Cyclisme sur route

Tour de France – étape 17 : Tadej Pogačar pour conclure le feu d’artifice !

En ce jour de fête nationale, c’est un beau feu d’artifice que nous a offert la 17e étape du Tour de France. Pour l’étape reine des Pyrénées, les leaders du Tour se sont expliqués, et de loin. 

Après une belle partie de manivelle en début d’étape, c’est un groupe de cinq coureurs qui s’est porté à l’avant. Composé de Dorian Godon, Anthony Turgis, Maxime Chevalier, Danny Van Poppel et Lukas Pöstlberger ce groupe n’a malheureusement jamais compté une avance lui permettant d’espérer la victoire. Longtemps mené par la formation de Michael Woods, le peloton a toujours maintenu l’échappée à portée de tir.

Au sprint intermédiaire, on assiste à une petite bataille entre Mark Cavendish et ses adversaires. Ce dernier passe juste derrière Michael Matthews mais devant Sonny Colbrelli. Le maillot vert lui semble aujourd’hui promis, à condition de finir le Tour.

© ASO

Le Peyressourde et Val Louront-Azet escamotés

Malgré la prise en main du peloton par la formation Israel Start-Up Nation, la deuxième puis la troisième ascension du jour n’ont offert aucune offensive d’envergure. Si Quintana, Latour et Poels ont bien tenté de sortir, la formation du maillot jaune ne leur a laissé aucune marge de manœuvre. C’est donc un peloton très fourni qui a passé le col de Peyressourde avec près de quatre minutes de débours sur la tête de course. Du coté du classement de la montagne, aucun des coureurs de tête ne fait réellement de bonne opération. Il faudra pour ces coureurs prendre les choses en main dès demain.

Un col du Portet explosif

Au pied de cette ascension finale, c’est un duo de coureurs français qui est en tête. Composé d’Anthony Perez et Dorian Godon, le duo compte une avance de quatre minutes sur le peloton. Malheureusement pour les Français, les formations de leaders avaient envie d’une victoire de prestige.

C’est d’abord les équipiers de Tadej Pogačar puis ceux de Richard Carapaz qui ont fait exploser le peloton. Moins fringuant que lors de la première semaine, Davide Formolo a passé un long relais avant de laisser la place à Brandon McNulty. Une fois l’Américain écarté, Jonathan Castroviejo et Rafał Majka ont définitivement écarté une large partie du top 10. Enric Mas et Guillaume Martin ont été les premières victimes de cette accélération, ces derniers perdent ce soir de précieuses minutes.

Alors qu’il restait encore 8 km avant le sommet, c’est Tadej Pogačar en personne qui a attaqué. Tranchante, son attaque a vite permis la formation d’un trio d’homme fort. Dans ce trio on trouvait avec le Slovène, Jonas Vingegaard et Richard Carapaz. Roulant ensemble, les deux premiers cités ont creusé un trou qui a sorti Rigoberto Urán de la course au podium.

À deux bornes du but c’est le leader de le formation Ineos-Grenadiers qui a lancé son va-tout. S’il a un temps pensé distancer le maillot blanc, ce dernier est revenu peu avant que Pogačar ne lance son sprint victorieux. Derrière, David Gaudu et Ben O’Connor terminent 4e et 5e reprenant du temps à tous leurs concurrents.

Au classement général, les dégâts sont monstrueux : Enric Mas perd plus de deux minutes, Alexey Lutesenko près de trois minutes. Pour Guillaume Martin, l’addition s’élève à près de quatre minutes. Demain, place à la dernière étape de montagne avec les ascension du mythique Tourmalet et de Luiz-Ardiden. 

Crédit image en une : Le Télégramme

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