Tour d’Espagne 1973 : Eddy Merckx impose sa loi sur un parcours favorable

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L’organisateur du Tour d’Espagne est parvenu à amener le dominant Eddy Merckx au départ de La Vuelta. De plus, cette épreuve a constitué la revanche du Tour de France 1971 entre le Cannibale et Luis Ocana. L’Espagnol avait dominé le belge avant d’abandonner sur chute. Depuis, les deux coureurs ne se sont plus retrouvés à forme égale sur le parcours d’un Grand Tour pour en découdre. En cette saison 1973, Ocana a semblé être en grande forme. La Vuelta 1973 constitue alors le seul lieu d’affrontement des deux hommes qui s’éviteront par la suite. Puisque Merckx gagnera le Giro et Ocana le Tour. Le vainqueur de la Vuelta 1972, José-Manuel Fuente a choisi d’enchaîner Tour de Romandie, Giro, Tour de Suisse et Tour de France et était absent.

Dès le prologue, sur 6 km à Calpe, Eddy Merckx a endosse le maillot de leader avec le meilleur chrono en 7’26” Derrière lui, Agostinho était à 3″, Gonzales Linares à 4″ et Ocana à 6″.

Le lendemain, une arrivée massive a couronné à Murcie Pieter Nassen.

Clément lors de la deuxième étape, on a assisté à un changement de leader puisque dans un premier temps Javier Elorriaga a remporté l’étape volante pour devenir leader virtuel. Mais, lors de l’arrivée, Gerben Karstens, a gagné l’étape au sprint et s’est adjugé les 20″ de bonification. Le classement général était avec le sprinteur Néerlandais en tête avec 11 secondes sur l’Espagnol et 13 sur Merckx. Le fort vent qui a favorisé les bordures, a coûté 42 secondes à Agostinho.

Puis, sur la quatrième étape, José Pesarrodona a attaque à 31 km de Cuenca. Alors un équipier Jos Deschoenmacker. Le Catalan a roulé fort avec le coureur de l’équipe Molteni collé à la roue. Les deux hommes ont obtenu jusqu’à 3′ d’avance. Finalement, le Belge l’a emporté devant le membre de la Kas avec 2’11” sur le peloton. Au classement général, Pesarrodona était le nouveau porteur du maillot de leader avec 1’25” d’avance sur le Cannibale.

Sur la route de Teruel, un seul coureur a ouvert la route : Andres Oliva (La Casera). Son avance est monté jusqu’à 3’55” mais les équipes des sprinteurs l’ont repris à 50 km de l’arrivée. Puis, une chute massive a contraint l’ancien vainqueur de l’épreuve Roger Pingeon à quitter la course. La lutte entre Merckx et les sprinters se poursuit. Pendant cette étape de plaine, Merckx a grapillé les secondes de bonifications lors des sprints pour creuser l’écart sur Ocana. Lors de l’arrivée au sprint, Karstens a décroché un deuxième bouquet devant Merckx. Pesarrodona est resté en jaune.

Par la suite, la sixième journée de course était en deux parties. Dans un premier temps, un petit contre-la-montre par équipes à Puebla de Farnals avec la victoire de la Molteni en 26’32” devant Kas et Bic pour permettre à Merckx d’engranger des bonifications. Dans un deuxième temps, Gerben Karstens s’est imposé au sprint à Castellon.

Ensuite, Merckx s’est montré le plus rapide à Calafell au terme d’un sprint mouvementé marqué par des chutes. Ocana a perdu un peu de temps et s’est trouvé relégué à 1’22” du belge qui a compté plus que 29 secondes de retard sur le leader du général.

La neuvième étape est divisée en deux. Santisteban a gagné à Barcelone en solitaire. Puis, le sprinteur français, Jacques Esclassan a laissé parlé son punch sur le circuit de Montjuich.

Un sprint a permis à Eddy Merckx de remporter un nouveau bouquet à Ampuriabrava après 171 kilomètres.

Devant ses compatriotes Catalans, à Manresa, Jose Pesarrodona a perdu son beau maillot. Malgré la victoire de Bernard Thévenet au sprint devant Eddy Merckx dans un groupe de huit coureurs après une journée difficile avec l’ascension de trois cols. Le Belge a pris 23″ de bonifications et il s’empare du maillot de leader pour 17″.

Puis, à Saragosse, Gerben Karstens (Hol) s’est imposé au sprint après plus de 8 heures de velo devant le Belge Pieter Nassen et l’Espagnol Javier Elorriaga.

Lors de la 13e étape à Irache, Merckx est battu par plus rapide que lui : Domingo Perurena. Mais, le Cannibale a continué à avaler les bonifications pour obtenir 2’14” sur Ocana.

Puis, cap vers le Pays Basque et ses petits reliefs en direction de Bilbao, Zurano a pris le meilleur dans le final sur José Luis Uribezubia qui a fini à 35 secondes. Le peloton réglé par Karstens est passé avec un retard de 1’20” sur la ligne.

La 15e étape est coup de en deux secteurs. Le premier a bénéficié au Belge Eddy Peelman qui s’est imposé au sprint devant Jesus Manzaneque et José Catieau. Le second était un circuit de 17,4 km à disputer en contre-la-montre individuel. Merckx l’a bien sûr emporté avec 32″ d’avance sur Swerts, 36″ sur Ocana et 53″ sur le surprenant Pesarrodona.

Pour la 16e étape, voilà enfin la montagne. Dans le col d’Orduña, Ocana a été intenable. Dès avant le début de l’ascension, il a attaqué. Les nombreuses banderilles de l’Espagnol ont fait que seuls Merckx et Thévenet ont pu suivre. Mais, dans les derniers kilomètres d’Orduña, le champion d’Espagne a réussi à lâché ses deux rivaux. Mais, la descente et la partie plate était trop favorable aux deux poursuivants. Ocana est rejoint à 27 km de l’arrivée. À l’arrivée, le Belge a battu ses deux adversaires. Alors que, le peloton des autres prétendants a fini à deux minutes 35.

Enfin, la dernière journée s’est effectué en deux sections. La plaine le matin entre Miranda de Ebro et Tolosa où le Belge Eddy Peelman s’est imposé au sprint. L’après-midi, le contre-la-montre individuel de 10,5 kilomètres de Hernani à San Sebastian, Eddy Merckx a dominé la concurrence puisque son dauphin Roger Swerts a terminé à 24″, Luis Ocaña à 25″ et Bernard Thévenet à 41″.

Au classement général final, Eddy Merckx a devancé de 3’46” Luis Ocana (Esp) à 3’46” et de 4’16” Bernard Thevenet. Le Belge a gagné le combiné et le classement par points. Abilleira a remporté le classement de la montagne, Elorriaga, les étapes volantes et l’équipe La Casera le challenge par équipes. La victoire de Merckx n’a souffert d’aucune contestation sauf de la part d’Ocana puisque le parcours a avantagé le Cannibale. Tout au long de la course, Eddy a affirmé sa supériorité. Avec cette victoire, il est devenu le troisième homme, après Anquetil et Gimondi, à glaner les trois grands tours. Mais, il a été le premier de l’histoire à remporter successivement la même année la Vuelta et le Giro. La révélation a été José Pesarrodona, 4e du général à 5’54”.

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