Yannick Noah soulève la Coupe des Mousquetaires en 1983

Top 50 des meilleur(e)s joueuses et joueurs de tennis : Des 35è aux 31è

Cet été, WeSportFr vous propose son classement subjectif des meilleures joueuses et des meilleurs joueurs de tennis de la deuxième moitié du XXè siècle à nos jours. Aujourd’hui, place aux joueuses et joueurs classés entre la 40è et la 36è place de notre classement. On y retrouvera entre autres Naomi Osaka, Yannick Noah, Jana Novotna et Patrick Rafter.

35è (F) : Samantha Stosur

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En 2011, quand elle gagne son premier et unique tournoi du Grand-Chelem à l’US Open, Samantha Stosur fait coup double dans les records. A 27 ans, elle est d’abord la première joueuse australienne à remporter un GC depuis 1980 et sa prestigieuse ainée Evonne Goolagong. En 1/8è de finale, elle dispute (et perd) le deuxième set qui se révèlera être le plus long tie-break de l’histoire de la WTA (17-15 pour Kirilenko). Ca n’empêchera pas Sam Stosur de se frayer un chemin jusqu’à la finale en éliminant la grande espoir Angélique Kerber (92è mondiale et 23 ans à l’époque) et de battre en finale la déjà revenante et tonitruante Serena Williams.

35è (H) : Yannick Noah

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Yannick Noah c’est pour vous un Roland-Garros en 1983, à peine une poignée de main à Mats Wilander, les larmes dans les bras de son père et c’est tout ? Vous auriez tort. Yannick Noah c’est : le Français le mieux classé de l’ère Open (3è en 1986), le Français qui a gagné le plus de tournois de l’ère Open (23), et le seul Français à avoir gagné un Grand-Chelem dans l’ère Open mais ça vous le saviez déjà donc. Parmi les victoires de prestige, les équivalents de Masters 1000 à Hambourg et Rome en 1983 et 1985. Yannick Noah, une fois sa carrière de joueur terminée, n’a toutefois pas fini d’imprimer sa marque au tennis français : il gagne 3 Coupe Davis en tant que capitaine (1991, 1996 et 2017), et un Fed Cup en 1997.

34è (F) : Naomi Osaka

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Naomi Osaka a 21 ans et a gagné 3 tournois sur le circuit principal. Pas de quoi fouetter un chat sur le papier. Naomi Osaka n’a, hélas pour ses concurrentes, pas de temps pour les accessits et ses trois tournois remportés ne sont pas moins qu’Indian Wells et l’US Open en 2018 et l’Open d’Australie en 2019. Depuis Melbourne cette année, il faut néanmoins admettre que la Japonaise montre des signes de fébrilité préoccupants. Éliminée au 3è tour de Roland-Garros, elle échoue au 1er de Wimbledon ; elle n’a pour le moment pas fait mieux qu’un 1/4 de finale en Premier Mandatory et Premier 5 (à Madrid et Rome). Toujours pas de quoi fouetter un chat quand on connait l’irrégularité chronique des résultats dans le circuit féminin et son jeune âge. Il ne faudrait toutefois pas que Naomi Osaka ne reste qu’une étoile filante.

34è (H) : Sergi Bruguera

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Sergi Bruguera n’est pas du genre volage. Amoureux de la terre battue, il a décidé de ne briller lors des levées du Grand-Chelem qu’à Roland-Garros. Et avec un certain succès ! Deux fois victorieux en 1993 et 1994, il aurait pu accrocher une troisième ligne à son palmarès s’il n’était tombé en 1997 sur un autre amoureux de l’ocre parisienne : Gustavo Kuerten. Primé à Estoril, et Monte-Carlo (en 1991 et 1993), il a bien failli mette un coup de canif dans son contrat avec la terre lors des JO d’Atlanta en 1996. André Agassi était heureusement là pour veiller au grain et lui ravir la breloque d’or sur les quicks américains. L’honneur est sauf !

33è (F) : Jana Novotna

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Pour des Français, Jana Novotna rime avec désillusions. Celle de Mary Pierce en finale du Masters de New-York en 1997 ; celle de Nathalie Tauziat en finale de Wimbledon en 1998. Jana Novotna c’est avant tout un service-volée peu courant sur le circuit féminin et une régularité assez folle puisqu’elle est allée au moins jusqu’en 1/4 de finale de Grand-Chelem à 22 reprises entre 1986 et 1999 (13 1/4 de finale, 5 1/2 finale et 4 finales). Son palmarès en simple riche de 24 titres dont l’équivalent de 2 Masters 1000 (Moscou et Zürich). C’est certainement en double que le potentiel de la Tchèque s’exprimait le mieux. Elle faisait ainsi partie de l’aristocratie de la spécialité avec pas moins de 76 titres dont 12 titres du Grand-Chelem. Le monde du tennis a unanimement salué sa mémoire après son décès survenu en 2017.

