doublé pour Lebel

Le sursaut parisien arrive enfin ! Au retour de vestiaires, les hommes de Gonzalo Quesada se mettent à l’attaque et transpercent l’arrière-garde toulousaine sur un joli ballon porté. Ce dernier emporte tout sur son passage et permet au troisième ligne argentin Marcos Kremer de s’en détacher et de filer derrière la ligne (22-10, 45e). Mais comme en première mi-temps, ces minutes de flottement furent courtes pour les Toulousains, qui réagissent immédiatement. Très en vue ce soir, Sofiane Guitoune prend un intervalle après une remise intérieure de Tekori et accélère sur plus de vingt mètres pour ensuite servir son ailier Matthis Lebel (29-10, 46e). Le natif de Toulouse de 21 ans s’offre quelques minutes plus tard, un magnifique doublé après un nouveau geste de classe d’Antoine Dupont (une passe de la paume suite à un rebond favorable). Après révision de l’arbitrage vidéo pour éventuel en-avant, l’arbitre de la rencontre Tual Trainini accorde le cinquième essai toulousain (34-10, 51e).

  • Le spectacle se poursuit, les deux équipes à l’attaque

Ce match ne s’arrête plus, les essais pleuvent, et c’est le Parisien Jonathan Danty qui vient s’ouvrir lui-même l’espace devant Akhi et Guitoune, trop laxistes sur cette action, pour aller marquer la deuxième essai de son équipe. Mais rien ne pourra enrayer la machine toulousaine qui continue de broyer la défense francilienne, trop mauvaise ce soir. Un essai de pénalité et une chevauchée d’Holmes, Huget et Dupont plus tard, et les Stadistes s’envolent une nouvelle fois pour mener 48-17. Un match très ouvert qui tourne (presque) à la correctionnelle pour les visiteurs qui subissent la foudre des revanchards toulousains.

Paradoxalement, les joueurs parisiens ne sombrent pas pour autant et profitent des boulevards dans la défense des locaux pour inscrire un troisième essai grâce à Chapuis qui récupère un joli coup de pied rasant de Fickou (48-24, 63e). La fougue disparaît de la pelouse du stade Ernest-Wallon pour laisser tranquillement les Toulousains se diriger vers la première place avant le match en retard de la Rochelle contre le Racing. Succès probant 48-24 pour Toulouse.

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