Un, deux, trois tournois et puis s’en va

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Exhibition Murray
Ligue 1

10 Janvier 2018, première journée des qualifications comptant pour l’Open d’Australie, le premier des 4 Grands Chelem. Le coup d’envoi officiel de la saison a été donné quelques jours auparavant, après un mois de décembre rythmé par les exhibitions.

Le grand écart des préparations 

27 juin 2018, ce sera à Paris que nous retrouverons la couleur orange des cours. L’ocre aura déjà déteint sur nos écrans, avec notamment Monte-Carlo, Barcelone, Madrid ou encore Rome, pour ne citer qu’eux.

Voici en comparaison quelques extraits de la programmation des compétitions qui précèdent Melbourne, Pune, Brisbane, Sydney, Auckland… Aucun grand nom avant l’Open d’Australie, mais en revanche de nombreuses exhibitions pour la rentrée des joueurs, et le plus grand bonheur de quelques spectateurs privilégiés. Avant de fouler la chaleur de la Rod Laver Arena, les joueurs ont déjà l’occasion de se rendre dans le désert. Le tournoi d’Abu Dhabi se déroule du 28 au 30 décembre (dernier vainqueur Kevin Anderson) avec deux… ou trois tours et un joli prize money de 250K€. On trouve encore le tournoi d’exhibition de Kooyong ou la fameuse Hopman cup. Novak Djokovic, invité vedette du premier, a du déclarer forfait à la dernière minute. Les organisateurs du tournoi ont appelé en renfort … Andy Murray, qui a fêté son retour à la compétition après six mois d’absence en remportant 2 jeux sur 8 disputés (6-2 dans une opposition sans enjeu).  Il déclarait forfait le 4 janvier pour le premier Grand Chelem de la saison.

Grand nom ne rime pas toujours avec dotation 

Une question nous vient tout naturellement : à quoi rime cette programmation, face aux traditionnels masters 250, 500 puis 1000 qui précèdent le clou du spectacle d’une surface, le grand chelem.

Les blessures à répétition des joueurs (nul besoin ici de rappeler qu’au cours des deux dernières saisons ni Federer, ni Nadal, ni Djokovic, ni Murray, ni Wawrinka, ni Nishikori, ni Raonic… n’a fait une saison complète sans faire de détour à l’infirmerie de l’ATP) et la jurisprudence Federer 2017 pousse les joueurs à faire des choix. Des joueurs refusent de participer à certains tournois pour se ménager et ainsi être plus performant dans les grands rendez-vous. D’un autre côté, ces mêmes joueurs qui refusent les tournois officiels participent à des tournois d’exhibition très lucratif, qui à part leur prize money, ne présentent pas grand intérêt sportif.

La saison de préparation de l’Open d’Australie résume parfaitement ces  questions : n’y aurait-il pas trop de tournois ? Comment choisir auquel participer ? A quoi servent les tournois d’exhibition ? Ne devrait-on pas plutôt permettre à des petits tournois d’attirer des joueurs de prestiges afin d’améliorer leurs infrastructure, leur centre de formation … Outre l’aspect physique, c’est l’aspect mental qui est touché. Lorsqu’on regarde l’état d’esprit de joueurs comme Kyrgios ou Tomic qui déclarait en juillet dernier « on travaille tous pour l’argent ».

Nous sommes à peine à la moitié de la première semaine de la première grande échéance de la saison 2018 et le verdict est sans appel : Wawrinka sorti pour « physique trop court », Raonic à la porte, Nishikori et Murray à la maison. Pour la motivation, pour le spectacle, pour le sport, encourageons quelques uns de nos athlètes préférés à se reposer et gagner jusqu’à … 37 ans par exemple.

Robin TAPIE

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