US Open (H) : Et ça continue, encore et encore ?

Ce lundi s’ouvre la dernière levée du Grand Chelem de l’année, à Flushing Meadows. Cet US Open devrait une nouvelle fois être le théâtre d’une explication entre un cercle très fermé de joueurs qui caracolent tout en haut de la hiérarchie mondiale depuis plusieurs années maintenant. Le Majeur américain sera également l’occasion de voir si ce qu’on peut encore appeler la “Next Gen” est encline à bousculer le Big Three, pour enfin s’affirmer comme une relève digne de ce nom. 

 

Les favoris : Rafael Nadal et Novak Djokovic 

Qui d’autre ? Les deux premières raquettes mondiales, les deux derniers vainqueurs à Flushing, les vainqueurs des deux derniers titres du Grand Chelem. Prenez-le comme vous voudrez, il n’en reste pas moins que Rafael Nadal et Novak Djokovic seront les favoris de cet US Open 2019.

Titré à Montréal, Rafael Nadal arrive lancé à New York, et semble-t-il en plein possession de ses capacités physiques. S’il évolue à son meilleur niveau, nuls doutes que seul une poignée de joueurs aura une chance de battre le Taureau de Manacor. Malgré quelques pépins physiques en début de saison, le Majorquin a su, contrairement à d’autres années, écouter son corps et faire l’impasse sur le tournoi de Cincinnati pour arriver frais à Flushing Meadows. En ce qui concerne son niveau de jeu, il est tranquillement monté en puissance au fil de ses rencontres au Canada, et sera selon toute vraisemblance à son zénith à New York, où l’Espagnol sera prêt à batailler pour un 19e titre en Grand Chelem.

Nadal titre Montréal

Crédit photo : Radio-Canada

Novak Djokovic arrive quant à lui dans une situation assez différente que celle de son rival de toujours. Battu en demi-finale à Cincinnati par le très solide Daniil Medvedev, le “Djoker” n’arrive pas avec le capital confiance de l’an passé, surtout après avoir eu quelques gênes physiques dans l’Ohio. Néanmoins, ce dernier a déclaré que son pic de forme interviendrait là aussi lors du rendez-vous new-yorkais. Même si le Serbe ne s’est pas montré flamboyant à “Cincy”, on connaît la capacité du n°1 mondial à savoir gérer son effort avant de monter le niveau de plusieurs crans lorsque arrive les grands rendez-vous. De plus, il affectionne les conditions de jeu locales, et sera bien évidemment le grand favori s’il parvient à jouer son meilleur tennis lors de cet US Open.

 

Les outsiders : Roger Federer et Daniil Medvedev

Nous ne l’avons pas citer parmi les favoris car il nous paraît un cran en dessous des deux autres monstres actuellement, mais Roger Federer aura bien évidemment sa carte à jouer, dans un tournoi qu’il a déjà remporté à cinq reprises. A 38 ans, le Suisse se présentera en tant qu’outsider n°1 à Flushing. Battu par Rublev à Cincinnati, et tête de série n°3 à l’US Open, l’Helvète a montré quelques failles physiques, et devra certainement battre et “Rafa” et “Nole” s’il veut espérer pouvoir soulever un 6e titre à New York. Compliqué donc, pour celui qui n’a plus eu de résultat référence en Grand Chelem en dehors du gazon depuis son dernier titre acquis à Melbourne en janvier 2018. Mais attention, ne jamais sous estimer les légendes… bien que les conditions souvent humides du tournoi américain ne lui soit pas des plus favorables.

federer us open 2019

Crédit photo : We Love Tennis

Deuxième gros outsider de cette quatrième et dernière levée du Grand Chelem de l’année, Daniil Medvedev. Finaliste à Washington et Montréal et titré à Cincinnati, le Russe a été la véritable tête de gondole de ce début de tournée américaine. Avec entre autres des victoires sur Cilic, Thiem, Khachanov, Struff, Djokovic ou encore Goffin, le désormais cinquième joueur mondial arrive avec le plein de confiance. Véritable mur sur un court de tennis, le natif de Moscou ne cesse de progresser et se montre de plus en plus dangereux au fil des mois. Bien plus fort au service et avec bien plus de variations dans son jeu qu’auparavant, Daniil Medvedev commence à devenir un joueur (très) compliqué à manœuvrer. Solide face aux adversaires moins bien classés que lui, et avec un classement et un format qui devraient le protéger jusqu’en deuxième semaine, le protégé de Gilles Cervara pourrait bien venir jouer les troubles-fêtes.

 

Quid du reste des prétendants ?

Derrière les quatre joueurs cités précédemment, difficile de dégager des joueurs capables de pouvoir sérieusement envisager d’être présent le 08 septembre sur le court Arthur Ashe pour y disputer la finale de cet US Open 2019. Entre Kei Nishikori, instable physiquement et auteur d’une tournée américaine chaotique (deux défaites d’entrée), et le tandem Tsitsipas/Zverev, qui a rarement convaincu en Grand Chelem sur surface rapide, le joueur qui peut potentiellement sortir du lot semble être Dominic Thiem. Quart de finaliste l’an dernier (tout le monde se souvient de cette fabuleuse rencontre perdu au tie-break du 5e set face à Rafael Nadal), l’Autrichien a démontré cette saison qu’il était capable de bien figurer sur dur, lui qui a remporté Indian Wells en début de saison.

Nadal - Thiem US Open 2018

Crédit photo : World Tennis

Si le tirage ne se montre pas trop sévère avec le dernier finaliste de Roland Garros, et qu’il a bien récupérer de la maladie qui l’a contraint au forfait à Cincinnati, il pourrait également tirer son épingle du jeu.

D’autre part, plusieurs autres joueurs qui ne triompheront surement pas dans deux semaines sont aussi enclin à attirer notre attention. David Goffin, Nick Kyrgios, Richard Gasquet, Karen Khachanov, Stan Wawrinka ou encore Felix Auger-Aliassime seront assurément des hommes qui, de part le contexte qui les entoure, seront suivis de près par les observateurs sur les courts de l’USTA National Tennis Center.

 

Crédit photo de l’image en Une : Yahoo Sports

 

Grégoire ALLAIN

A propos de l'auteur

Surnommé l'électron libre. Fan de Rafa, et heureusement car ce n'est ni l'OL ni le Stade Français qui satisfont mon capital victoires chaque week-ends. Bon sinon, je réussis quand même à être objectif dans mes articles, sauf quand il s'agit d'écrire sur pourquoi le PSG peut-il un jour gagner la Ligue des Champions.

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