Turbo Pacers

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Crédit : NUVO.net
Ligue 1

Dans une Conférence Est agitée où se mêlent bonnes surprises et déceptions, et qui souffre toujours de la comparaison avec la Conférence Ouest, les Indiana Pacers font figure de véritable bouffée d’air frais basketballistique, et désormais de véritable outsider à une course aux Play-Offs qui s’annoncent totalement dingue. Zoom sur une franchise qui fait aujourd’hui kiffer les suiveurs, et qui recèle de promesses en tout genre.

Funèbres pronostics…

Ils étaient peu, lors de la reprise, à imaginer un tel scénario. A imaginer que l’escouade d’Indianapolis figurerait à ce niveau en ce mois de mars, à quatre semaines de la fin de la saison régulière. Il faut dire qu’après une campagne de play-offs ponctuée par un sweep face aux Cavs, et un été marqué par le départ de Paul George vers le Thunder pas forcément remplacé individuellement, que la saison 2017/2018 des Pacers ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. En doute ? La capacité de l’équipe à vivre sans PG13, le coaching parfois balbutiant de Nate McMillian et le recrutement de Victor Oladipo, de Domantas Sabonis et autres Cory Joseph, pour palier le départ de la star incontestée de la franchise. Un été raté, pour beaucoup d’observateurs, qui devait conduire à une saison moyenne et une reconstruction forcée.

Pourtant, jamais les partenaires du fantasque Lance Stephenson n’ont douté, et très vite la pré-saison a pour objectif d’intégrer les nouveaux, et d’apprendre à tirer la quintessence d’un effectif sans star, et composée de joueurs en grande partie revanchards. C’est collectivement que les Pacers devront vaincre, et faire taire les critiques. Très vite, un start five se dégage : Collison à la mène, Oladipo comme arme offensive numéro une à l’arrière, Bogdanovic sur l’aile, accompagnés d’une raquette composée de Thaddeus Young au poste d’ailier fort et Myles Turner au poste de pivot. La second unit sera elle principalement menée par Lance Stephenson, Domantas Sabonis et Cory Joseph.

Un début canon…qui se prolonge

Et dès le début, Indiana surprend mais manque de régularité. Un événement va définitivement lancer la saison : lors de la réception des San Antonio Spurs (29/10) les Pacers, menés par un Oladipo en fusion, tiennent les Texans en respect. Alors que le money-time est serré comme des sardines en boîte, Vicky Oladipo s’envole et envoie une fusée du parking transperçant les ficelles, donnant la victoire à son équipe. L’ancien d’OKC ne descendra plus jamais du ciel. Complètement en feu, il permet aux Pacers d’aligner les performances, de maintenir un bilan au-dessus des 50% de victoires, et tout naturellement de s’inscrire comme candidat aux plays-offs.

Une ambition qui ne fait alors plus rire grand monde. Car si la franchise d’Indianapolis connaît un petit trou d’air au début de l’année 2018 (4 défaites de rang), expliquée en partie par l’absence d’Oladipo, elle se remet vite en état de marche avec le retour de son leader, et fracasse tous ses concurrents lors des affrontements directs : Cavaliers, Bucks, Wizards, Sixers et autres Celtics passent à la casserole dans la bouillante Bankers Life Fieldhouse, tombés sous les bombes d’un Oladipo qui deviendra All-Star pour la première fois de sa carrière quelques semaines plus tard.

Profitant de l’inconstance de ses adversaires, les Pacers continuent leur ascension vers les hautes sphères de la Conférence Est, menés par un Oladipo toujours aussi clutch lorsque les fins de matchs se tendent, mais pas que. En effet, la réussite d’Indiana réside dans un collectif hyper huilé imprimant une pace (nombre de phases offensives par match) et une intensité étouffante du début à la fin du match. En effet, si Vicky Oladipo s’est naturellement imposé comme leader de la franchise, les apports de Myles Turner et Domantas Sabonis sous l’arceau, ainsi que de Bojan Bogdanovic et Darren Collison sur les extérieurs font des Pacers une équipe équilibrée capables de résister à la majorité des matchups, bien qu’elle souffre face aux pivots dominants. De plus, l’apport du banc, souvent commandé par Lance Stephenson et autres Cory Joseph, permet de ne jamais être distancés lors du repos des starters.

Dans la cour des grands…

Aujourd’hui troisièmes d’une Conférence Est où règne un bordel infini, avec un bilan de 40 victoires pour 29 défaites, la franchise d’Indianapolis surclasse tous les pronostics du début de saison, tout en proposant un jeu qui figure parmi les plus enthousiasmants de la Ligue. Ne profitant pas d’un star system égal à certains de leurs concurrents, les hommes de Nate McMillan continuent de parier sur un collectif fort, où tout le monde connaît son rôle et où personne n’est mis à l’écart. Renforcés par l’arrivée du vétéran Trevor Booker, ainsi que du retour de blessure de Glen Robinson III en sortie de banc, leur présence en post-season ne fait aujourd’hui plus aucun doute. Cependant, difficile de prédire le rôle que jouera ces Pacers en play-offs, tant il est hasardeux de placer le plafond de verre de cette équipe qu’on avait pas vu venir, et encore plus de ses leaders que sont Oladipo et autres Turner.

Messieurs, à vous de jouer, mais surtout, continuez à nous faire kiffer.

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2 COMMENTS

  1. […] Les Pacers ont été comme toujours très accrocheurs dans tous leurs matchs, leurs 3 matchs ont été contre des concurrents directs pour les playoffs ( Wizards,Raptors,Sixers ). Malgré la victoire contre les Sixers , ils encaissent deux défaites par la suite qui fait mal dans la course à l’avantage du terrain qui a vu les Cavs et les Wizards repasser devant eux. Il faudra gagner dans les matchs à venir pour maintenir les espoirs de top 4. […]

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