Une semaine en NBA

Au programme de cette semaine en NBA, un duel sulfureux dans la conférence Ouest, un géant qui marche sur la ligue, Los Angeles et Phoenix enfin sous la lumière et un retour important dans la baie d’Oakland.

 

Le MVP : André « the giant » Drummond porte les Pistons

Dédé Drummond est en grande forme et il entraine les Pistons dans son sillage. Auteur de 3 gros matchs, il finit la semaine avec 25 points et 18 rebonds de moyenne! Il a notamment inscrit 31 points contre Minnesota et pris le dessus sur Karl-Anthony Towns (24 points mais seulement 4 rebonds) avant de signer un énorme double double contre Chicago (20 points et 24 rebonds).

Grâce aux performances de son pivot, Détroit a remporté ses 3 matchs cette semaine, contre Minnesota et contre Chicago deux fois. La franchise du Michigan pointe désormais à la 6ème place de la conférence Est. Avec 5 victoires consécutives et 8 victoires sur les 10 derniers matchs, les Pistons sont une des équipes en forme de la ligue. La qualification en playoffs n’a jamais semblé aussi proche. Cela serait une bonne nouvelle pour les Pistons qui ont loupé la qualification de peu l’année dernière.

Si Détroit peut évidemment compter sur Blake Griffin, le roi de Motor City est bel et bien André Drummond. Le meilleur rebondeur de la ligue (15.2 rebonds par match) reste sur 18 double double consécutifs et Dwane Casey a bien compris qu’il devait s’appuyer sur son pivot pour enchainer les victoires et aller en playoffs.

 

 

Equipe de la semaine : Los Angeles quasiment en playoffs

Vous l’avez compris on va évidemment parler des Clippers de Los Angeles. Seulement 2 matchs au programme pour les Clippers mais 2 victoires très importantes. La première (105-113) au Staples Center « chez les Lakers » pour éliminer d’une manière quasi définitive l’équipe de Lebron James. La 2ème à domicile (118-110) contre une équipe du Thunder en forme pour quasiment valider sa qualification en playoffs. Grâce à une série de 4 matchs sans défaite, les joueurs de Doc Rivers ont maintenant 5 victoires d’avance sur les Kings 9ème. Il devrait donc y avoir une équipe de Los Angeles en playoffs cette année. Pas forcément celle attendue en début de saison.

Après le départ de Tobias Harris à Philadelphie, les Clippers n’ont plus de joueurs stars dans leur équipe mais ils ont un collectif impressionnant. Lors de cette semaine le duo Gallinari- Lou Williams a porté Los Angeles. Auteur de 26.5 points et 6 rebonds de moyenne, l’italien s’impose comme un joueur sûr et efficace. Avec 40 points inscrits (13/24 et 4/6 à 3 points) contre le Thunder, Lou Williams est en passe de devenir le meilleur marqueur de l’histoire de la NBA en tant que 6ème homme. Autre symbole de cette équipe, Patrick Beverley. Le meneur de jeu angelinos, n’a pas des statistiques impressionnantes mais défensivement et collectivement, il apporte beaucoup au jeu des Clippers.

Même en ayant transféré leurs meilleurs joueurs « l’autre équipe » de Los Angeles prouve qu’on peut bien jouer et gagner des matchs sans superstar !

Credit photo: TVA Sport

 

 

Le flop de la semaine : Les Hornets dans le dur

Mauvaise semaine pour Charlotte et ses frenchies. Sur les 3 matchs disputés, Charlotte n’en a gagné qu’un seul contre les Wizzards. Si la défaite contre les Bucks semble logique, ils ont surtout perdu à domicile (84-91) contre Miami, un concurrent direct pour les playoffs. Malgré un bilan très moyen de (30-36), ils ne sont qu’à une victoire du Heat qui occupe actuellement la 8ème place de la conférence Est avec un bilan de (31-35). Mais la forme actuelle (7 défaites sur les 10 derniers matchs) et le calendrier des Hornets n’inspirent pas la confiance. Les coéquipiers de Batum et Parker auront notamment un déplacement crucial à Miami en fin de semaine.

Toujours trop dépendant de Kemba Walker, les Hornets n’ont, par exemple, inscrit que 84 points à Miami. Très maladroit au shoot (20 points inscrits à 5/17), le meneur de Charlotte est passé à côté de son match et son équipe s’est inclinée. Sur les 3 matchs de la semaine, outre Kemba Walker, seul Marvin Williams a réussi à inscrire plus de 20 points dans un match… (30 points contre Washington)

Après 2 années sans playoffs, la franchise de Michael Jordan risque de louper une nouvelle fois le rendez-vous du mois d’Avril !

 

 

Match de la semaine : Le duo d’OKC plus fort que Damian Lillard

Choc au sommet entre le 4ème et le 5ème de la conférence Ouest. Avant le match ces deux équipes présentent presque le même bilan : 39-26 pour OKC et 39-25 pour Portland.

A l’image de leur bilan, ces deux équipes ont livrés un match d’une grande intensité (parfois à la limite) avec rarement 2 possession d’écart. C’est donc fort logiquement qu’il aura fallu une prolongation pour les départager.

Nurkic poussé à bout

Le pivot bosnien a subi toute la partie les coups et le trahstalking des joueurs d’Oklahoma. 1er round contre Russel Westrbrook. Sur un croche-patte non volontaire de Nurkic sur le meneur du Thunder, celui-ci se relève et vient mettre un coup d’épaule au pivot des Blazzers qui tombe au sol. Résultat : faute technique pour Nurkic et faute flagrante pour Westbrook.

