Tops/Flops – Etapes 4 à 6 : Van Aert, Roglic, Alaphilippe…

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03/09/2020 - Tour de France 2020 - Etape 6 - Le Teil / Mont Aigoual (191 km) -
Ligue 1

Après notre premier Tops/Flops portant sur les trois premières journées de course, retour aujourd’hui sur les étapes 4, 5 et 6. Quelles sont les principales satisfactions ? A l’inverse, qu’a-t-on moins apprécié ? Voici donc notre deuxième tops/flops de ce Tour de France 2020.

 

Les hommes en forme

Le leader Primoz Roglic (Jumbo-Visma)

Il était attendu et a répondu présent sur la quatrième étape. Et plus précisément dans la montée finale vers Orcières-Merlette. Avec une équipe très solide à ses côtés, le Slovène a envoyé un message fort aux autres favoris de ce Tour de France, en allant s’imposer au sprint. L’atout principal de Primoz Roglic ? Une armada impressionnante capable de contrôler la course, composée notamment de Wout Van Aert, Tony Martin ou Sepp Kuss. Mais Roglic a surtout su concrétiser le travail de ses équipiers, avec cette victoire dès la première arrivée au sommet. Celle-ci lui permet de s’affirmer encore un peu plus comme le favori numéro un de ce Tour de France.

 

L’électron libre Wout Van Aert (Jumbo-Visma)

Toujours dans l’équipe Jumbo-Visma, comment ne pas évoquer les performances de l’homme le plus en forme depuis la reprise ? Wout Van Aert, c’est tout simplement le coureur capable d’emmener son leader jusque dans les derniers kilomètres d’une étape de montagne, avant de s’imposer le lendemain au sprint, sans un seul équipier dévoué à sa cause. Si le vainqueur des Strade Bianche et de Milan-San Remo est un élément indispensable de son équipe, il est également capable d’aller chercher des victoires devant les meilleurs sprinteurs mondiaux. Un talent à l’état pur.

 

La tentative de Guillaume Martin (Cofidis)

Dans le final de la quatrième étape, alors que le groupe des favoris ne comptait plus que quelques unités, un homme est passé à l’attaque : Guillaume Martin ! Le coureur de l’équipe Cofidis, déjà très en forme sur le Critérium du Dauphiné (3e du général), a une nouvelle fois montré qu’il était très en jambe. Finalement rattrapé après quelques mètres par Primoz Roglic, on retiendra que Guillaume Martin est le seul à avoir réellement tenté une offensive dans les dernières pentes de l’étape.

 

On a moins aimé

La 5e étape (trop) calme

Si l’on s’attendait à une journée plutôt calme, cette cinquième étape entre Gap et Privas fut particulièrement soporifique. Avec une absence totale d’échappée et un peloton qui a roulé en toute décontraction, la course ressemblait davantage à une sortie d’entraînement qu’à une étape du Tour de France. Il aura finalement fallu attendre les huit derniers kilomètres pour assister à une tentative de bordure de la part de l’équipe Ineos. Mais même le vent avait décidé de rester au repos. Ainsi, l’étape s’est logiquement conclue par un sprint massif, avant que l’on se fasse surprendre par les rebondissements d’après-course.

Pour les coureurs, dont les organismes sont très sollicités depuis le départ de Nice, on peut accorder que cette étape « de repos » était sans doute nécessaire. En revanche, pour nous observateurs, ce fut hélas une longue après-midi passée à somnoler devant les magnifiques paysages des Hautes-Alpes.

 

L’erreur de Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step)

Il est interdit de se ravitailler dans les 20 derniers kilomètres d’une étape. Cette phrase, Julian Alaphilippe, s’il ne l’avait pas déjà en tête, l’a cette fois bien mémorisé. Sur la cinquième étape, le Français n’a pas commis la moindre erreur, pendant 166 kilomètres. Oui mais voilà, l’étape en comptait précisément 183. C’est donc à 17 kilomètres de l’arrivée que Julian Alaphilippe a enfreint le règlement du Tour, en se saisissant d’un bidon. Si personne ne s’est aperçu de cette erreur immédiatement, la stupeur fut de mise après l’arrivée à Privas.

Alors que l’on s’attendait à ce que le Saint-Amandois conserve se tunique jaune, comment a-t-il pu commettre cette erreur ? Ou était-ce tout simplement un geste intentionnel, pour se libérer du « poids » de ce maillot jaune ? Le doute persiste, mais qu’importe, le règlement est appliqué à la lettre et Adam Yates hérite finalement du maillot de leader.

 

Si des hommes ont donc créé la surprise ou simplement répondu aux attentes, d’autres seront attendus lors des prochaines étapes de ce Tour de France 2020. Rendez-vous dans quelques jours pour un nouveau point, alors que les Pyrénées se profilent.

 

Crédit photo : A.S.O.

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