33è (H) : Juan Carlos Ferrero

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Si on vous dit “Moustique”, vous penserez invariablement au camping des Flots-Bleus, au jeune Roi Arthur dans “Merlin l’Enchanteur”, ou à Juan Carlos Ferrero. Dans une époque post-agasso-samprasienne et pré-federerienne, Juan-Carlos Ferrero a incarné Lleyton Hewitt et Andy Roddick le renouveau du tennis mondial. Spécialiste de la terre battue quand ses deux comparses se partageaient les titres sur dur, Juan Carlos a d’abord échoué en finale de Roland-Garros en 2002 contre Albert Costa , pour se rattraper l’année suivante contre la surprise Verkerk. Avec 4 titres en Masters 1000 à Monte-Carlo, Rome et Madrid s’est imposé comme l’un des meilleurs joueurs de sa génération.

32è (F) : Virginia Wade

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Elle aussi fait partie des pionnières. Dernière joueuse britannique à avoir soulevé le trophée d’un tournoi du Grand-Chelem, Virginia Wade fait partie de ces joueuses à avoir inauguré les bases de l’ère Open. Victorieuse de l’US Open en 1968, de l’Open d’Australie en 1971 et de Wimbledon en 1977, elle s’est aussi fait remarquer par sa précocité d’abord et sa longévité ensuite en ne dérochant pas des 10 meilleures places mondiales jusqu’en 1979. En double, elle s’est également particulièrement illustré avec Margaret Smith Court, gagnant avec elle 4 tournois du Grand-Chelem.

32è (H) : Patrick Rafter

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La carrière de Patrick Rafter n’aura certainement pas été assez longue à son goût, la faute à de vilaines blessures à l’épaule qui le handicaperont tant et si mal qu’il devra prendre sa retraite à seulement 31 ans. Mais Patrick Rafter n’était pas du genre à lambiner. Serveur-volleyeur de l’extrême, il ne lui aura fallu que 10 ans de carrière et 5 années au top pour remporter 2 tournois du Grand-Chelem (‘US Open en 1997 et 1998), 2 Masters 1000 (Toronto et Cincinnati en 1998) et la Coupe Davis en 1999. Avec 2 finales de rang perdues en 2000 et 2001 dans ce qui aurait dû être naturellement son jardin, Wimbledon lui aura échappé jusqu’au bout.

31è (F) : Li Na

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Li Na n’aurait pu être que la joueuse d’un an et demi, celle qui entre janvier 2011 et août 2012 a raflé les Premier de Sydney et Cincinnati et de Roland-Garros. Elle n’aurait pu rester dans les mémoires seulement comme la première joueuse asiatique à remporter un Grand-Chelem, c’était contre Francesca Sciavone en 2011. Elle aura mis du temps à se défaire de cette étiquette, mais en 2014, elle accroche une nouvelle ligne prestigieuse à son palmarès avec l’Open d’Australie. De quoi la faire entrer dans la cour des grandes joueuses.

31è (H) : Thomas Muster

Thomas Muster

Engagé dans le tournoi de Miami en 1989, Thomas Muster se qualifie pour la finale du tournoi en disposant de Yannick Noah en 5 sets accrochés. Il doit rencontrer Ivan Lendl, numéro 1 mondial et détenteur du titre américain. La veille, un conducteur ivre le percute à plus de 100 km/h alors qu’il sort son de tennis du coffre de sa voiture. Il est projeté à 6 mètres, un genou en compote entre autres blessures graves. A 21 ans, révélation du tennis mondial, combien de joueurs se seraient écroulés ? Pas le genre du bonhomme. 9 mois après, il gagne le tournoi d’Adélaïde, un an et quelques semaines après son accident, il remporte l’Open de Rome. Il gagnera de ces victoires et des images de son entrainement avec une jambe dans le plâtre le surnom de “Musterminator”. Adepte d’un jeu viril, quiconque s’aventurait à la volée contre l’Autrichien pouvait s’attendre à ce qu’il vise entre les deux yeux. Joueur de terre battue, il remporte Roland-Garros en 1995 et devient numéro 1 mondial l’année suivante l’espace de quelques semaines. Vainqueur de 8 Masters 1000 (ou leur équivalent de l’époque), il triomphe de Sergi Bruguera en 1997 à Miami. Coïncidence ? On ne croit pas.

A propos de l'auteur

Fan de foot mais aussi de Serie A, je prends autant de plaisir à voir jouer Gilles Simon qu'à attendre une arrivée au sprint entre les Alpes et les Pyrénées. Talking Heads et Panetonne.

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