2ème round contre Paul Georges. Dans le 4ème quart-temps, Paul Georges envoi un coup de coude involontaire à Nurkic. Quelques minutes après, nouvel accrochage entre les 2 joueurs qui finissent tête contre tête. 2 fautes techniques distribuées. Le pivot de Portland est donc renvoyé au vestiaire à quelques minutes de la fin du match. Auteur de 13 points et 17 rebonds c’est un coup dur pour Portland. Enes Kanter remplace Nurkic dans la raquette mais défensivement il est moins fort et évidemment le Thunder en va en profiter.

Dame Time au Moda center

Contre OKC, les supporters de Portland ont assisté à un nouvel épisode du Lillard Show. Après une première mi-temps correcte terminée à 17 points, le meneur de Portland monte en régime dans le 3ème quart-temps avant d’être tout simplement irrésistible dans le 4ème. Alors que son équipe court après le score, Damian Lillard prend les choses en main. Panier à 3 points, lancer francs, lay-up en pénétration, tout y passe. Avec 15 points de le 4ème quart-temps, il permet à son équipe de rester au contact d’OKC. Le Moda Center est en feu sur chaque exploit de son meneur qui finit le temps règlementaire avec 45 points. Il aura d’ailleurs la balle de match mais malheureusement sont tir à 3 points ne rentrera pas. En prolongation, sans Nurkic, il ne pourra rien contre la puissance du Thunder. Il finira le match avec 51 points, record de la saison, 5 rebonds et 9 passes décisives. En vain…

Le duo Georges/Westbrook fait plier Portland

Comme expliqué plus haut, le premier fait d’arme de ce duo lors de ce match est l’expulsion de Nurkic. Ils ne sont évidemment pas arrêtés là. Ils ont encore une fois porté leur équipe offensivement.

Après un bon début de match, Westbrook a beaucoup plus de mal en 2ème quart-temps. La frustration se fait sentir chez le meneur du Thunder qui s’embrouille notamment avec Nurkic. Au retour des vestiaires, ça va mieux pour Russ West qui se permet de chambrer l’équipe adverse sur chaque panier. Il finit le temps règlementaire à 29 points avant de prendre feu en prolongations. Il commence son récital par un panier à 3 points, suivi de 2 lancer francs et d’un layup. Portland est KO ! 37 points au total pour le joueur d’OKC qui n’a distribué que 3 passes décisives. C’est assez rare pour être souligné.

De retour de blessure, Paul Georges a été l’autre artisan de la victoire du Thunder. Présent offensivement et défensivement il finit la rencontre avec 32 points, 14 rebonds, 6 passes décisives et 3 interceptions.

Le Thunder repasse devant au classement

Grâce à cette victoire (129-121), après prolongation, OKC repasse devant les Blazzers au classement d’une courte tête. Si les choses restaient telles quelles, on aurait donc un affrontement entre ces deux équipes au 1er tour des playoffs. Vu les nombreux accrochages et l’intensité de ce match, cette confrontation devrait être explosive !

Credit photo: L’équipe

 

 

En Bref

Le retour de Bogut

C’est officiel depuis le milieu de la semaine, Andrew Bogout est de retour dans la baie ! Le pivot australien de 34 ans connait bien la franchise des Warriors. Il était du 1er titre de l’équipe en 2015. Il n’aura donc pas de mal à s’adapter. De retour d’Australie, où il jouait pour les Sydney King, il sera le remplaçant de Demarcus Cousins. Très bon défenseur, il pourrait être utile dans la rotation des Warriors, notamment lors des playoffs.

 

Les Warriors humiliés

On reste à Oakland pour cette fois-ci un record dont les coéquipiers de Stephen Curry se seraient bien passé. Battus (95-128) à l’Oracle Arena, les joueurs de Golden State ont enregistrée leur plus lourde défaite de l’ère Steve Kerr ! Les supporters des Warriors n’étaient plus habitués à voir leur équipe ne pas arriver à dépasser les 100 points et à perdre de plus de 30 points à domicile.

Phoenix renait de ses cendres

Phoenix avait enchainé 17 défaites d’affilée. On pensait la franchise de l’Arizona partie pour réaliser une des pires saisons de son histoire et obtenir la dernière place de la ligue.

C’était sans compter sur l’orgueil des coéquipiers de Devin Booker. En seulement une semaine, les joueurs des Suns viennent de battre les deux leaders de conférence. Après avoir battus les Bucks (114-105) à domicile, ils ont fait encore plus fort en allant battre les Warriors (111-115) à l’Oracle Arena. Entre-temps ils ont également battu les Knicks, laissant la dernière place à New-York par la même occasion.

Credit photo: Sportsnet

Inquiétude pour Brandon Ingram

Les Lakers ont annoncé que Ingram ne jouera plus d’ici la fin de la saison. La raison, des caillots de sang ont été décelé dans le bras droit du jeune intérieur des Lakers.

Si cela peut rentrer dans l’ordre rapidement, une éventuelle récidive pourrait mettre en péril sa carrière. On se souvient que c’est ce genre de problème qui a obligé Chris Bosh à arrêter sa carrière.  A seulement 21 ans, cela serait un énorme coup dur pour Brandon Ingram et les Lakers.

A propos de l'auteur

Je m'intéresse de près ou de loin à tous les sports (ou presque). Grand fan des Warriors (même avant qu'ils ne se mettent à gagner), je voue un culte particulier à Steph Curry!

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